Le Saviez-vous ? - Johnny Hallyday

Infatiguable... Le patron du rock français multiplie ses activités artistiques : chanson, cinéma, biographie. Et ce, depuis plus de 50 ans... Pour autant, le saviez-vous ?

Johnny Hallyday - Ma gueule Digiteka
1/6
La « fote à Halliday »

D’un Halliday à l’autre… En début de carrière, l’interprète peine à se produire sur scène.
Ecarté des clubs, il chante sur des bases américaines pour des GI’s.
Il faut attendre sa prestation dans l’émission radio de Pierre Mendelssohn, « Paris Cocktail » en décembre 1959 avec le titre « Viens faire une partie », pour que celui qui n’est pas encore « l’dôle des jeunes » se fasse remarquer. 

Sa participation lui vaut d’être présenté au directeur artistique de chez Vogue. Le très redouté, Jacques Wolfsohn, qui lance notamment la carrière de Françoise Hardy , signe avec Johnny Hallyday un mois plus tard.

En mars 1960, c’est la sortie de son premier single, « T’aimer follement » initialement interprété par Dalida .

Sur la pochette du disque, une erreur d’impression. Stupeur, l’éditeur a remplacé le « I » par un « Y ».
Il est désormais trop tard pour revenir en arrière. Plus question d’Halliday mais bel et bien d’Hallyday ! La légende de Johnny est en marche.


Hallyday/Balavoine : d’un « (Je ne suis pas) héros » à l’autre

Du 15 septembre au 4 octobre 1990, Johnny Hallyday est sur la scène du POPB où il présente un nouveau spectacle, « Dans la chaleur de Bercy ».

Parmi les titres qu’il interprète, « Honky tonk woman » de The Rolling Stones ou encore « Diego, libre dans sa tête » de Michel Berger mais également « Je ne suis pas un héros », qui est par la suite interdite d’antenne ; certains considérant qu’il s’agit d’une provocation en pleine guerre du Golfe.

Reste que le public applaudit à cette reprise de Daniel Balavoine , disparu quatre ans plus tôt dans un accident d’hélicoptère au Mali, en marge du Paris-Dakar, où il participe à l’implantation de matériel agricole avec l’association « Paris du coeur ».
Hommage donc, mais s’agit-il réellement d’une reprise ? Pas vraiment…

Revenons quelques années en arrière. Nous sommes en juin 1980, Johnny Hallyday sort son vingt-sixième album studio, « A partir de maintenant ».
Sur cet opus, enregistré notamment au Studio du Palais des Congrès et réalisé par Eddie Vartan (le frère de Sylvie Vartan ), dix morceaux, dont déjà, « Je ne suis pas un héros » écrit par Daniel pour Johnny Hallyday.

La chanson passe finalement quasi inaperçue, du moins jusqu’à ce que Daniel Balavoine la reprenne, lui-même, sur son album, « Un autre monde » sorti en novembre 1980 et sur lequel figure également « Mon fils ma bataille », « La vie ne m’apprend rien » ou encore « Lipstick polychrome ».

Sur « A partir de maintenant » à signaler également la présence de la première chanson de Michel Polnareff , « La poupée qui fait non », initialement sortie, avec le succès que nous lui connaissons, en 1966.
La version originale de ce titre est enregistrée avec à la guitare un certain Jimmy Page , futur membre de The Yardbirds et fondateur de Led Zeppelin .

« La poupée qui fait non » est également reprise par The Birds, Jimi Hendrix (dans une version instrumentale) et plus récemment en duo avec Mylène Farmer et Khaled .


Hallyday/Hendrix : accords et désaccords


Personne n’a jamais mis en doute la véracité de la rencontre entre Jimi Hendrix et Johnny Hallyday.

Août 1966, atteint par la querelle qui l’oppose à Antoine , aux « Elucubrations d’Antoine » il répond par le « Cheveux longs et idées courtes », l’artiste français vient enregistrer son huitième album studio, « La génération perdue », à Londres. 

La capitale britannique où, sous l’impulsion de leur manager, Chas Chandler, ex Animals, le Jimi Hendrix experience (Noel Redding à la basse et Mitch Mitchell à la batterie), se produit depuis septembre 1966.

Dans l’assistance du Club Blaise’s, en cette soirée du 29 septembre 1966, un certain… Johnny Hallyday.
Subjugué par le jeu (électrisant) de Jimi Hendrix, le chanteur lui propose d’assurer la première partie de ses concerts en France. Bingo, Jimi Hendrix signe pour quatre dates.

Le guitariste gaucher interprète trois morceaux à chacune de ses prestations. La première à Evreux le 13 octobre, puis à Nancy le 14, Villerupt le 15 et Paris (Olympia) le 18.

S’il existe un reportage, réalisé par Claude Fleouter et Claude Goretta pour la Télé Suisse Romande, (TSR), avec les deux artistes s’amusant ensemble en ce 14 octobre 1966, le lien les unissant n’aurait-il pas été exagéré ?

Dans son dernier album, « Jamais seul » (mars 2012), Johnny Hallyday dédie l’un des titres, « Guitar hero », "A mon ami Jimi Hendrix".
Et pour cause, Johnny Hallyday indique avoir : dormi chez Jimi Hendrix et également accueilli le guitariste. L’interprète du « Pénitencier » qui explique aussi avoir tourné durant un an avec l’artiste américain.         

Selon, la femme qui partage alors la vie de Jimi Hendrix et le batteur de l’interprète d’« Electric Ladyland », il n’en est rien. 
En effet, selon Kathy Etchingham et Mitch Mitchell, il n’y aurait pas été question d’autres rencontres ou d’autres concerts, au-delà d’octobre 1966.
Et effectivement, si Jimi Hendrix vient bien rejouer à l’Olympia fin 1967 et début 1968, c’est sans Johnny Hallyday !

Caroline Lebenbojm

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