Orchestral Manoeuvres in the Dark : le parcours du groupe de new wave

Orchestral Manoeuvres in the Dark a marqué la new wave avec ses chansons pop avant-gardistes. Retour sur la trajectoire d'un groupe précurseur.

Orchestral Manoeuvres in the dark (Picto) © Getty images
Orchestral Manœuvres in the Dark : des gamins bidouilleurs

Orchestral Manoeuvres in the Dark, surnommé « OMD », est né à Liverpool. Deux jeunes ados commencent alors à bidouiller de vieilles machines afin d’en tirer des sonorités électroniques. Influencés par le son de Kraftwerk entendu à la radio, Andy McCluskey et Paul Humphreys ont réussi le mélange, inconnu à l'époque, de la wave et de la pop-rock des années 80.

Orchestral Manœuvres in the Dark : des tubes immédiatement cultes

OMD signe chez Factory Records pour un premier album – aux côtés de groupes comme Joy Division –, les expérimentations électro aux synthétiseurs des deux amis ayant convaincu les producteurs. Le premier disque, « Electricity », sort en 1979 et connaît un succès immédiat. Andy McCluskey et Paul Humphreys sont rejoints, dès 1980, par Malcolm Holmes à la batterie et Martin Cooper au saxophone et claviers.

Orchestral Manœuvres in the Dark : des années fastes

Orchestral Manœuvres In The Dark lance le single « Enola Gay », extrait de leur second album « Organisation » fin 1980. Truffé de sons de synthétiseurs, le morceau se positionne comme très moderne voire d’avant-garde. Aujourd'hui encore, la chanson est plébiscitée lors des fêtes. L'année suivante, OMD aligne un autre succès avec « Souvenir », extrait de l’album « Architecture & Morality » (1981). Le groupe s'embarque ensuite, en 1983, dans une période bien plus expérimentale avec l'opus « Dazzle Ships ».

Orchestral Manœuvres in the Dark : une séparation dans le calme

OMD perd trois de ses membres en 1989, lorsque Paul Humphreys décide de fonder une nouvelle formation avec Martin Cooper et Malcom Holmes, baptisée Listening Pool. Entre ce moment et la reformation du groupe initial en 2007, OMD sortira trois albums : « Sugar Tax » (1991), « Liberator » (1993) et « Universal » (1996).

Orchestral Manœuvres in the Dark : la renaissance

L'OMD des débuts se retrouve, en 2007, pour un concert à l'Olympia, à Paris, le 25 mai, suivi d'une tournée européenne. Arrive ensuite en 2010 l’opus « History of Modern », bien reçu, puis « English Electric » en 2013, et surtout leur dernier CD sorti en septembre 2017 : « The Punishment of Luxury ». Ce dernier disque signe un retour aux sources avec, à nouveau, une musique éthérée et conceptuelle, mais toujours dansante, dans la plus belle veine d'« Enola Gay ».

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