Orchestral Manœuvres In The Dark : leurs plus beaux succès

Reconnu comme l’un des plus grands groupes de la New Wave, Orchestral Manœuvres In The Dark est parvenu au sommet grâce à plusieurs morceaux exceptionnels. Retour sur les meilleurs.

Orchestral Manoeuvres in the dark (Picto) © Getty images

« Electricity » (1979)

Orchestral Manœuvres In The Dark sort son premier tube « Electricity » en mai 1979, qui figure sur l’album « Orchestral Manœuvres In The Dark » (1980), dans les bacs quelques mois plus tard. Le morceau est inspiré du single « Radioactivity » (1976) de Kraftwerk, un groupe allemand précurseur en matière de musique électronique. La chanson aborde le problème du gaspillage des sources d’énergie. Andy McCluskey en est le chanteur principal, assisté de Paul Humphreys, qui est habituellement le claviériste et choriste du groupe.

« Enola Gay » (1980)

Orchestral Manœuvres In The Dark lance son single «Enola Gay» le 26 septembre 1980. Le morceau est issu de leur second album « Organisation » (1980). La chanson est typique du son New Wave/synthpop, caractérisé, entre autres, par la présence de synthétiseurs. À l’époque de sa sortie, elle apparaît comme très moderne voire d’avant-garde. Son nom fait référence à l’Enola Gay, l’avion Boeing B-29 Superfortress qui, le 6 août 1945, a largué sur la ville de Hiroshima la première bombe atomique (« Little Boy ») à être lancée sur une population. Le tube a été utilisé en 2008 par le cinéaste Ari Folman dans son film d’animation « Valse avec Bachir » : c’est la chanson qu’écoutent les soldats israéliens sur le bateau qui les emmène au Liban pour aller au combat. On retrouve également, entre autres, la chanson dans le film « Rock'n Roll » (2017) de Guillaume Canet.


« Souvenir » (1981)

Orchestral Manœuvres In The Dark sort son tube « Souvenir » en 1981, extrait de l’album « Architecture & Morality » (1981). Il est interprété par Paul Humphreys. Le morceau a été un grand succès des années 80, avec des paroles simples et qui riment. La chanson évoque notamment le suicide du chanteur Ian Curtis, leader de Joy Division. La composition de ce nouvel opus lui permet d’être considéré comme le plus abouti du groupe, dans un style New Wave romantique, avec l’utilisation de samples vocaux, du mellotron mais également de guitare. OMD confirme sa tendance avant-gardiste. Il se place comme précurseur de toute une génération de duos fonctionnant selon le même principe : Tears For Fears, The Communards ou encore Modern Talking, rendu célèbre avec «You’re my Heart, You’re my Soul» (1984).

« If You Leave » (1986)

Orchestral Manœuvres In The Dark sort son morceau « If You Leave » le 21 avril 1986. Le tube devient une chanson originale au cinéma, jouée pendant la scène finale du film « Rose Bonbon » (1986), un teen-movie réalisé par Howard Deutch. Le single est considéré comme une pièce maîtresse de l’œuvre du groupe. Il arrive quatrième au classement américain du Billboard Hot 100 et passe en boucle à la radio.

« Pandora’s Box » (1991)

Orchestral Manœuvres In The Dark sort «Pandora’s Box» en 1991, second single de l’album « Sugar Tax » paru la même année, et remporte un franc succès. OMD retourne ici à ses origines, un son exclusivement électronique et l’utilisation de chœurs et samples vocaux, sorte de mélange entre les opus « Organisation » (1980) et « Architecture & Morality » (1981). La chanson se classe dans le top 10 au Royaume-Uni et à travers l’Europe. Le tube rend hommage à l’actrice du cinéma muet Louise Brooks et tire son nom du film éponyme dans lequel elle joua en 1929.

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