Le saviez-vous ? - Barry Gibb

Barry Gibb fête ses 66 ans ce 1er septembre 2012.

Bee Gees Digiteka
1/8
A l'occasion de l'anniversaire de Barry Gibb, revivez sur Nostalgie la légende de Robin, Maurice et Barry.
Sur nostalgie.fr, testez vos connaissances sur les Bee Gees aux plus de 200 millions de disques vendus.

Bee Gees or not Bee Gees


Nous sommes en 1958, the Rattlesnakes, c’est le nom que choisissent Barry, Maurice et Robin pour le groupe qu’ils forment avec Paul Frost et Kenny Oricks.

La formation opte ensuite pour Wee wish Johnnie Hayes and the Bluecats, avant de lui préférer The Bee Gees . Nous sommes alors en 1962 et les frères Gibb se sont séparés de Paul Frost et Kenny Oricks.

Le batteur, Colin Petersen, et le guitariste, Vince Melouney, rejoignent les frères Gibb en 1967, avant la sortie d’un premier album, « Bee Gees' 1st », et les accompagnent durant deux ans.

Le frère cadet de Barry et des jumeaux, Robin et Maurice, Andy Gibb (décédé en 1988), également chanteur a, lui, rejoint la fratrie pour quelques concerts sans toutefois se joindre aux Bee Gees.
 
Les initiales « B.G. » s’expliqueraient par la conjugaison des noms de leur mère, Barbara Gibb, de Brothers Gibb, ainsi que du disc-jockey, également connu dans le milieu automobile, Bill Goode.


« Saturday night fever », une bande (pour le moins) originale


La fièvre n’est pas seulement du samedi soir, elle est également médiatique et devient même un succès et un phénomène de masse.
Une ferveur imputable évidemment au déhanchement de l’interprète de « Saturday night fever » (John Badham, 1978), un certain John Travolta. Mais c’est naturellement la musique disco des Bee Gees qui en fait une légende.

Barry, Maurice (disparu en 2003) et Robin Gibb mais également Albhy Galuten, Walter Murphy , David Shire et Robert Bell sont les auteurs-compositeurs de cette bande originale, qui se vend à plus 40 millions d’exemplaires et qui sort en 1978.
L’album est enregistré l’année précédente près de Pontoise au château d'Hérouville. Un ancien relais des postes aménagé en studio où the Pink Floyd, Elton John , David Bowie , Rod Stewart , Fleetwood Mac , Garfunkel ou encore Claude Nougaro se sont succédés.

Avec des morceaux comme : « Stayin’ alive », « How deep is your love », « Night Fever », « More than a woman », « Jive Talkin' » et « You should be dancing », l’opus vaut aux Bee Gees d’être récompensés par le Grammy Award de l'album de l'année en 1979.


« Guilty »… De rien ou presque

1979, « Sprits Having Flown » succède à « Saturday Night Fever » (1978).
A l’instar de la bande originale, ce quinzième album studio est un nouveau succès pour les Bee Gees, à la faveur notamment des chansons : « Tragedy », « Too much heaven » et « Love you inside out ».

Barbra Streisand , qui n’est pas indifférente au succès mondial des Bee Gees et à l’écriture de Barry Gibb , le sollicite pour son nouvel opus. Un disque auquel collabore également son frère, Robin Gibb, ainsi que l’équipe de production des Bee Gees, Albhy Galuten et Karl Richardson.

« Guilty » est enregistré en février 1980, paraît un mois plus tard et devient l’album le plus vendu de Barbra Streisand avec près de 25 millions d’exemplaires écoulés.

Barry Gibb signe les neuf morceaux de cet opus dont les légendaires « Woman in love », repris notamment par Dana International et même Mireille Mathieu , « Guilty », un duo interprété par les deux artistes et récompensé par un Grammy award, et « What kind of fool », auquel Barry Gibb et Barbra Streisand prêtent également leur voix. 

Fort du succès de « Guilty », Barry Gibb, secondé par ses deux fils Ashley et Stephen, collabore une nouvelle fois avec Barbra Streisand sur « Guilty pleasures » (septembre 2005).
Riche de douze nouveaux titres, dont  « Come tomorrow », « Without your love » ou encore « It’s up to you », l’opus ne rencontre pas le succès de son prédécesseur.


Histoire d’un tube

Qu’est-ce qui unit l’un des plus grands groupes de disco/pop et le chanteur soul, Otis Redding ? Rien à priori… Et bien si, justement, un titre en particulier, « To love somebody ».

Le morceau, qui figure sur le premier album des Bee Gees, « Bee Gees 1st » (1967), était initialement destiné à l’interprète de « (Sittin' on) the dock of the bay) », qui meurt le 10 décembre 1967.  
Le bimoteur d’Otis Redding, âgé de 26 ans, tombe  dans le lac Monoma entre Cleveland et Madison, où il devait jouer le soir même. Quatre membres du groupe de chez Stax, les Bar-Kays, un assistant et le pilote, sont également tués dans le drame.
« To love somebody » sera repris par la suite par Janis Joplin ou encore Boy George .


Les Bee Gees au summum de leur (septième) art


Les Bee Gees, chanteurs mais également acteurs dans  « Sergent Pepper’s lonely heart club band » (1978). Un film de Michael Schultz qui retraçait l’épopée du huitième album éponyme de The Beatles .
Dans ce long métrage, les Bee Gees réinterprétaient également des titres des « quatre garçons dans le vent ».

Si ce film ne marque aucunement les annales, gageons que le projet de Steven Spielberg   marquera, lui, davantage l’histoire du cinéma, si toutefois il venait à se réaliser.

En effet, une rumeur persistante voudrait que le réalisateur de « Lincoln » (2012) travaille sur un film retraçant la carrière des Bee Gees, dont Barry est le dernier représentant.

A propos de ce biopic, Robin Gibb, avant sa disparition le 20 mai dernier, avait expliqué dans les colonnes du Daily mail : « Ce film ([…]) racontera l’histoire de notre vie ([…]) j’aimerais que nos enregistrements originaux soient utilisés ». 


Caroline Lebenbojm