Biographie Bootsy Collins

William Earl Collins Né(e) le 26 octobre 1951 (65 ans)

Sa biographie

Dès 1969 et avec son frère Phelbs, il évolue en tant que bassiste au sein des Pacemakers. Le groupe d'ados joue dans les clubs locaux, illégalement, puisqu'ils n'ont pas l'âge requis.

Cincinnati est une ville importante au plan musical, notamment grâce au fameux label King, qui a sous contrat un certain James Brown . D'ailleurs les Pacemakers ne tardent pas à taper dans l'œil de Bud Hobgood, qui dirige la production de James Brown .

Ce dernier est impressionné par ce jeu funk très syncopé. Le groupe va rapidement assurer des sessions de studio pour plusieurs artistes comme la diva gospel Kay Robinson. Mieux, la garde rapprochée de James Brown , (Bobby Bird, Fred Wesley et le légendAIRe saxophoniste Maceo Parker) les prend littéralement sous ses ailes. James Brown décide alors de rebaptiser le groupe "The New Dapps", et de les fAIRe tourner dans des clubs derrière Hank Ballard et Marva Whitney. Mais le plus incroyable reste à venir...

Mars 1970 : Après maintes tensions et ultimatums, James Brown perd son groupe. Le split intervient juste avant un show prévu à Columbus. James Brown demande alors immédiatement à son agent de trouver Bootsy et ses jeunes complices...Bobby Bird se charge de les joindre au Téléphone, et le jeune groupe, qui croyait au départ à une blague, s'envole rapidement avec le jet privé de James Brown pour Columbus ! Place désormais aux "JB's"...

Dès 67, et notamment grâce à Pee Wee Elis, le répertoire de James Brown avait déjà pris une tournure funky ("Cold Sweat").

Dès 70, et avec sa nouvelle formation, les JB's, le style se radicalise encore. En 9 mois, ses musiciens enregistrent un nombre impressionnant de classiques : "Super Bad", "Talkin' Loud And Sayin' Nothin", "Get Up, Get Into It, Get Involved", "Soul Power", "Pass the Peas", sans oublier ce titre considéré comme l'hymne funk par excellence, "Sex Machine". Cette formidable collaboration prendra fin assez rapidement, en 1971. Selon la rumeur, James Brown aurait congédié son génial bassiste après que ce dernier ait eu sur scène quelques hallucinations dues au LSD.

Collins, sur les conseils de Mallia Franklin, futur membre de The ParlIAMent, s'installe à Detroit. L'ex-groupe de James Brown s'appelle désormais les "House Guests". Franklin présente alors les frères Collins à Georges Clinton, leader d'un groupe très prometteur, Funkadelic. Point commun entre ces musiciens : l'extravagance musicale mais aussi vestimentAIRe, dans la droite lignée de Sly & and the Family Stone. Bootsy et son frère ne tardent donc pas à intégrer la formation de Georges Clinton.

Durant 5 ans, Bootsy Collins apporte sa pierre à l'édifice "P-Funk" (nom du style musical de Funkadelic et de ses suivants, qui mêle en quelque sorte le groove de James Brown et l'énergie rock et psychédélique de Jimi Hendrix). Collins, souvent affublé de lunettes de soleil en forme d'étoile, distille des sons de basse truffés d'effet et également des textes totalement hallucinés.

En 1976, Bootsy Collins fonde son propre groupe, le Bootsy's Rubber Band, avec son frère et Frankie Waddy. Il s'offre également le luxe de débauCher deux ténors de la section cuivre de James Brown , le saxophoniste Maceo Parker et le tromboniste Fred Wesley.

La folie visuelle et musicale est plus que jamais au rendez-vous, Bootsy Collins incarnant souvent d'étranges personnages de dessins animés comme "Bootzilla".

Malgré la déferlante disco, la discographie du Bootsy's Rubber Band démontre que le funk est toujours au rendez-vous, mais aussi en perpétuelle évolution. Depuis les années 80, Bootsy Collins collabore régulièrement avec son complice Georges Clinton. Il est aussi un musicien de studio apprécié, aux côtés notamment de Bill Laswell ou encore du Rolling Stone, Keith Richards.

Leurs derniers albums sont sortis en 2005, respectivement 2006, sous les titres de "Fear Da Tiger" et "Christmas Is 4 Ever".