Bronski Beat

Bronski Beat Né(e) le 30 novembre 1982 (33 ans)

Sa biographie

Naissance d'un groupe de légende

Depuis sa création au début des années 80, les membres du groupe Bronski Beat ont librement affiché leurs tendances homosexuelles avec notamment le chanteur Jimmy Sommerville. Si de nombreuses formations de l'époque étaient elles aussi composées d'artistes gays, non seulement Bronski Beat s'affichait, mais défendait également les libertés de cette communauté.

Jimmy Sommerville, Larry Steinbachek ainsi que Steve Bronski prônaient plus de tolérance et de liberté pour cette communauté qui, à cette époque était victi me de discriminations de toutes sortes.

Les trois compères se rencontrent au tout début lors de soirées organisées par des amis en communs. Ils se découvrent par la suite une passion commune pour la musique. Avec Jimmy Sommerville au chant, Larry Steinbachek aux percussions et Steve Bronski au clavier, le trio décide de monter un groupe.

Ils se spécialisent alors dans le genre synth pop new wave qui constitue une véritable révolution pour le monde musical de l'époque. Le groupe s'illustre bientôt pour ses morceaux à thématique socio-politique en faveur des gays.

Il écume les clubs privés de Londres et se constitue très vite une notoriété ainsi qu'un réseau de fans de plus en plus important. Le chanteur Jimmy Sommerville devient une icône de la communauté homosexuelle new age et porte son groupe vers un succès fulgurant en moins d'un an d'existence.


« The age of conscient », la consécration

Bronski Beat est une révélation dès la sortie de son premier album « The age of conscient ». La voix très caractéristique de Jimmy Sommerville plaît au public et les textes volontairement choquants attisent la curiosité.

L'album se vend très bien notamment des singles tels que « Why » ou encore « Smalltown boy ».

« The age of conscient » constitue une véritable consécration pour le groupe qui se retrouve dans le classement anglais des meilleures ventes. Les britanniques découvrent des artistes de talent, tellement engagés dans leur cause que certains des titres de l'opus deviennent des hymnes pour la communauté gay comme « I feel love, Johnny remember me ».

D'autres groupes se joignent à leur cause tels que Wham ! Mené par son leader George Michael , mais Bronski Beat reste unique grâce au charis me de Jimmy Sommerville qui non seulement dénonce ouvertement les souffrances subies par les homosexuels, mais assume complètement son nouveau rô le de leader de cette cause.

Le genre synthpop accapare les clubs et cette musique nouvelle vague devient une mode incontournable dans les soirées. L'Angleterre est sous le charme malgré les remous que provoque Bronski Beat.

Le reste de l Europe découvre par la suite cette talentueuse formation et l'engouement prend alors une tournure de révolution. Les représentations de Bronski Beat deviennent de véritables réunions de la communauté homosexuelle et le groupe devient une légende à travers ses concerts européens.


Le déclin d'une légende

Malheureusement, Jimmy Sommerville et Steve Bronski se querellent peu avant la sortie du second album « Hundreds and thousands ». Fatigué de cette image de révolutionnaire, Steve Bronski désire que le groupe se fasse plus discret et dirige son style vers un genre plus neutre.

Jimmy Sommerville, lancé dans sa campagne de lutte contre les discriminations menées contre les gays refuse et ces tensions internes vont en empirant.

En 1985, Jimmy Sommerville quitte Bronski Beat alors que le second opus du groupe est sur le point de sortir. « Hundreds and thousands » est bien accueilli par le public quoique les dissensions au sein du groupe suivies du départ de Jimmy Sommerville aient déjà commencé à nuire à son image.

Le chanteur est bientôt remplacé par John Foster. Ce dernier a cependant du mal à supporter les comparaisons avec son prédécesseur. Après un court passage au sein de Bronski Beat, il repart pour être relevé par Jonathan Hellyer.

« Truthdare doubledare » sort en 1986. Les chansons tentent de diriger le sty le de Bronski Beat vers une catégorie plus pop mais le succès est très mitigé. Ce n'est qu'en 1995 que le public retrouvera un opus signé par le groupe.

« Rainbow nation » tente vainement de reprendre les engagements de la première formation Bronski Beat, mais il est déjà trop tard.

L'album est un échec et Bronski Beat est dissout peu après la sortie de ce dernier opus.