Chet Baker

Chesney Henry Baker Né(e) le 23 décembre 1929 (86 ans)

Sa biographie

Des premiers pas musicaux au succès de « My funny Valentine »

Fils d'un guitariste professionnel, Chet Baker grandit dans un univers musical dans son Oklahoma natal. Tout jeune encore, il commence son aventure musicale dans un choeur d'église en jouant au trombone puis à la trompette.

Pour sa formation, son père l'inscrit à l'éco le de Glendale qu'il quitte à l'ombre de ses seize ans en 1946, pour rejoindre l'armée américaine à Berlin où il fait la découverte du be bop.

Après le service militaire, le jeune homme poursuit ses études musicales au El Camino College de Los Angeles avant de s'engager une nouvelle fois dans l'armée en 1950. Plus tard, il passera une bonne partie de son temps dans les clubs de jazz de San Francisco avant de se faire remarquer pour ses prestations aux côtés des saxophonistes Stan Getz et Vido Musso.

En 1952, après une tournée américaine avec Charlie Parker, Chet Baker rejoint le groupe du saxophoniste Gerry Mulligan. Réputé pour la merveilleuse entente musicale entre Chet Baker et Gerry Mulligan, le collectif connaît un succès populaire immédiat à Hollywood et dans différentes parties des Etats-Unis.

Parmi leurs morceaux les plus célèbres, citons le hit « My funny Valentine » auquel le nom de Chet Baker est intimement associé pour son solo mémorable.


Du succès de « Chet Baker sings » au déclin professionnel

A partir de 1953, après la dissolution de son groupe avec Gerry Mulligan, Chet Baker s'associe à d'autres musiciens. Plus tard, il publie le disque « Chet Baker sings » qui l'amène sous les feux des projecteurs.

En 1954, le chanteur remporte le prix du Downbeat Jazz Poll. L'année d'après, attirant l'attention des cinéastes, il figure sur le casting du film « Hell's horizon » de 1955. Ainsi au fil des années, avec son sty le de play-boy et son talent de chanteur, il devient l'icône du cool jazz de la côte ouest des Etats-Unis.

Poursuivant ses collaborations avec d'autres artistes, il contribue énormément à l'évolution de ce style dans cette partie de l'Amérique. Seulement la consommation de drogue a fortement bousculé la carrière du jazzman qui n'hésite pas à mettre en gage ses instruments de musique contre de l'argent pour se payer sa dose d'héroïne.

Au début des années 1960, il tente de lancer sa carrière en Europe quand il est condamné à des mois de prison en Italie avant d'être expulsé de l'Allemagne et de l'Angleterre pour possession de stupéfiants.

Il revient alors en Californie, partage son temps entre les spectacles à San Jose et San Francisco et les séjours en prison pour ses fraudes fiscales.

En 1966, Chet Baker se trouve gravement blessé après un concert à San Francisco.


Relance de sa carrière musicale et disparition

Après cette mésaventure, Chet Baker relance sa carrière musicale et part s'installer à New York. Il commence alors à jouer et enregistrer avec d'autres jazzmen dont le guitariste Jim Hall.

Dans les années 1970, il retourne en Europe où son amie Diane Vavra l'assiste personnellement dans ses travaux d'enregistrement et ses concerts. D'ailleurs à partir de 1978, l'artiste joue presque exclusivement sur le sol européen et ne revient aux Etats-Unis que pour donner des concerts.

Il effectue beaucoup d'enregistrements avec des petits labels européens et publie un bon nombre de morceaux inconnus du grand public, mais accueillis chaleureusement par les critiques. Parmi ses collaborateurs, citons le pianiste Phil Markowitz, le bassiste Jean-Louis Rassinfosse et le guitariste Philip Catherine sans oublier le saxophoniste Stan Getz avec qui il effectue des tournées vers le début des années 1980.

En 1983, il est invité par le chanteur britannique Elvis Costello à jouer en solo sur sa chanson « Shipbuilding ». Classé dans le UK Top 40, ce morceau marque un nouveau rebond dans la carrière de Chet Baker .

En 1986, le chanteur enregistre le brillant « Silent nights » avec Christopher Mason, au New Orleans.

L'année d'après, il effectue une tournée japonaise au cours de laquelle se fait l'enregistrement du film documentaire « Let's get lost » sorti quelques mois après son décès en 1988.