Chuck Berry

Charles Edward Anderson Berry Né(e) le 18 octobre 1926 (89 ans)

Sa biographie

Chuck Berry grandit à Saint Louis entouré de ses six frères et soeurs. Ses parents font partie d'une chorale. Il apprend à jouer à la guitare du jazz, du blues et du swing.
En 1944, il passe 3 ans dans une maison de correction pour vol à main armée. À sa sortie, il travaille en tant qu'ouvrier automobile, puis il prend des cours du soir pour devenir coiffeur.
Dans le même temps, il commence à composer des chansons qu'il peut enregistrer seul sur un magnétophone qu'il s'est procuré.

Le pionnier du rock'n'roll

En 1952, il devient populAIRe grâce au trio qu'il forme avec le pianiste Johnnie Johnson et le batteur Hebby Hardy. Ils jouent du ryhtm'blues, de la country et certains standards de Nat "King" Cole, un des modèles de Chuck Berry . Les affAIRes marchent bien.

En 1955, il se rend à Chicago où, à la suite d'une audition, il décroche rapidement un contrat. Il enregistre "Maybellene", le deuxième tube de l'histoire du rock'n'roll après "Rock Around the Clock" de Bill Haley.

De 1956 à 1960, il compose quelques uns de ses plus grands morceaux : "Johnny B. Goode", "Sweet Little Sixteen"... Son talent à la guitare, sa voix particulière et la qualité de ses textes en font un rival de premier ordre d'Elvis Presley et de Little Richard.
Chuck Berry fut également un artiste particulier sur scène, où il inventait certaines chorégraphies, telles la marche du cAnard ou le saut en l'AIR, une jambe repliée et l'autre tendue, parallèle au manche de la guitare : un geste représentatif du rock'n'roll.

Une légende vivante

Chuck
Berry va retourner en prison au mois d'octobre 1961. Il est accusé d'avoir transporté une mineure entre deux États pour l'exploiter. Il est condamné à 5 ans de prison. Il ne fait que vingt mois de prison, et sort en 1963.
Pendant ce temps, son succès n'a cessé de grandir, particulièrement au sein des groupes anglais des années 1960. The Rolling Stones et The Beatles, comme plus tard The Beach Boys ou Jimi Hendrix, lui empruntent certains titres et s'inspirent de lui. En France, Eddy Mitchell et Johnny Hallyday l'ont intégré dans leur répertoire.


Les caprices d'un grand musicien

Le milieu des années 60 marque le coup d'arrêt de sa carrière. Son caractère exécrable vis-à-vis des musiciens qu'il emploie sur place, notamment Bruce Springsteen ou Steve Miller, et qu'il sous-paie, ses prétentions salariales ainsi que de nombreux autres caprices ne l'aident pas.
Mais le principal changement dans la vie de Chuck Berry est la disparition brutale de son talent de compositeur. Il ne connaîtra qu'un superbe sursaut, en 1972.
Lors d'un concert au Manchester Art Festival, il enregistre "My Ding-A-Ling", une chanson au texte ouvertement sexuel qui lui permet de revenir au sommet.

En 1979, condamné pour fraude fiscale, il fait un nouveau séjour en prison. En 1986, pour son soixantième anniversAIRe, Keith Richards organise un concert exceptionnel à Saint Louis. Mais le concert, qui donnera lieu au film "Hail ! Hail ! Rock'n'Roll", ne montrera pas Chuck Berry sous son plus beau jour : il remerciera son plus grand fan en le ridiculisant en public.
Dans les années 1990, il a été de nouveau condamné pour une affAIRe de voyeurisme révélée dans l'une de ses discothèques.

En 1995, il inaugure, en compagnie de Bruce Springsteen, le musée du rock de Cleveland.
Légende vivante du rock and roll, il est en France en 2007, pour une série de concerts.