Daniel Balavoine : retour sur sa carrière

Daniel Balavoine demeure aujourd’hui encore, l’un des plus grands artistes français, connu de tous pour ses tubes inoubliables comme « L’Aziza ». Zoom sur le parcours d’un monstre sacré disparu trop tôt.

Daniel Balavoine (picto) © MD
Daniel Balavoine : ses débuts

Daniel Balavoine débute comme chanteur de bal dans le Sud de la France, où il passe son enfance. Très vite, il monte à Paris et travaille avec de nombreux groupes de rock. En 1972, il enregistre son tout premier 45 tours solo, mais il ne rencontre pas le succès. L’artiste décide alors de rejoindre la troupe du premier opéra-rock français, « La Révolution Française », créé par Claude-Michel Schönberg, aux côtés d’un certain Alain Bashung et du groupe de rock Martin Circus. En 1974, Daniel Balavoine croise le chemin de Patrick Juvet, dont il devient le choriste. Pour son opus « Chrysalide » paru la même année, Juvet laisse Balavoine chanter le morceau « Couleurs d’automne ». Balavoine se fait alors remarquer et sort deux albums : « De vous à elle en passant par moi » en 1975, puis « Les aventures de Simon et Gunther » en 1977. Ces disques restent cependant assez confidentiels.

Daniel Balavoine : l’aventure « Starmania » (1978)

Le chanteur va véritablement exploser grâce à sa participation à l’opéra-rock « Starmania », en 1978, composé par Michel Berger et Luc Plamondon. Il joue alors l’un des personnages principaux du spectacle, Johnny Rockfort, et se distingue grâce à sa voix particulièrement puissante. Les tubes s’enchaînent alors à la vitesse de la lumière, de « Quand on arrive en ville » à « SOS d’un terrien en détresse », parus en 1978. À la même période, Balavoine sort « Le chanteur » (1978), son troisième album. Le morceau éponyme devient un tube, ainsi que la chanson « Lucie ». C’est le début de la gloire pour l’artiste. En novembre 1980, le public découvre « Un autre monde », dont sont extraits les tubes « Mon fils, ma bataille », « Je ne suis pas un héros » et « La vie ne m’apprend rien ». Ces mélodies sont devenues depuis des classiques du répertoire de Daniel Balavoine et de la chanson française. Plus de 500 000 copies du disque sont écoulées.

Daniel Balavoine : un destin brisé

Plusieurs autres albums suivent : « Vendeurs de larmes » en 1982, connu pour son morceau « Vivre ou survivre », suivi de « Loin des yeux de l’Occident » en 1983. Daniel Balavoine connaît ses meilleures ventes avec « Sauver l’amour », son dernier opus de 1985, sur lequel on retrouve « Tous les cris, les SOS » et « L’Aziza », l’un de ses 5 plus grands tubes, dédié à sa femme, Corinne, d’origine juive marocaine. En 1986, Balavoine prend part au Paris-Dakar, pour assurer une mission humanitaire. Artiste engagé, il est l’ambassadeur de l’opération « Pompes à eau pour l’Afrique », qui, comme son nom l’indique, vise à installer des pompes à eau sur le continent africain. Alors qu’il est au Mali, il disparaît dans un accident d’hélicoptère, le 14 janvier 1986, au cours d’une tempête de sable. Il laisse derrière lui sa femme, enceinte (leur fille, Joana, naîtra quelques mois seulement après la mort de l’artiste en juin 1986), mais aussi son fils Jérémie. Son public le pleure, ses amis artistes aussi. Daniel Balavoine laisse alors un grand vide et un goût d’inachevé.

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