Biographie Dinah Washington

Ruth Lee Jones Né(e) le 29 août 1924 (92 ans)

Sa biographie

Débuts dans le gospel

Encore enfant, Ruth Lee Jones quitte sa ville natale de l'Alabama avec sa famille pour vivre à Chicago . Là, elle apprend le piano et dirige la chorale d'une église locale.

Pour mieux approfondir la musique, elle va suivre les cours du fameux violoniste et professeur de musique Walter Dyett au DuSable High School de Chicago . Du haut de ses 16 ans, la jeune musicienne entame sa première tournée à travers les États-Unis avec la pianiste et chanteuse américaine Roberta Martin.

Dans les années 1940, elle se produit dans les clubs de Chicago sous le pseudonyme de Dinah Washington. En même temps, elle chante et joue au piano dans le groupe de gospel Sallie Martin Singers en tant que Ruth Jones.

Plus tard, elle se prêtera à d'autres styles de musique comme le blues, le jazz et le R'n'B et refusera catégoriquement de chanter le gospel. Pour elle, il ne faut pas mélanger le profane et le spirituel. En effet, malgré sa parfaite correspondance avec ce style, elle refusera d'inclure le gospel dans son répertoire, une fois entrée dans le monde professionnel de la musique.

Ce sera en 1942, à l'âge de 18 ans qu'elle commencera dans le jazz au sein du groupe de Lionel Hampton qui la remarque pour la puissance et la clarté de sa voix ainsi que sa capacité à Change r de style pour chaque morceau qu'elle interprète.


Un bouquet de succès

Sa carrière solo démarre quand elle signe avec Keynote Records et enregistre son premier hit « Evil gal blues » en 1943. Son single figure tout de suite dans les Top 10 de l'US R'n'B chart.

Elle Change ensuite de maison de disques et fait un carton en 1948 avec son single « Am I asking too much », numéro un du R'n'B chart suivi l'année d'après par le brillant « Baby get lost ». C'est en 1950 qu'elle sort son premier opus simplement intitulé « Dinah Washington songs ».

A partir de là, huit albums verront le jour jusqu'en 1957, année de ses noces avec le saxophoniste Eddie Chamblee qu'elle a connu à l'époque de Lionel Hampton. Devenue entre temps une jazzwoman de renom, elle fait une apparition triomphale au Newport Jazz Festival de 1958.

L'année d'après, elle recevra un Grammy Award pour son single de R'n'B « What a diff'rence a day made » qui sera son premier hit du Pop chart Top 10, sacré numéro 8 au Billboard Hot 100. Le tube sera suivi par la reprise à succès de l'inoubliable « Unforgettable » du célèbre Nat King Cole.

Elle va enchaîner en 1960 avec les fameux duos « Baby (You've got what it takes) » et « A rockin' good way » avec le grand Brook Benton . Accueillis chaleureusement par le public américain, les deux singles dominent pendant plusieurs semaines le R'n'B chart.

Le single « This bitter earth » de 1960 suivra également leur trace.


Hommage à la Queen of the blues

Surnommée la Queen of the blues, le dernier gros tube de Dinah Washington date de 1961 et s'intitule « September in the rain ». Ses derniers albums « Back to the blues » et « Dinah '63 » sortent en 1963. Elle mourra en décembre de la même année, six mois après son mariage avec le footballeur Dick Lane, son septième mari.

Considérée comme une grande figure de la scène musicale américaine, elle repose dans un cimetière historique de Alsip, dans l'Illinois. Certains de ses disques seront couronnés d'un Grammy Hall of Fame pour leur qualité et leur valeur historique dans les années 1970.

En 1986, ses oeuvres seront introduites au Alabama Jazz Hall of Fame. Puis une de ses pièces figurera sur la liste des chansons rock du Rock and Roll Hall of Fame. En 1993, la poste américaine publie un modèle de timbre-poste commémoratif en son honneur.

En 2008, les autorités de sa ville natale de Tuscaloosa, décident de Change r le nom du 30ème avenue en Dinah Washington Avenue. La cérémonie de commémoration se déroule le 12 mars 2009 et parmi les invités, on retrouve le fils de la diva, Robert Grayson et trois de ses petits enfants, Tera Jones, Tracy Jones et Bobby Hill Jr.