Biographie Dionne Warwick

Marie Dionne Warrick Né(e) le 12 décembre 1940 (77 ans)

Sa biographie

Chanteuse de soul dans les premières années de sa carrière, Dionne Warwick s'est ensuite orientée vers une musique de cabaret. Egérie du duo d'auteurs et compositeurs : Burt Bacharach et Hal David, l'interprète compte à son actif des dizaines de succès dont : " Walk on by ", " Do you know the way to San Jose ", " Anyone who had a heart " ou encore " Then came you ".

Dionne Warwick ou l'histoire d'une saga familiale, du moins au départ, puisque la chanteuse débute avec sa soeur, Dee Dee Warwick, sa cousine Cissy Houston, et son ami Doris Troy. Ensemble, elles forment les GospelAIRes. Tandis que le quatuor de gospel se produit dans les églises baptistes de New-York ou encore du New Jersey, Dionne Warwick suit des études au Conservatoire de musique d'Hartford, dans le Connecticut.
En 1961, sa rencontre avec Burt Bacharach va bouleverser l'échiquier. Le compositeur, qui a croisé sa route lors d'une séance d'enregistrement, demande à Dionne Warwick de travailler pour lui. La jeune artiste quitte alors le conservatoire pour se consacrer pleinement à sa carrière. Burt Bacharach, associé à un autre auteur, Hal David, va dès lors exercer un règne sans partage sur cette carrière. Le résultat ne se fait pas attendre. 1963, c'est le premier succès avec " Don't make me over ", qui pointe dans les vingt premières places des classements américains. La même année toujours, la jeune artiste enchaîne, au son du rythm and blues, avec " This empty place ", ou encore avec " Make the music play ".
En 1964, la popularité de l'artiste va croissante Grace au titre " Anyone who had a heart " qui se classe à la dixième place. " Walk on by ", devenu un classique, fait mieux encore puisqu'il est disque d'or.

Trio gagnant

De " Don't make me over " en 1963 à " Make it easy on yourself " en 1970, ce n'est pas moins d'une vingtaine de titres du trio Warwick-Bacharach-Hal David qui occupera le Top 40. Une prouesse que seule Aretha Franklin peut se targuer d'avoir réalisée dans les domaines de la soul et de l'easy listening. Parmi ses chansons à succès " You'll never get to heaven ", " A message to Michael " ou encore " I say a little prayer ".
Parallèlement, ce sont huit albums, dont " Sensitive sound of Dionne Warwick " et " Here I am ", toujours en 1965, qui sont être enregistrés.

La fin de l'ère Bacharach

En 1970 c'est la rupture. Les relations entre Dionne Warwick et Burt Bacharach se sont envenimées. La chanteuse obtient son indépendance au prix d'actions en Justice.
Dès lors la carrière de l'artiste va s'orienter davantage vers le music hall. Elle accède de nouveau à la réussite avec " Then came you " qui est en tête des ventes en 1974. Elle enregistre également " A man and a woman " avec Issac Hayes en 1977. Nouveau succès deux ans plus tard avec " I'll never love this way again ". En 1982, Dionne Warwick fait appel à Barry Gibb des Bee Gees pour " Heartbreaker ". Séduite par ces associations qui enrichissent son répertoire, elle se tourne vers Stevie Wonder pour la bande originale de " The women in red " de Gene Wilder en 1984 (une adaptation du film d'Yves Robert, "Un éléphant ça trompe énormément ", sorti en 1976).
Egalement sollicitée pour des oeuvres caritatives, elle est présente sur le disque d'USA For Africa, " We are the world " en 1985 et enregistre pour aider à la lutte contre le sida " That's what friends are for ". Le disque, écrit par Burt Bacharach et qui scelle la réconciliation entre les deux artistes, restera le plus vendu durant l'année 1986.
 

Le 25 février 2008, sortie de «Why We Sing», un album de 12 chansons d’inspiration gospel, revisitées en version R&B ou hip-hop. Le titre est celui d’un gospel chanté en 1993 par Kirk Franklin. C’est le deuxième album de gospels de Dionne Warwick depuis 1968, elle qui a débuté dans ce registre à l’âge de 6 ans. Sa sœur Dee Dee Warwick chante sur cet album, avec d’autres invités. C’est sa dernière prestation, avant sa disparition en octobre qui laisse sa sœur effondrée.

 

En 2010, l’autobiographie «My Life As I See It» qu’elle cosigne avec David Freeman Wooley est publiée chez le prestigieux éditeur Simon  & Schuster. C’est cinquante ans d’histoire de la musique américaine qui se trouve racontée avec brio. Consciente qu’il faut aider les petites filles d’origine afro-américaine à prendre confiance en elles, Dionne Warwick, toujours avec Wooley, et avec Tonya Bolden, publie un livre illustré (par Soud) pour les enfants sur sa propre jeunesse, «Say a Little Prayer» (titre d’un de ses hits).

 

En 2011, Dionne Warwick est l’une des candidates dans l’émission-jeu de télé-réalité «The Celebrity Apprentice» qu’anime Donald Trump. Elle est compétition avec, notamment, La Toya Jackson, Lisa Rinna, Marlee Matlin, Lil Jon et John Rich, et est éliminée au quatrième épisode. L’objectif est de lever des fonds pour une œuvre caritative. Mais la chanteuse n’a pas aimé l’expérience, qu’elle ne renouvelle pas. « Je peux donner aux associations caritatives toute seule », dit-elle. Et c’est ce qu’elle fait, largement !

 

En mars 2011, tournée de promotion après la sortie du CD «Only Trust Your Heart». «Only Trust Your Heart» emprunte au jazz et aussi à des musiques du Brésil, pays où elle réside en partie. Tous les titres ont été écrits par Sammy Cahn (1913-1993). Le CD de 13 titres est, trois semaines après sa sortie, N°6 dans les palmarès nationaux. 

 

Dionne Warwick est intronisée au Grammy Museum à Los Angeles, où une exposition spéciale 50e anniversaire a eu lieu ainsi qu’un concert au Théâtre Clive Davis. 

 

A l’automne 2012, « Now (A Celebratory 50th Anniversary Album)» sort, avec 12 titres de Bacharach et David. Ses bénéfices doivent être reversés à une fondation pour les enfants. A Londres, le 28 mai, Dionne Warwick chante une chanson spécialement écrite pour le concert caritatif du Hunger Project (contre la faim dans le monde).

 

En 2013, Dionne Warwick se lance avec ce nouvel opus dans une tournée mondiale. 

 

«Feels So Good» sort en 2014, la chanteuse y reprend des duos déjà publiés. L’année suivante, c’est «Tropical Love», avec des morceaux non publiés qui devaient figurer sur l’album de 1994, «Aquarel Do Brasil». 

L’année 2015 la mène de ville en ville, de continent en continent. New York, Tel-Aviv. En Grande Bretagne, elle se produit avec Roberta Flack, Mary Wilson et The Drifters dans une mini tournée. A Londres, le concert de Wembley, le 3 octobre, est un triomphe.

Un triple CD de compilations est publié en avril, «The Real Dionne Warwick. Easy Love».

 

2016 : Concerts, honneurs, projet d’un biopic sur sa vie… et un documentaire

 

En 2016, la sortie de l’album remasterisé «Heartbreaker. Expanded Edition», avec la chanson éponyme composée par les frères Gibbs (Bee Gees) et avec Barry Gibbs, au chœur montre que cet album de 1982 n’a pas pris une ride.

Un film documentaire, «Don’t Make Me Over», co-dirigé and co-produit par Dave Wooley et David Heilbroner, et écrit par Wooley (qui a déjà coécrit l’autobiographie de Dionne Warwick) est mis en oeuvre. Le doc doit être présenté en mai 2017, sur le marché du film à Cannes. Alors qu’il est encore en production, des extraits sont présentés. Des témoignages aussi divers que celui du président Bill Clinton, Quincy Jones, Burt Bacharach, Cissy Houston ou Smokey Robinson sont inclus dans le film.

 

«Don’t Make Me Over», qui reprend le titre de la chanson qui l’a rendue célèbre en 1963 et celui de la comédie musicale hommage qui a été jouée à Chicago par le Black Ensemble Theater, en 2006, donne à voir la vraie vie de Dionne Warwick, depuis ses débuts de chanteuse de gospel dans le New Jersey aux sommets de sa carrière internationale. 

 

Mais la comédie musicale éponyme est à nouveau jouée, pour les 40 ans du Black Ensemble Theater de Chicago. Dionne s’y produit le 14 octobre 2016.

 

Toujours en 2016, en août, Dionne Warwick est intronisée au Rhythm & Blues Hall of Fame de Detroit. En même temps que, notamment, Wilson Pickett et The Supremes. 

Un costume de scène et un de sa cousine Whitney Houston sont présentés au Smithsonian’s National Museum of African American History and Culture, ouvert en septembre 2016.

 

En 2017, Dionne Warwick figure dans le petit film consacré aux Icones 2017 du Harper’s Bazaar. Et son parfum, «Dionne» est en vente sur son site. 

Dionne Warwick n’arrête jamais de se produire pour des causes humanitaires, ni ne renonce aux tournées. 

En 2018, on l'attend au Canada (février), en Grande-Bretagne (septembre), dans le cadre du «Don’t Make Me Over Tour».

 

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