Biographie Eddy Mitchell

Claude Moine Né(e) le 3 juillet 1942 (74 ans)

Sa biographie

Issu d'un milieu modeste, Claude Moine, alias Eddy Mitchell , est né le 3 juillet 1942 à Paris. Il rêve de devenir dessinateur de bandes dessinées, amour qui ne le quittera pas à en juger par ses récents concerts et albums, directement inspirés de cet univers. Autre grande influence : le cinéma qu'il fréquente assidûment.

Il écoute du rock et du blues, à tel point qu'il monte un groupe qui se produit dans l'endroit le plus chic du moment : le golf Drouot.

Repéré par le label Barclay, le groupe doit abandonner son nom de « Cinq Rocks » pour «  Les Chaussettes Noires  » en raison d'un accord commercial passé entre la maison de disque et... le PDG des chaussettes Stemm.

Notons que le jeune homme qui règle leurs chorégraphies s'appelle... Claude François ! « Daniela », l'un des nombreux titres du groupe, résonne dans nombre de surprise party.

En 1963, après le service militaire, Eddy Mitchell entreprend une carrière solo et enregistre à Londres les albums : « Eddy in London » puis « Panorama » composés de reprises américaines qu'il adapte en français.


Entre country et rock'n'roll

En 1965, la musique se teinte de rythm'and blues. Agacé par la variété des yéyés, Eddy Mitchell se crée son propre style.

Il rencontre en 1966 Pierre Papadiamandis qui composera pour lui de nombreuses musiques, tandis que  « Schmoll » (surnom que lui donnent ses proches) se charge des textes.

Après quelques années plus discrètes, Eddy Mitchell revient à ses premières amoureuses, le rock and roll américain. Il enregistre à Nashville l'album « Rocking in Nashville ». D'autres albums, enregistrés dans cette ville au rythme de un par an, seront couronnés de succès avec des titres comme « Pas de Boogie Woogie », « A crédit et en stéréo », « Sur la route de Memphis »...

Les chansons séduisent grâce à la parfaite cohérence entre un son américain et des textes bien français.


La dernière séance

« La dernière séance » est un autre temps fort dans la carrière du chanteur. Si ce tube est un hommage ému au cinéma, il sert ironiquement de générique à une émission télévisée sur le septième art animée par Eddy Mitchell lui-même et qui marquera les années 80.

« Il ne rentre pas ce soir », « Tu peux préparer le café noir », « Le cimetière des éléphants » et surtout « Couleur menthe à l'eau », constituent autant de succès pour celui dont la force tranquille charme un public fidèle.

En 1984, l'auteur parle de ses « Racines » doubles avec un titre emblématique : « Nashville ou Belleville ». Le ton se fait alors plus nostalgique et annonce les années 90, le crooner prenant le pas sur le rockeur.

L'album « Rio Grande » en est un brillant exemple. Eddy Mitchell est aussi un homme de scène qui donne à chacune de ses apparitions une couleur inédite.

Que Jérôme Savary le mette en scène, qu'il décline trois types de spectacles pour une même tournée, il ne manque jamais d'idées nouvelles.

L'acteur est également impressionnant. Si « Coup de torchon » marque son entrée fracassante au cinéma, c'est « Le bonheur est dans le pré » qui lui vaudra un César en 1996.


Les nouvelles aventures d'Eddy Mitchell

L'album « Les nouvelles aventures d'Eddy Mitchell », sorti fin 1999, offre une teinte de nouveau très américaine et sert de base à une série de concerts mémorables.

L'année suivante, il entame une tournée à travers la France qui le conduit à Paris Bercy où il se produit avec un imposant orchestre et un décor de bande dessinée, dont il est féru. Bien qu'interrompue pour des problèmes de santé de l'artiste, la tournée fait l'objet d'un DVD en 2001, « Les nouvelles aventures live ».

Deux ans plus tard, Eddy Mitchell revient avec le disque « Frenchy » sur lequel il interprète la Chanson « Au bar Lutétia » en hommage à son ami Serge Gainsbourg .

Entre 2003 et 2004, le chanteur part en tournée et son « French tour » qui devient un live enregistré à l'Olympia.

En 2006, l'album « Jambalaya » (du nom d'un plat cajun) est l'occasion de retrouvailles avec Johnny Hallyday avec qui il chante le duo « On veut des légendes » et une adaptation de « Somethin'else / Elle est terrible » sur laquelle il est également accompagné par Little Richard . Enregistré à Los Angeles, le disque contient également des compositions et des textes d' Henri Salvador ou encore d' Art Mengo .


Eddy Mitchell offre sa tournée... Sa dernière

L'année suivante, Eddy Mitchell se lance dans une nouvelle tournée, qui le conduit notamment sur la scène parisienne du Palais des Sports. Fin 2007, la tournée est immortalisée sur un CD « Jambalaya tour ». On le voit la même année à l'écran dans le film « Big City » de Djamel Bensalah.

Fin 2009, Eddy Mitchell est de retour avec « Grand écran », un album dans lequel le chanteur reprend et réadapte quinze grands classiques issus de musiques de films américains. Le premier extrait de ce disque est « Comme un étranger dans la ville », l'adaptation française de « Everybody's talking » popularisée par Harry Nilsson dans « Macadam Cowboy ».

En 2010, Eddy Mitchell effectue son « Come back », un opus riche de quatorze titres dont : « Je suis vintage », « L'esprit grande prairie » ou encore « Avoir 16 ans aujourd'hui ».

Autant de morceaux que le chanteur reprend lors de sa tournée, dont il indique qu'elle sera la dernière. Eddy Mitchell se produit notamment à Paris sur la scène de l'Olympia, en octobre en novembre 2010, ainsi qu'au Palais des sports en avril 2011.


" Les Héros " sont (loin d'être) fatigués

En 2012, Eddy Mitchell offre à son public un live ultime, « Ma Dernière Séance », sorti sous la forme d'un double CD et d'un DVD où le chanteur reprend ses très nombreux tubes.

S'il renonce aux tournées, Eddy Mitchell n'en a pas terminé avec les albums studio.
Ainsi, sort-il, " Les héros", le 11 novembre 2013, avec pour premier extrait " Les vrais héros ".

Steve Cropper, dont la Fender Telecaster a accompagné Otis Redding ou encore les Blues Brothers, Charlie McCoy, l’harmoniciste de Bob Dylan, Booker T, initiateur du groupe de soul : MG's, collaborent à ce disque.
Nolwenn Leroy, avec qui Eddy Mitchell chante en duo, et plus surprenant, Jean Dujardin, qui a la lourde tâche de présenter des musiciens, figurent également sur cet album.  

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