Ester Phillips

Esther Mae Jones Né(e) le 23 décembre 1935 (80 ans)

Sa biographie

Les débuts d’Ester Mae Jones

Esther Mae Jones, de son vrai nom, voit le jour le 23 décembre 1935 aux Etats-Unis.
La chanteuse se fait connaître, dès 1949, sous le pseudonyme de Little Ester, au sein de l’orchestre de l’artiste, Johnny Otis. C’est d’ailleurs lui, qui lui fait enregistrer le tube « Double Crossing Blues » aux côtés des Robins.

Un an plus tard elle s’offre un duo avec Mel Walker sur le morceau « Mistrustin' blues ». C’est une fois de plus un grand succès qui devient numéro un.
A la fin de l'année, elle se sépare de Johnny Otis pour signer chez Federal Records, où elle peut se targuer d’un nouveau hit  « Ring-a-dig doo » (1952).


Les tentations de la jeunesse


Encore très jeune à l’époque, elle sombre dans l'alcool et les drogues, notamment l'héroïne. Ces addictions la force à stopper sa carrière en 1954.

En 1962, Esther Mae Jones, qui se produit notamment au Houston Club, se fait remarquer par le  chanteur Kenny Rogers qui la fait signer chez Lenox Label. Ester Phillips est née.

L’interprète signe de nouveaux succès en revisitant des standards comme « Release me » ou encore « And I love him ».

Ce dernier titre qui reprend le tube des Beatles, « And I love her » se hisse en tête des classements en 1965. C’est ainsi que les Beatles, en personne, se déplacent aux premiers concerts d’Esther Phillips.


La descente

Un an plus tard, la chanteuse se produit au festival de Newport où sa voix confirme son talent.

Malgré ce retour musical très réussi, l’artiste replonge dans les drogues. Elle suit donc une nouvelle cure de désintoxication entre 1966 et 1969.

L’année suivante, elle offre  le disque « Burnin », puis « From a whisper to a scream » (1971) qui lui vaut une nomination aux Grammy Awards. C’est finalement Aretha Franklin qui obtint la récompense.


Un fait marquant

Son douloureuse addiction aux drogues la marque, puisqu’en 1972 elle signe une poignante chanson sur la drogue: « Home is where you hatred is ».

1975 est l’année de son plus grand succès avec une version disco de « What a difference a day makes ». Sur la fin de sa carrière, elle cumule les représentations dans les clubs de jazz.

Le 7 août 1984, elle décède d'une insuffisance rénale et hépatique, suite à ses excès passés.
Esther Phillips est alors âgée de 48 ans.