Jacques Dutronc : ses meilleurs rôles sur grand écran

Un charisme et un physique comme ceux de Jacques Dutronc ne pouvaient laisser le monde du cinéma indifférent. Le chanteur a réussi ses incartades sur grand écran. Retour sur ses films qui ont marqué le septième art.

Jacques Dutronc (Picto) © Getty images

« L’important c’est d’aimer » (1974) d’Andrzej Zulawski

Jacques Dutronc a effectué des débuts réussis au cinéma un an plus tôt dans « Antoine et Sébastien » (1973) de Jean-Marie Périer, célèbre photographe de la revue « Salut les copains ». Il entreprend alors le tournage de « L’important c’est d’aimer », d’Andrzej Zulawski, dans lequel il donne la réplique à la star Romy Schneider en jouant son époux, Jacques. Dans le rôle du mari dépressif qui a peur de perdre celle qu’il aime, Dutronc étonne et bluffe le public, tout en pudeur, dans un rôle de composition.

« Sauve qui peut (la vie) » (1980) de Jean-Luc Godard

Jacques Dutronc tourne en 1980 pour le maître de la Nouvelle Vague Jean-Luc Godard « Sauve qui peut (la vie) », avec pour partenaires Isabelle Huppert et Nathalie Baye. Le film évoque les craintes et les rêves de Paul, Denise et Isabelle dans une société jugée impitoyable. Le long-métrage est monté telle une partition musicale en quatre mouvements. Le personnage de Dutronc s’appelle Paul… Godard. Le chanteur acteur remplit parfaitement son rôle dans une œuvre toujours aussi expérimentale de la part du réalisateur.

« Van Gogh » (1991) de Maurice Pialat

Jacques Dutronc rejoint le projet de Maurice Pialat en 1990 dans le rôle-titre, celui du peintre hollandais Vincent Van Gogh. Le film retrace les 67 derniers jours de sa vie, à partir de son arrivée dans la commune française d’Auvers-sur-Oise, dans le Val-d’Oise, pour être suivi par un médecin. Le long-métrage montre l’esprit ultra créatif du peintre en même temps que sa détérioration mentale, sur fond d’histoire d’amour avec la fille du médecin. Jacques Dutronc trouve ici le rôle de sa vie et montre toute l’étendue de son talent. Il sera récompensé en 1992 du César du meilleur acteur. C’est l’un des moments forts de sa carrière.

« Merci pour le Chocolat » (2000) de Claude Chabrol

Jacques Dutronc retrouve Isabelle Huppert en 2000 pour son premier film avec Claude Chabrol, dans lequel il joue un pianiste virtuose. La vie de famille d’André Polonski (Dutronc) est parfaitement rythmée jusqu’au jour où arrive Jeanne (Anna Mouglalis), jeune pianiste également virtuose. Tout va alors changer sans que Chabrol, grâce à des acteurs prodigieux, ne laisse véritablement savoir pourquoi ni comment. Le suspense est là et l’interprète de « J’aime les filles » (1967), l’un de ses tubes incontournables, est impeccable dans ce rôle de musicien énigmatique.

« Embrassez qui vous voudrez » (2002) de Michel Blanc

Jacques Dutronc participe en 2002 à une comédie chorale signée Michel Blanc, avec notamment Charlotte Rampling, Carole Bouquet, Karin Viard, Denis Podalydès, Clotilde Courau ou le réalisateur lui-même. C’est l’adaptation du roman « Vacances anglaises » de Joseph Connolly, paru en 2000. Tous les personnages se croisent et les couples se font et se défont au Touquet, dans une sorte de Vaudeville à l’humour bien trempé. Dans cette atmosphère, le côté pince-sans-rire de Dutronc fait merveille.

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