Le Saviez-vous ? Jean-Jacques Goldman

"Je marche seul", "Sache que je", "On ira" sont autant de succès de Goldman. Au-delà du chanteur, il est également un compositeur aux mutiples face…ttes.

Interprète à succès, Jean-Jacques Gold man est également un auteur-compositeur prolifique, pour lui évidement, mais également pour d’autres artistes, parmi les plus renommés.


Je vous donne...


Johnny Hallyday naturellement avec l’album « Gang » (1986) ou encore les titres « J’la croise tous les matins » et « Le regard des autres » (1995), extraits du disque « Lorada ». Céline Dion aussi, naturellement, pour qui il réalise trois opus « D'eux »(1995), « S'il suffisait d'aimer » (1998) et « 1 fille et 4 types » (2003).

Maxime Le Forestier (« Affaire d’état », 2000), Trust « Serre les poings », 1984), Emile & Images (« Et tout recommencerait », 2003), Maurane (« Au clair de ma plume » ou encore « Ce que le blues a fait de moi », 2003) ou encore Rose Laurens (« L’absence », 1990) ont, eux aussi, fait appel à Jean-Jacques Goldman .  

Et puis il y a aussi les chanteurs internationaux pour qui il a composé.
Joe Cocker , si, si...Avec « On my way home » (1999). C’est son acolyte, Michael Jones qui en est l’auteur.
Il signe également, toujours en collaboration avec Michael Jones, pour Ray Charles , « Pacific palisades » (1990), qui figure sur la bande originale du film éponyme de Bernard Schmitt avec Sophie Marceau 1990.
Il y a également Robert Charlebois (« Le plus tard possible », 1997).
 

Le psy che(z) Goldman, Brewski et les autres


Adulé par ses fans, souvent raillé par la critique, Jean-Jacques Goldman a toujours recherché à s’affranchir de la médiatisation et des polémiques.
Aussi, pour mettre en lumière ses interprètes et servir les textes, a-t-il pu choisir de recourir dans certains cas à des pseudonymes, à l’instar de son frère, Robert, avec qui il a également collaboré sous le pseudonyme J. Kapler.

Ainsi, c’est sous le nom de Sam Brewski, en référence à ses origines juives, que Jean-Jacques Goldman écrit pour Philippe Lavil (« Comme un tout p’tit bébé », 1991), Patricia Kaas ( « Il me dit que je suis belle », 1993), Florent Pagny (« Est-ce que tu me suis », « Loin » ou encore « Si tu veux m’essayer », 1994), Christophe Deschamps (« Un grand bateau blanc », 1995), Roch Voisine (« Tu t’en iras », 2001).
  
Sollicité également par Marc Lavoine en 1993 pour les titres : « Tu me suffiras », « Ici-bas » et « L’aventure humaine », Jean-Jacques Goldman choisit le pseudonyme O. Menor, un  savant jeu de mots entre « avoine », qui se dit en anglais « oats », et la traduction anglaise de « Gold man » qui signifie « homme en or »… Vous y êtes !

Autre pseudonyme, celui de Sweet memories que Jean-Jacques Goldman utilise pour les titres « Slow me again » et « Just a dream » qu’il interprète lui-même en 1979.
Trois ans plus tard, il est à l’origine de « Radio mon amour » et « Merçou beauki » pour JLB et de « Tout tout doucement » pour Jane Surrey.
Toujours sous ce pseudonyme, il compose pour Jeane Manson « Les orangers d’Athènes » et pour Emilie Bonnet « J’essaierai d’oublier », en 1983 aussi, avant d’enchaîner avec « Viens » pour Michael Jones, un an plus tard.

Enfin plus surprenant, ce single interprété par Jean Jacques Goldman, qui opte cette fois pour  le pseudonyme First prayer.
Sorti en 1979,  les deux titres « High fly », en particulier, et « Tell me why » ne sont pas sans rappeler les Bee Gees .


Et pourtant " (Quand) la musique est bonne"

Des « Délires schizo maniaco psychotiques » qui témoignent de la duplicité dans l’écriture et de l'innovation musicale de Jean-Jacques Goldman.
Tout un art au service de l’interprétation de la métaphore du quotidien qui trouve écho en chacun de nous et qui a, justement valu certaines railleries de la critique.
Et ce, notamment dans « L’Evènement du jeudi » via Patrice Delbourg, et qui en novembre 1985 dénonçait : « ses ritournelles navrantes » de Jean-Jacques Goldman, « reconverti dans la savonnette manufacturée », estimant qu’ « avec Jean-Jacques Goldman on s'approche au plus près du degré zéro de la chanson française » !

Caroline LEBENBOJM

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