Ça se chante et ça se danse comme une chanson populaire

L’été a inspiré bien d’autres artistes de France et d’ailleurs. De Joe Dassin à Serge Gainsbourg en passant par The Beach Boys ou Barry Manilow, sans oublier Eddy Mitchell et Johnny Hallyday . A chacun de se trouver sa « petite chanson » de l’été.

Ca se chante et ça se danse comme une chanson populaire ...d'été MD
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Joe Dassin le parisien

Qui dit vacances dit souvent voyage, même s’il s’agit de poser ses valises dans un lieu familier ou plus exotique.
C’est en 1969 que Joe Dassin commence à « balader » son public sur ses « Champs Elysées ».

Durant ses vacances ou simplement en promenade sur la « plus belle avenue du monde », personne ne résiste à la tentation de fredonner ou siffloter les paroles de ce titre de Joe Dassin.

« Aux Champs-Élysées, au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit, il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Élysées » chantait le crooner.

Lorsque les touristes errent sur cette avenue, ses paroles prennent tout leur sens : de restaurants en grands magasins, touristes et autochtones ne se lassent pas de rejoindre la place de la Concorde ou l’Arc de Triomphe…

Ce tube qui fera connaître encore plus l’avenue des Champs Elysées à travers le monde n’est pourtant qu’une adaptation par Pierre Delanoë du titre original « Waterloo road » (1968) du groupe anglais Jason Crest.


Quand l’été se pare de couleurs


L’été a beau être la saison propice pour attraper « Un coup de soleil », comme le chantait Richard Cocciante, souvent il s’accompagne aussi d’histoires d’amour. Des thèmes chers à Joe Dassin qu’il mêle dans son titre « L’été indien ».

Pas besoin d’aller chercher très loin dans sa mémoire pour entendre, comme dans le fond d’un coquillage, la voix unique de Joe Dassin déclarant sa flamme sur un chœur de « La la la ».

Avant d’arriver à cette magnifique ballade romantique, Joe Dassin a dû pourtant travailler. Au départ le titre est appelé « Africa » et appartient au répertoire de Toto Cutugno.

La chanson est proposée à Claude François qui la refuse avant d’atterrir entre les mains de Joe Dassin qui, dans un premier temps, n’en veut pas non plus.

Après réflexion et un weekend de dur labeur, le tube de l’été 1975 prend enfin forme.
Quelque peu précurseur, Joe Dassin interprète la chanson dans un style parlé qui n’est pas sans rappeler celui d’un autre monstre sacré de la chanson française : Serge Gainsbourg.


Gainsbourg bien placé en été


Serge Gainsbourg a toujours mêlé poésie et provocation dans ses chansons. L’artiste torturé a réalisé de nombreux tubes aux textes parfois très sombres, à travers lesquels quelques beaux rayons du soleil ont toutefois réussi à percer, comme pour « Sous le soleil exactement ».

C’est en 1967 que Serge Gainsbourg réalise un doublé avec le film « Anna » de Pierre Koralnik.
L’artiste prend part au projet à la fois en tant qu’acteur (il campe un cadre publicitaire) mais aussi en tant que compositeur de la bande-son du film dont est tiré « Sous le soleil exactement ».

Une chanson qui vante les joies de se faire dorer la pilule au soleil lors des congés payés, histoire de bien décompresser.

Dans ce titre Serge Gainsbourg a quelque peu perdu l’endroit exact où brille le soleil : « Dans quel pays, dans quel district, c'était tout au bord de la mer, depuis j'ai oublié laquelle… ». Une chose est certaine : les vacanciers savent où trouver ses doux rayons…

Au départ chanté par Anna Karina, ce titre sera repris notamment par ses « femmes », Brigitte Bardot et Jane Birkin.

Mais le soleil n’a pas suffi au bonheur de Serge Gainsbourg qui a consumé sa vie à l’excès.


L’été à la Gainsbourg c’est « Sea, sex and sun »


Pour beaucoup encore aujourd’hui, vacances riment avec « Sea sex and sun », un des célèbres titres de Serge Gainsbourg.

Plutôt dans un registre disco, le titre est enregistré en mai 1978 dans une contrée moins ensoleillée, Londres.
Alors reprise dans le film « Les bronzés » de Patrice Leconte, « Sea sex and sun » va véritablement devenir un hymne estival.

La fameuse bande de copains qui se forme dans un club de vacances où (presque) tout est permis est très bien illustrée par les paroles de Serge Gainsbourg.

L’homme à la tête de choux a trouvé sans nul doute un tiercé gagnant pour de nombreux vacanciers: la mer, le soleil et pourquoi pas une belle jeune fille, à l’image de la pulpeuse Brigitte Bardot ?

De toute manière à la plage il est inutile d’emmener son costume trois pièces, mis de côté également par les hippies qui trouvaient un vrai porte-parole en la personne de  Michel Delpech un an plus tard.


Michel Delpech un vrai hippie hippie

Si les senteurs maritimes permettent certainement de se détendre en été, les festivals en cette saison, notamment musicaux, n’en demeurent pas moins une destination idéale pour certains.

En août 1968 le premier festival de musique pop suivant le courant hippie se déroule sur l’île de Wight (au Sud de l’Angleterre).

Alors que la seconde édition se déroule une semaine après le concert de Woodstock en août 1969, Michel Delpech décide de rendre hommage à ce rassemblement en interprétant le titre « Wight is Wight ».

Des rythmes enivrants qui donnent envie de « planer » pour beaucoup d’adolescents contraints de passer, eux, des vacances en famille.

Car oui, l’envie de partir en vacances, c’est s’échapper vers de petits coins de paradis. Dans la réalité les destinations sont parfois moins… glamour.
Et Michel Delpech en sait quelques chose quand il l’interprète dans son titre de 1977 « Le Loir et Cher ».

« Chaque fois que j'm'arrête dans le Loir et Cher, ils m'laissent plus partir de chez eux, je leur dis qu'il faut que je rentre sur Paris… ».

Paris, une ville qui a ce petit truc en plus qui en fait une ville magique et mystérieuse que de nombreux chanteurs ont tenté de percer au fil du temps.


Le Paris de Charles Aznavour

Il est des endroits qui se remplissent en fonction des saisons et d’autres comme Paris qui ne s’arrête jamais vraiment, mais cependant se transforment le temps d’un été.

Tous ceux qui ont connu « Paris au mois d’août » savent que la ville ne revêt ni tout à fait les mêmes couleurs ni tout à fait le même rythme de vie.

C’est un peu de cela dont parle Charles Aznavour dans sa chanson « Paris au mois d’août », dans laquelle il explique : « Nous étions seuls sur terre à Paris au mois d’août ».

Et même si cette ville semble avoir un charme étrange, Charles Aznavour ne cache pas son désir d’aller voir ailleurs. Le chanteur demande « Emmenez-moi », pour aller voir si l’herbe est plus verte…au soleil.

« Emmenez-moi au bout de la terre, emmenez-moi au pays des merveilles, il me semble que la misère serait moins pénible au soleil ».

Cet hymne au voyage n’a pas échappé aux Enfoirés qui en ont fait également un chant de ralliement contre la misère. Les célèbres vertus du soleil y sont forcément pour quelque chose.


Michel Sardou spécialiste des jigs

Ce n’est d’ailleurs pas Michel Sardou qui tiendra le discours inverse.
Lorsque l’esprit vagabonde le soleil est pour nombre de français synonyme du Sud, « Pays » auquel Michel Sardou rend hommage avec son titre « Je viens du Sud » (1981).


1981 est une année faste pour Michel Sardou. Après un détour dans les chemins de travers du Sud, le chanteur décide d’embarquer son public de l’autre côté de la Manche.

Son titre ? Allons ! Tout le monde l’a déjà interprété au moins une fois à l’occasion d’un mariage… Les paroles sont dites lentement puis de plus en plus rapidement pour finir par des jetés de jambes à l’irlandaise : la jig.

« Les lacs du Connemara » est bien sur cette incontournable chanson populaire mais aussi une description  des terres d’Irlande où se situent ces lacs.


Michel Sardou perd le Nord

Lorsque les voyages s’organisent, il est nécessaire d’avoir un moyen de transport. Michel Sardou sort en 1975 une chanson sur l’un des bateaux les plus connus de l’hexagone : « Le France ».

Malheureusement, peu de Français ont dû avoir le privilège de voguer sur les mers à bord de ce paquebot de luxe qui sera vendu à un armateur norvégien en 1979, qui le rebaptisera « Norway ».

C’est cette décision économique, du gouvernement du président de l’époque Valéry Giscard d’Estaing, qui pousse Michel Sardou à l’écriture de cette chanson critique : « Ne m’appelez plus jamais France, la France, elle m’a laissé tomber ».

Malgré son passage sous le pavillon norvégien, l’ex « France » continue de transporter les voyageurs à travers les mers pour les conduire sur des lieux paradisiaques jusqu’à son démantèlement en Inde en 2009.


Nino Ferrer
le nostalgique

Michel Sardou n’a pas été le seul à vanter les mérites de la région ensoleillée du Sud de la France. Nino Ferrer interprète « Le Sud » en 1975, entrainant les mélomanes au soleil de ses origines.

Une ballade qui rompt avec les titres plus humoristiques de Nino Ferrer tels que « Le téléfon » ou « Mirza ».

Cette fois, Nino Ferrer emporte son auditoire sur une mélodie plus calme dans des campagnes qui ressemblent à la Louisiane et l’Italie : destinations de rêves pour des vacances paisibles.


Claude François
l’Egyptien

Les origines des artistes influencent toujours leur art, comme Claude François qui ne résiste pas la tentation d’interpréter une chanson sur son pays natal, l’Egypte.

Avec son titre « Alexandrie Alexandra », Cloclo signe l’un de ses derniers grands succès. Le chanteur ne se doute pas que des générations vont se succéder et continuer à danser sur cet air quelque peu autobiographique décrivant les paysages de son enfance.

Loin d’être chauvin, Claude François aime l’exotisme et signe un autre tube gorgé de soleil, mais cette fois du côté brésilien.
Tout comme « Alexandrie Alexandra », c’est en 1977 que résonnent « toutes les cymbales du carnaval » issues de son titre « Je vais à Rio ».

Une très bonne façon d’« oublier le ciel gris de Paris », le temps d’une petite escapade.


Dalida
chanteuse et danseuse de charme

Dalida a bien compris que s’évader est un moyen indispensable pour rompre avec le quotidien et l’ennui.
Dans ses chansons, la chanteuse n’hésite pas à traverser les mers pour livrer quelques spécialités, comme avec « Petit Gonzales », où les sonorités de ce titre rappellent de manière certaine le Mexique, ses sombreros et sa tequila.

Quant à son titre « O sole mio » (1961), issu des chants populaires napolitains, il nous entraine sous le ciel de l’Italie.
Les paroles agrémentées de mandolines ont également été revues et arrangées par Elvis Presley pour « It’s now or never » en 1960.

Dalida, en plus d’être une grande interprète, est aussi une reine de la danse, ingrédient essentiel à toutes vacances qui se respectent.

Avec son titre « La danse de Zorba » (1966), elle mêle les sonorités grecques aux danses de style sirtaki.


Gilbert Montagné
invitation à la fête

Quand l’été se profile, les souvenirs resurgissent et souvent, ils sont associés à des chansons et des danses. Bien évidement parmi les tubes de saison, Gilbert Montagné tient le haut de l’affiche.

L’invitation « Vient danser », appuyée par quelques notes de synthétiseur, amène inexorablement à se déhancher sur le titre « Sous le sunlight des tropiques ».

Une chanson invitant au voyage, et dont la formule magique alliant paysage de rêve, histoire d’amour et soleil couchant n’a pas échappé au pianiste agité.


Jacques Dutronc
l’espion de Paris

Autre style, plus dandy, mais autant de panache pour Jacques Dutronc.
Les vacances sont parfois des souvenirs de choses simples, comme peut le chanter l’artiste dans « Le petit jardin ».
 En vacances comme à la maison il y a des odeurs et des objets qui nous font nous sentir bien : « C’était un petit jardin, qui sentait bon le métropolitain…au fond d’une cour à la chaussée d’Antin »

Et toujours attaché à sa ville et son « métropolitain », Jacques Dutronc livre une version de la capitale que peu de touristes connaissent : « Paris s’éveille ».

L’artiste trouva l’inspiration pour sa chanson dans un très ancien titre, « Tableau de paris à cinq heure du matin » (1802), écrit par un certain Marc-Antoine Desaugiers.

Dans la version originale, comme celle de Jacques Dutronc, il n’est pas question de dresser le portrait des édifices et monuments incontournables de Paris mais plutôt de décrire des endroits et places auxquels les touristes prêtent moins attention.

C’est alors une visite guidée insolite que permet de faire vivre le chanteur.


Jacques Brel
et son plat pays

Tout aussi tendre, Jacques Brel permet la découverte du « Plat pays » qui est le sien simplement accompagné de sa guitare et de quelques notes de piano.

Un titre dans lequel le chanteur joue sur la juxtaposition de descriptions des couleurs du ciel et des mouvements du vent pour entraîner les visiteurs jusqu’en Belgique.

Jacques Brel offre ainsi une véritable invitation à prendre sa voiture pour aller découvrir tout ces paysages que l’artiste chante avec tant de passion.

En vrai guide touristique, Jacques Brel ne se contente pas de chanter son pays mais également quelques autres lieux de villégiature comme « Amsterdam ».

Avec une description détaillée du port de la ville, l’envie grandit de s’y rendre pour y rencontrer ses personnages.

Dans ses invitations à partir voir le monde, « Les marquises » (1977) reste tout de même l’un des plus beaux hommages que Jacques Brel ait pu rendre à un lieu qu’il affectionnait.

C’est un lieu peu médiatisé que cette chanson va faire sortir de l’ombre avec ses petites îles paradisiaques sur lesquelles Jacques Brel a passé les dernières années de sa vie, avant son retour à Paris où il décèdera le 9 octobre 1978.



Barry Manilow
au «Copacabana »

Même si le chanteur reprend « La mer » dans sa version anglaise, c’est avec la chanson « Copacabana (at the copa) » (1978) que Barry Manilow se bâtit une notoriété.

Loin des soucis du quotidien personne ne peut résister à ce petit air de salsa qui entraîne du côté du Brésil et du soleil.

 
Frank Sinatra aime sa pomme

Le crooner américain Frank Sinatra est incontestablement une légende. Dans ses interprétations de « Beyond the sea » ou encore de « My way » (version anglaise « Comme d’habitude » de Claude François), le chanteur est magistral.

Mais le titre qui lui colle à la peau reste sans conteste son voyage avec « New York New York » (1978) où le chanteur fait l’apologie de la « Big apple », la ville où tout est possible.

A l’origine, il s’agit d’un titre chanté par le crooner dans « Un jour à New York », écrit pour le film musical éponyme de Stanley Donen et Gene Kelly (1949). Mais comme souvent, les grands succès entrainant des reprises, c’est dans « New York New York » de Martin Scorcese (1977) qu’on retrouvera cette chanson, interprétée magistralement par Liza Minnelli.

D’ailleurs les films et comédies musicales sont à l’origine de nombreux succès musicaux au parfum estival.


Hair la comédie musicale à scandale

Il est impossible de rester dans le ton des vacances sans évoquer ces films pétris d’ambiance qui nous rappellent l’été.
C’est le cas de la chanson « Let the sun shine in» extraite d’abord de la comédie musicale puis du film « Hair ».

En 1967 en plein vague hippie, « Hair », considéré comme le premier opéra rock voit le jour.
La comédie musicale raconte l’histoire d’un jeune Texan opposé à la guerre du Vietnam.
Après quelques jours passés chez des hippies, le soldat part au front et meurt au combat. L’hymne qui clôture la pièce s’intitule « Let the sun shine in ».

En 1979, Milos Forman transforme le spectacle en long métrage et les notes de « Let the sun shine in» continuent de résonner.

Un an après la version anglophone du spectacle, Jacques Lanzmann en réalise une adaptation française sur la scène du Théâtre de la Porte Saint-Martin, provoquant un scandale.

Ce n’est pas tant le sujet de la pièce mais surtout la scène de nu qui choque le public.
Les artistes, dont Julien Clerc, se produisent totalement dénudés au cours du spectacle et l’Armée du Salut tente de faire stopper les représentations.

« Let the sun shine in » devient « Laissons entrer le soleil », des paroles qui symbolisent à la fois un appel à la paix mais aussi aux vacances.


Abba et les reines de la nuit

De son côté le groupe Abba lance une autre forme d’appel avec le titre « Dancing queen ». Qui n’a pas dansé au moins une fois dans un club de vacances ou une soirée plage sur cet air aux sonorités tellement disco.

La petite phrase « You can dance », répétée sans cesse dans cette chanson de 1976 incite à prendre le chemin de la piste de danse pour tenter de devenir une « Dancing queen » reine de la nuit…

Même si certains ne le savent pas, les Abba ne se sont pas privés de faire escale dans des terres plus ensoleillée que leur Suède natale.
Dans leur titre « Happy Hawaï » les membres du groupe se retrouvent à voler vers d’autres lieux et des plages plus accueillantes que certains rivages grisonnants.

Mais avant de terminer ses nuits d’été sur les pistes de danse, il y a les après-midis « plage et bronzette » durant lequel le surf est une activité conseillée. Et ce ne sont pas les Beach Boys qui diront le contraire…

The Beach Boys
surfent toujours

La formation californienne, The Beach Boys, a toujours su allier avec harmonie les ingrédients indispensables aux vacances réussies : sable, mer plage et soleil.

Son fameux titre « Surfin’USA » vient animer les plages et les ondes de 1963. Dès les premières notes, les auditeurs se trouvent transporter vers les dunes de sable fin et les odeurs de crème solaire.

Et se retrouver sur les plages les pieds dans l’eau c’est un peu le « California dreamin’ » comme a pu l’exprimer le groupe en 1965.
Un titre issu à l’origine du répertoire du groupe The Mamas & the Papas, et qui se classe même en 89e position des « 500 plus grandes chansons de tout les temps » en 2003, selon le magazine Rolling Stones.


The Beach Boys vous servent un « Cocktail » ?

Qui pourrait donc résister à un bon cocktail sous les cocotiers… Ce merveilleux mélange de boissons aromatiques a ainsi donné son nom au film « Cocktail » de Roger Donaldson dans lequel joue Tom Cruise et pour lequel les californiens signent « Kokomo » en 1988.

Toutes ses musiques ne peuvent que rappeler les « Good vibrations » que The Beach Boys procurent en 1966.
Pour ce titre également en tête des listes de chansons de l’été, le groupe a dû fréquenter cinq studios d’enregistrements.
Il aura fallu 90 heures de bandes enregistrées sur six mois pour un résultat qui n’excédera pas…  trois minutes trente-cinq au final !

Une petite histoire qui n’est pas sans en rappeler d’autres.


The Eagles le petit trou… de mémoire


Le groupe The Eagles aussi a ses petits secrets. Pour son plus grand titre « Hotel California » enregistré en 1977, tout ne s’est pas passé… de manière très académique.

Le groupe est en plein travail d’enregistrement. A force de manipuler les accords et d’apporter des modifications successives, impossible pour les musiciens de se souvenir de leur souhait initial pour ce titre.

Heureusement que Don Felder, l’un des membres de la formation a réalisé une copie de la première maquette sur une cassette… restée à son domicile.

Don Felder décide alors de joindre sa femme de ménage en urgence pour récupérer la bande, laquelle lui transmet ensuite sur son propre walkman.
Sans ce « coup de balai » de la femme de ménage, de nombreux vacanciers n’auraient pas pris la route sur ce célèbre slow.


The Beatles inspirés par les UV

D’autres chansons rappelant les bienfaits de quelques rayons UV cachent également des moments d’escapade dans un quotidien tourmenté.
C’est le cas de « Here comes the sun », la chanson de The Beatles qu’a écrite George Harrison en 1969.
George Harrison supporte mal l’atmosphère pesante qui règne à cette période au sein de la formation. Le musicien se réfugie chez son ami Eric Clapton.
Un peu de soleil suffit à libérer l’esprit créateur du compositeur.

Autre chanson autre composition, mais toujours sous le soleil britannique. « Good day sunshine » voit le jour en 1966 sous les plumes de Paul McCartney et de son acolyte John Lennon.

Les oreilles plus fines auront remarqué qu’une petite phrase se cache dans les paroles de Paul McCartney. Après son « She feels good » (« elle se sent bien »), Ringo Starr semblerait répondre « She fuckin’does » (« carrément bien, putain ! »).


Madonna
toujours enjouée en « Holiday »


Pour Madonna aussi les vacances sont importantes. Avec son troisième titre, « Holiday » (1983), la chanteuse signe son premier grand succès.

Evidemment l’air enjoué et le punch de la chanson sonne idéalement pour un air de vacances. Depuis ce titre est rentré dans la catégorie : « à ne pas oublier dans la programmation estivale ! ».

D’ailleurs, « Holiday » connaît une seconde édition en 1985 et se trouve souvent interprété en fin de concert de Madonna. Qui s’opposerait à reprendre un peu de « Holiday » ?


The Bee Gees, pas tranquilles les vacances

Tout comme Madonna, les Bee Gees ont leur tube de vacances, version plus morose.

En 1967, The Bee Gees sortent le single clairement intitulé « Holiday ». Le titre semble porteur de gaieté et de fraîcheur mais la réalité est toute autre.

Par sa musique plutôt mélancolique et ses paroles lentes, ce « Holiday » ne semble pas décrire l’enthousiasme des vacances. Au contraire, il s’agirait plutôt d’un titre sonnant l’heure du retour.

Mais pour partir en vacances, il faut bien de temps en temps retourner au boulot. De toute manière, rien ne vaut réellement la chaleur de son doux foyer.


Lynyrd Skynyrd de retour à la maison

Toutes les bonnes choses ont une fin et une fois la tête pleine de souvenirs et la peau bien hâlée, tout le monde se retrouve alors sur les routes direction la maison.

Même si ce retour signifie parfois abandonner copains ou amours de vacances, rien n’est jamais totalement fini.

Et si le cafard est trop fort, rien de tel que de se passer le « Sweet home Alabama » de Lynyrd Skynyrd.
Un air rock de 1974 idéal dont les paroles remonteront le moral aux plus tristes « Bienvenue à la maison ».


Dans la tête de tout à chacun résonnent quelques notes qui évoquent l’été, que ces titres soient des slows langoureux ou des airs enjoués, qu’ils parlent directement ou non des vacances et de soleil.
De même que les vacances sont saisonnières, il est des titres qui resurgiront à chaque rayon de soleil.
Sur la route des vacances, certains siffleront « Le sud » de Nino Ferrer et d’autres préfèreront « Surfin’USA » de The Beach Boys, l’essentiel reste que l’été rime avec repos et amusement.

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