Biographie John Fogerty

John Cameron Fogerty Né(e) le 28 mai 1945 (71 ans)

Sa biographie

En 1959, alors que John Fogerty se plait à interpréter les succès de l'époque, son frère, Tom, fonde les Blues Velvets, dont il est le leader. John n'assure alors que les claviers. A leurs côtés, 2 camarades de classe Doug "Cosmo" Clifford, le batteur et Stu [Stewart] Cook, le bassiste.

Malgré les concerts qu'ils donnent dans les bars, le succès tarde à venir si bien qu'en 1964, le groupe se tourne vers un nouveau label qui décide de les rebaptiser les Golliwogs. Là encore, les quatre musiciens ne voient rien venir. Aussi, John Fogerty décide t-il de veiller aux destinées du groupe. Première initiative, à son retour de l'armée trois ans plus tard, les Golliwogs deviennent les Creedence Clearwater Revival . Sa signification : "Creedence" du nom d'un ami, sachant que Credence signifie croyance. "Clearwater", qui est une marque de bière, se traduit également par "eau Claire". Enfin " Revival " traduit le souci d'un retour aux sources du rock and roll !
Quant aux compositions, elle prennent une nouvelle orientation, sous la plume de John Fogerty si bien qu'en 1968, un premier album voit le jour, sobrement intitulé Creedence Clearwater Revival. Tous les titres sont l'oeuvre de John Fogerty à l'exception de trois reprises, "Ninety-nine and a half" de Wilson Pickett et "I put a spell on you" de Screamin Jay Hawkins et "Suzie Q" de Dale Hawkins. C'est ce dernier titre qui permet au groupe d'émerger en 1968. Leur notoriété se confirme avec la sortie de leur deuxième album "BAyou country", l'année suivante. Un disque au rythme lent, hypnotique, illuminé, qui lance les bases du swamp rock ou du bAyou beat (le rock des marécages). Parmi les titres extraits de "BAyou country", "Proud MAry", qui associe quasiment tous les genres musicaux, le riff, la country ou encore le rhythm and blues. La chanson sera d'ailleurs reprise par Elvis Presley et Ike et Tina Turner et Solomon Burke. Après ce succès auprès du public et des professionnels, John Fogerty et son quatuor multiplient les tournées, avec notamment un passage au festival de Woodstock.

En 1969, "Bad moon rising" et "Lodi", extraits de leur troisième disque "Green river", restent en tête des ventes. L'album se vend à plus de 3 milLions d'exemplAIRes aux Etats-Unis.
La notoriété du groupe est grandissante lorsque sort "Willy and the poor boys", qui mêle tous les genres de la musique populAIRe américaine.

En terme de ventes et de notoriété, Creedence Clearwater Revival rivalise désormais avec les Rolling Stones, les Beatles. Au paroxysme de son art, le groupe revient en 1970 avec un cinquième album "Cosmo's factory". La ballade "Who'll stop the rain" (évocation de l'Amérique de Nixon en proie à la guerre du Vietnam) où l'introduction plus qu'élaborée d' "Up around the Bend" séduisent tout autant.

"Pendulum" en 1972 déroute quelque peu par sa nature polymorphe. "Have you ever seen the rain" ou encore "Molina" ne réussissent pas à réunifier le groupe. La séparation des Creedence Clearwater Revival est officialisée après la sortie de leur ultime album "Mardi gras", dans lequel Tom Fogerty, qui préfère se consacrer à sa famille, ne s'investit guère. Malgré des reformations occasionnelles (jusqu'à la mort de Tom Fogerty en 1980), l'unité de groupe est envolée et leurs membres se lancent en solo. John Fogerty , qui s'enGage dans une bataille juridique avec sa maison de disques durant une vingtaine d'années, reste longtemps absent.

Néanmoins, l'artiste retrouve de sa splendeur et sa créativité avec des albums tels que "Center Field" en 1985 et "Blue moon swamp". Si bien qu'après un premier concert à Paris en 1971 avec les Creedence Clearwater Revival, John Fogerty se produit de nouveau dans la capitale en 2006 au Palais des Congrès. Il revient l'année suivante et rencontre le même succès lorsqu'il foule la scène de l'Olympia ou encore celle du Grand Rex en juin 2008.

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