Sous le sapin… les pavés

A l’occasion de ces fêtes de fin d’année, Nostalgie a tourné les pages de livres qui constituent aussi l’actualité musicale… Notre rédaction vous enlève une épine du… sapin en vous proposant une sélection de cadeaux. De Keith Richards à John Lennon en passant par Johnny Hallyday et Jean Ferrat Nostalgie vous donne la note !

Livres MD
1/12
« Life »
Keith Richards
Editions : Robert Laffont

22 € 90
672 pages

Un véritable déballage… Tout le monde trouve son compte des fans aux lecteurs de presse people.
Dans son autobiographie, « Life » attendue dans les librairies anglaises à partir le 26 octobre prochain, Keith Richards semble ne rien vouloir cacher de la véritable nature des relations au sein de The Rolling stones.
Cet ouvrage, qui pourrait être considéré comme un brûlot si l’on considère que le mythe du plus grand groupe de rock du XXe siècle puisse être écorné par des révélations quelque peu scabreuses, s’attarde en particulier sur le leader de The Rolling stones.

« Life » révèle en effet des relations pour le moins tendues entre Keith Richards et Mick Jagger.
Le musicien, qui avait coutume d’appeler Mick Jagger "votre majesté" ou "Brenda", explique que le leader de la formation était devenu "insupportable" au début des années 80.
Keith Richards, aujourd’hui âgé de 67 ans, poursuit : "J'avais de l'affection pour Mike, mais je n'ai pas été dans sa loge depuis une vingtaine d'années. Parfois, je me dis: +mon ami me manque+. Je me demande: +où est-il allé?+".
 
Les ami(e)s de mes amis sont mes ami(e)s

Le Troisième fondateur de The Rolling stones, Brian Jones, n’est pas épargné non plus. lui reproche d’avoir courtisé sa fiancée, Anita Pallenberg, lors d'un voyage en Espagne. « Je me rappelle encore de l'odeur des orangers à Valence. Quand vous sortez avec Anita Pallenberg pour la première fois, vous n'oubliez pas les détails ». Une liaison, déjà connue, qui n’aura pas empêché Keith Richards et  Anita Pallenberg d’avoir trois enfants.
Keith Richards revient également sur sa consommation de d’acide qui lui aura fallu une arrestation mémorable à Londres. "On frappe à la porte. Je regarde par la fenêtre et je vois plein de nains dehors, qui portent les mêmes vêtements", se rappelle-t-il. "C'était des policiers mais je ne le savais pas. Ils ressemblaient à des personnes toutes petites avec des habits bleu foncé et des casques qui brillaient. + Quel accoutrement ! Vous étiez censés venir ? Peu importe, rentrez, il fait froid dehors+", leur lance-t-il, avant d'être interpellé.
Autant de révélations sur The Rolling stones, qui n’en sont plus vraiment après cinquante ans de médiatisation et de succès.
Gageons qu’elles n’entameront en rien le désir des fans et du groupe de rock de voir se reformer LA légende du rock’n’roll.
 


« John Lennon
, une vie »
Philip Norman
Editions : Robert Laffont
24 € 90
864 pages

A l’occasion des 30 ans de la disparition de John Lennon, assassiné le 8 décembre 1980 à New York au bas de son immeuble par Mark David Chapman qui ouvre le feux à cinq reprises, les ouvrages ont été nombreux à paraître, parmi eux « John Lennon, une vie » .
Le journaliste et dramaturge anglais Philip Norman, auteur de plusieurs biographies consacrées notamment aux The Beatles et aux The Rolling Stones, dresse un portrait du leader de The Beatles.

De John à Lennon

Le livre, qui compte des photos et un témoignage du fils de John Lennon, Sean, vous offre de redécouvrir les étapes qui ont construit le personnage du chanteur, à travers le Liverpool de la fin des années 1950 ou les quartiers chauds de Hambourg où les Fab Four devaient fourbir  leurs premières armes.

 

« Johnny Hallyday
, notre idole »
Laurent Lavige
Editions : Hugo&Cie
14,50 €
160 pages

Un parcours hors norme pour une légende de la chanson française adulée toute génération confondue. C’est ce qu’explore Laurent Lavigne dans son  livre, « Johnny Hallyday, notre idole ».
Animateur, journaliste et écrivain, Laurent Lavige n’en est pas à son coup d’essai.
Fin connaisseur du monde musical, il est notamment l’auteur de « Bashung vu par ses amis » (Hugo image), « Michael for ever » (Hugo image) ou encore " On air " (Hugo & cie),  dans lequel il revient sur ses interviews de : Bruce Springsteen, James Brown, John Lee Hooker, Elton John ou encore Peter Gabriel.

L'épopée

Cette fois, c’est donc à celui qui occupe les devants de la scène depuis les années 50, que Laurent Lavige consacre un livre. Portrait tantôt public, tantôt privé, Laurent Lavige passe au crible la carrière de celui qui compte à son actif une centaine de tournées ou encore une quarantaine de disques d’or. Un portrait étaye par des témoignages et des photos méconnues.
Plus inattendue encore, cette interview de Johnny Hallyday que Laurent Lavige projette en 2024.



« Jean Ferrat
tout simplement »
Michel Valette
Editions : Guy Trédaniel Editeur
18 €
232 pages

Le 16 mars 2010, des milliers d’anonymes rendent hommage, dans son village d’Antraigues-sur-Volane (Ardèche), à Jean Ferrat, qui s’est éteint trois jours plus à 79 ans.
A son tour, Michel Valette commémore l’interprète de « La montagne » (1964), " Nuit et brouillard " (1963) ou encore de " Camarade " (1968) avec « Jean Ferrat tout simplement ».  
Chanteur, écrivain, metteur en scène ou encore comédien, Michel Valette fut surtout le créateur de « La colombe », situé à Paris sur l’île de la Cité et qu’il dirigea durant dix ans, de 1954 à 1964.
Parmi les plus de 200 chanteurs qui devaient débuter dans son cabaret, devenu légendaire depuis, Guy Béart, Georges Moustaki, Pierre Perret ou encore Anne Sylvestre.


La Colombe qui libère l'artiste

C’est en 1956 qu’il voit débarquer à La Colombe un interprète à la fois timide et réservé. Dès lors, les deux hommes, au delà de l’aspect artistique, vont nouer des liens amicaux.
Une relation qui permet à Michel Valette de proposer, à travers « Jean Ferrat tout simplement », un regard encore jamais posé sur Jean Tenenbaum.
Vous y découvrirez un Jean Ferrat public et privé à travers de nombreuses anecdotes mais également des textes qui demeurent méconnus du public.
L’occasion de revisiter l’oeuvre de celui, qui par sa poésie et son engagement, appartient désormais au panthéon de la chanson française.

 

« Les femmes de la chanson – 200 portraits  (1850-2010) »
Sous la direction d’Yves Borowice
Editions : Textuel
  
39 €
274 pages

Elle remporte le concours de l’Eurovision avec « Un jour, un enfant » d’Eddy Marnay en 1969, ex aequo avec Salomé, Lulu et Lenny Kuhr.
Interprète de « Parlez-moi d’amour » de Jean Lenoir en 1930, Boris Vian dit d’elle « C’est Eve qui s’exprime par sa bouche ».
Fille de Géo Koger, grand auteur de l’entre deux guerres, elle adapte ou écrit nombre de succès de Claude François ou Hugues Aufray : « Belles, belles, belles » (1962) ou encore « Céline » (1966).
Adepte de la chanson réaliste, elle compose une centaine de titres pour Edith Piaf : « Mon légionnaire » (1937) ou « Hymne à l’amour » (1949).
Surnommée la « Dame blanche de Saint-Germain-des-Près », elle enregistre « Les feuilles mortes » du duo Prevert/Kosma en 1948, avant même Yves Montand.
Frida Boccara, Lucienne Boyer, Vline Buggy, Marguerite Monnot et Cora Vaucaire sont quelques unes des 200 artistes dépeintes dans « Les femmes de la chanson – 200 portraits  (1850-2010) » (Textuel).

Un siècle de musique vous contemple

Compositrices, auteures, interprètes, directrices de salles ou des cabarets, gouailleuses, lolitas, incarnations de la variété ou de la pop acidulée, Yves Borowice, qui a dirigé cet ouvrage, couvre ainsi plus d’un siècle et demi d’histoire de la chanson française, de 1850 à aujourd’hui.
Avec Claude Antonini, Laurent Balandras, Jacques Mandrea, Christian Marcadet, Martin Pénet, Nicolas Vallée et Jean Viau, l’historien met en exergue les femmes dans la chanson française à travers une galerie de portraits.  
Une initiative qui a l’art de mettre en lumière les femmes de l’ombre sans qui les Barbara, Isabelle Aubret, Régine, Marie LaforêtFrance Gall, Véronique Sanson, Mylène Farmer, Zazie ou encore Olivia Ruiz n’auraient pas connus leur « « Plus belle histoire d’amour ».
Cette encyclopédie pourra être jugée subjective ou succincte, reste qu’Yves Borowice se devait de faire un choix, celui de témoigner que la chanson est un art majeur qui s’interprète (aussi) au féminin.

Caroline LEBENBOJM


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