Sa biographie

Le premier pas

Pendant les quelques années suivant sa formation, Kansas se consacre entièrement dans la promotion de sa carrière musicale et ne tarde pas à dévoiler son propre style, un mélange de rock progressif et de hard rock que les fans qualifient de « boogie-rock ».

Durant une certaine période, le collectif se contente de partager ses inspirations sur quelques scènes locales. Sa musique est pourtant bien accueillie par le public et commence à attirer l'attention des producteurs.

En 1974, Kansas fait la rencontre de Don Kirshner. Celui-ci, tombé sous le charme de l'originalité du groupe, lui fait signer sans hésiter un contrat d'enregistrement. Le premier album éponyme du collectif fait alors son apparition.

Composé de huit titres inédits dont « Journey from Mariabronn », « Death of mother nature suite », ou encore « Can I tell you », l'opus n'arrive pas pour autant à susciter l'intérêt du public.

Déterminé à gagner le coeur de ce dernier, le groupe Kansas enregistrera alors un deuxième album au cours de l'année suivante, en 1975. Toujours produit par le label Kirshner, l'album s'intitule « Song for America » et se compose de six tubes inédits.

La Chanson titre de l'album, écrite et composée par Kerry Livgren lui-même et présentant un aspect plus symphonique de la musique rock, fait fondre immédiatement les amateurs de mélodies du genre.

Elle ne tarde pas à dominer les charts et parvient à faire reconnaître Kansas sur la scène musicale.

Le collectif se retrouve désormais parmi les artistes de grande renommée, non seulement au niveau local mais également et surtout au niveau national.


« Dust in the wind »

Après ce premier succès, Kansas se lance dans l'enregistrement d'un troisième album. Baptisé « Masque », l'opus se compose de huit tubes inédits et fait sa sortie en 1975.

Un succès modeste fut au rendez-vous avec quelques 250 000 exemplaires vendus, mais l'album parvient toutefois à imposer l'identité de Kansas sur le plateau musical.

En 1976, le collectif sort un quatrième album qui s'intitule « Leftoverture ». L'opus se compose de quatorze nouveaux titres dont « Father padilla meets the perfect gnat », « What's on my mind », « The wall » ou encore « Carry on wayward son ».

Ce dernier, sur fond de sons rock très originaux, fascine immédiatement les fans et contribue largement à la vente de l'opus. On peut enregistrer plus de 3 millions d'exemplaires vendus pour « Leftoverture » et une place privilégiée dans les charts internationaux pour le single.

Un triomphe remarquable qui, en 1977, sera encore suivi par celui de l'album « Point of know return ». Cinquième opus de Kansas, celui-ci sera surtout connu pour le titre « Dust in the wind », un tube universel qui va dominer les charts internationaux pendant plusieurs mois.

« Point of know return » se vendra à plus de 1 million d'exemplaires rien qu'aux États-Unis grâce à cette Chanson culte.

Après les ravages de « Dust in the wind » et de « Carry on wayward son », Kansas se retrouve au sommet de sa carrière musicale. Ses concerts sont désormais à guichets fermés et ses tubes résonnent sur les ondes internationales.


Les années 80

En 1978, le groupe Kansas enregistre un album live qu'il baptise « Two for the show ». Il sort également un nouvel opus auto-produit intitulé « Monolith » au cours de la même période. Le succès n'étant plus réellement au rendez-vous, la formation devient alors plus discrète.

Vers de début des années 80, les deux membres fondateurs du groupe, Dave Hope et Kevin Livgren se convertissent au christianisme et décident de transmettre cette nouvelle image à travers leur musique.

Steve Walsh, en désaccord avec ce point de vue, quitte le groupe et crée le collectif Streets. Il sera alors remplacé par John Elefante.

Jusqu'en 1983, Kansas s’inspirera beaucoup de la religion et sortira deux albums inédits intitulés « Vinyl confessions » en 1982 et « Drastic measures » en 1983 avant de tomber complètement dans le silence.

C'est seulement en 1986, avec une reconstitution complète de ses membres, que le groupe sera de retour sur scène. Il sera désormais composé de Steve Walsh, de Richard Williams, de Phil Ehart, du guitariste Steve Morse et du bassiste Billy Greer.

Cette nouvelle formation va produire quelques albums mémorables dont « Power » en 1986, « In the spirit of things » en 1988 ou encore « Always never the same » en 1998. Vers la fin des années 80, Steve Morse abandonnera le collectif.

Kansas ne se verra alors sourire qu'en 2000, avec le retour de Kerry Livgren. L'album « Somewhere to elsewhere » sera le fruit de ces grandes retrouvailles.