Biographie Little Beaver

William Hale Né(e) le 15 août 1945 (71 ans)

Sa biographie

Un maître du blues

Le surnom de Little Beaver est donné à William Hale depuis son enfance. Jeune homme, William Hale possède une particularité : des dents « gigantesques ». On l'a ainsi surnommé Little Beaver, en référence aux dents proéminents des castors, beaver signifiant castor en français.

Le gamin originaire d'Arkansas devient vite un maître de la guitare à un âge très jeune. Il quitte son Arkansas natal pour la Floride en 1960. Il vivra ainsi sa période adolescente dans cet autre état du sud des Etats-Unis.

En 1969, il signe chez Cat Label, une branche du Pierre Henry's TK Records de Hialeah Label, avec Willie Clarke comme producteur et parolier.

Entre-temps, il devient un musicien de session et la sonorité de sa guitare est devenue une marque de fabrique de son label. Son style ainsi que son doigté sont reconnaissables entre mille autres. On arrive à les sentir dans beaucoup d'albums enregistrés pour Cat Label. Nous pouvons notamment citer le titre "Clean up woman" de Betty Wright.

En 1972, il lance ses premiers singles. Son premier titre s'intitule « Joey ». Deux autres suivront, « Wish I had a girl like you » et « Six foot hole ». Toutefois, son premier véritable tube, est « Party down, part 1 ». Ce succès lui permet d'ailleurs de se faire une réputation, non seulement en tant que guitariste, mais aussi comme chanteur et surtout comme parolier. « Party Down, Part 1 » arrive deuxième dans les charts américains de R'n'B.

Little Beaver est également l'auteur de cinq albums dans les années 1970. Beaucoup de ses enregistrements intègrent des musiciens d'envergure. Nous pouvons citer entre autres le pianiste Betty Latimore ou l'organiste Timmy Thomas. « A down », son album de 1974, met en avant sa collaboration avec Jaco Pastorius, un des plus éminents bassistes Jazz.


Traversée du désert et renaissance

Little Beaver sera pourtant dépassé par la vague disco des années 1980. Dans ce sens, il ne produira pas grand chose durant cette décennie. Il fera parti de ces artistes estampillés soul, encore connus au début, vaguement entendus au milieu, pour être ensuite rangés dans les placards à la fin de la décennie.

Bref, les années qui suivent la faste des années 1970 est, au mieux, un moment de relative pause pour l'artiste, au pire, une traversée du désert. Les années 1990 transformeront cette traversée en un mutisme total. On ne sait plus où est passé le guitariste de l'Arkansas. Sa voix n'est entendu nulle part. Idem pour sa guitare. Little Beaver, en tant que chanteur de R'n'B, disparaît de la circulation.

La renaissance artistique de Little Beaver n'arrive qu'en 2003. Après des années d'absence, il marque un petit retour avec deux albums de Joss Stone « The soul sessions » et « Mind, body & soul ».

Toutefois, c'est l'abondante réutilisation de ces anciens titres dans les mix des rappeurs les plus en verve du moment qui assurera la pérennité de son héritage musical. Dans ce contexte, nous pouvons citer en exemple, Jay Z.