Mary Wells

Mary Esther Wells Né(e) le 13 mai 1943 (73 ans)

Sa biographie

Son enfance et ses débuts

Née le 13 mai 1943 à Détroit, Michigan, Mary Esther Wells grandit au sein d'une famille et d'une résidence pauvres. À 2 ans, elle est atteinte d'une méningite cérébro-spinale qui lui cause une cécité d'un oeil, une paralysie temporaire et une surdité partielle.

En recouvrant plus tard la santé, la vue et l'ouïe, Mary Wells doit faire face à un grand défi que celui de réapprendre à marcher. Elle chante pour oublier la misère qui l'entoure et intègre très jeune la chorale de son église, pour ensuite se produire dans les nightclubs locaux.

À 17 ans, elle finit ses années de lycée au Northwestern High School de Detroit et espère d'abord devenir scientifique. Mais très vite, elle est enthousiasmée par le succès qu'ont connu les grands musiciens de Detroit comme Jackie Wilson ou The Miracles et décide de tenter sa chance dans une carrière musicale, en tant qu'auteur.

Du haut de ses 17 printemps, elle se pointe chez les studios Tamla Records et propose une Chanson au célèbre Berry Gordy. Ne sachant ni composer de la musique ni écrire de partition, Mary Wells est alors obligée de chanter a capella la Chanson qu'elle a écrite et qu'elle destinait selon les rumeurs à Jackie Wilson.

Impressionné, Berry Gordy enregistre aussitôt le single « Bye bye baby » et signe Mary Wells chez son nouveau label Motown. Ce premier single sort lors de la même année 1960 chez Motown et se classe très vite dans le Top Ten du chart R'n'B dans le courant de l'année suivante.

Désormais, Mary Wells a gagné sa place aux hauts rangs des superstars de la musique noire afro-américaine.


Après ce premier succès

Fort du succès de ce premier tube, Mary Wells enchaîne avec un autre single intitulé « I don't want to take a chance ». Avec ce nouveau titre, elle est la première artiste féminine de Motown à entrer dans le Top 40 des charts pop.

Automne 1961 voit la sortie du premier album de Mary Wells et de son troisième tube intitulé « Strange love ». Désormais considérée comme la première dame de Motown, elle travaille en collaboration avec le grand Smokey Robinson.

De cette collaboration, qui durera deux ans, découla plusieurs séries de singles à succès, dont « You beat me to the punch » qui squatte la première place du chart R'n'B et le Top Ten du Hot 100. Grâce à cette bombe de hit, Mary Wells devient la première chanteuse de Motown à recevoir une nomination aux Grammy Awards.

Avec une nouvelle première place dans le chart R'n'B, avec le titre « Two lovers » sorti en 1962, la notoriété de Mary Wells n'est plus désormais à prouver. Elle sort dans la même année son second album, baptisé « The one who really loves you ».

Numéro huit des classements pop, l'album se vendra à grande échelle. Incontournable de la scène musicale des années 60, elle contribue d'office en 1962 à la première vague des concerts Motortown Revue.

S'ensuivent plus tard de nombreux hits à succès comme « Laughing boy », « Your old standby », « You lost the sweetest boy » ou encore « What's so easy for two is so hard for one », « Operator » et « Two wrongs don't make a right ».


La suite

Véritable poule aux œufs d'or de Motown, Mary Wells amplifie sa popularité en 1964 avec le hit « My guy ». Numéro un du chart R'n'B Cashbox durant plus de sept semaines et couronné single R'n'B de l'année 1964, ce hit étendra le succès de Mary Wells jusqu'en Europe et restera la Chanson phare de sa carrière.

De l'autre côté de l'Atlantique, les Beatles laissent entendre que la diva de la Motown est la chanteuse américaine qu'ils admirent le plus. Très vite, Mary Wells est invitée à assurer les premières parties des Beatles en Grande-Bretagne.

Profitant du succès planétaire de Mary Wells et de « My guy », Motown réalise un album intitulé «  Together », en duo avec une autre star de la maison, Marvin Gaye . Comme prévu, cet album duo est un véritable succès commercial, surtout grâce à des tubes comme « What's the matter with you baby » et « Once upon a time ».

Au sommet de sa gloire, Mary Wells se fâche avec son label et résigne son contrat. Elle quitte officiellement Motown en 1965, après une longue série de poursuites judiciaires. Elle signe ensuite avec 20th Century Fox Records où elle sort très vite son premier album éponyme.

L'album ne contient que des hits mineurs et fera un flop. En 1966, Mary Wells déménage chez Atlantic Records et renoue avec le succès grâce au hit « Dear lover ».

Elle ne connaîtra plus jamais le succès de ses premières années et se baladera par la suite de labels en labels, de Jubilee Records à Epic Records, en passant par Reprise Records et plusieurs autres labels mineurs.

En 1990, Mary Wells est atteinte d'un cancer du larynx, l'obligeant à mettre fin à sa carrière de chanteuse. La maladie et les traitements auront tout d'abord raison de ses économies et pousseront ses amis artistes à offrir leur part de contribution financière.

Le 26 juillet 1992 à Los Angeles, Californie, le cancer aura raison de sa vie.