Le Saviez-vous ? - Michael Jackson

Le 25 juin 2009, les fans interloqués apprennent la disparition de leur idole. Michael Jackson, qui devait entamer une nouvelle tournée « This is it », est victime d’une crise cardiaque, probablement liée à une overdose médicamenteuse.

A l’occasion du quatrième anniversaire de son décès nostalgie.fr revient sur la saga des Jackson 5 jusqu’à la carrière solo de Michael Jackson.


De la Tamla Motown à CBS

Les Jackson 5 se sont cinq frères : Sigmund Esco surnommé Jackie, Toriano dit Tito, Jermaine, Marlon, et évidemment Michael. Une fratrie élevée puis managée d’une main de fer par Joe Jackson, dont l’épouse, Katherine, ne parviendra jamais à canaliser la violence.

En 1969, soit quatre ans après leurs débuts, le jeune groupe intègre le label de Berry Gordy lancé dix ans plutôt, sous le nom de Gordy puis de Tamla et Motown.

La maison de disques compte déjà de grands noms de la musique : Marvin Gaye, Smokey Robinson, Stevie Wonder ou encore Diana Ross. Et c’est justement à la chanteuse des Supremes que Michael Jackson doit en partie son entrée dans la cour des grands puisque c’est elle qui les découvrent avant que la Tamla Motown ne les lance.

Une arrivée qui relance l’activité de la maison de disques dont le succès commence à s’essouffler.
Le premier album « Diana Ross presents The Jackson 5 » sort en décembre 1969 suivi d’ « ABC »  en mai 1970.
Dès lors, The Jackson 5 enchaînent avec les hits : “ABC ”, “ I Want You Back » ou encore ” I'll be there ».

Michael Jackson, qui demeura toujours influencé par la soul de James Brown, de The Temptations et naturellement des Supremes, annonce, en juillet 75 qu’il quittera la Tamla Motown au terme de son contrat en mars 76 pour rejoindre CBS ; dans son sillage, Jackie, Tito et Marlon.
Seul Jermaine préfère rester au sein de la Motown à qui appartient le nom Jackson 5. Si bien que CBS hérite d’un groupe rebaptisé The Jacksons.

Les débuts chez CBS ne sont pas aisés. Leur premier opus, « The Jacksons » ne rencontre pas le succès escompté. Il faut attendre 1977 et l’album « Goin’ places » pour que le groupe émerge de nouveau.  


La (re)naissance du vidéo clip

C’est la télévision qui est à l’origine de la notoriété et du succès, d’abord des Jackson 5, puis de Michael Jackson. Le roi de la pop, conscient de la puissance de l’outil télévisuel,  révolutionne le vidéo clip en introduisant l’image dans la chanson pour conquérir les fans à travers le monde.

La « machine » est lancée dès 1981 avec un titre des Jackson 5, « Can you feel it ».
« Can you feel it », c’est ce titre écrit par Michael et Jackie Jackson et extrait de l’album : « Triumph » (octobre 1980).
Pour assurer sa promotion, il faut un support. Pour ce faire, Michael Jackson invente un nouveau concept… Le vidéo clip.
Le budget est à la hauteur, il égale celui d’un long métrage.
Et pour cause, les Jackson, Michael en tête, font appel à Bruce Gowers, réalisateur notamment de « Bohemian Rahapsody » de Queen ou encore de « Dance »  de Fleetwood Mac. Robert Abel, le pionnier des effets spéciaux, est également sollicité.  
Michael Jackson se charge, lui-même, du scénario.    
Les fils de Tito, Taj et Taryll, se mélangent aux images de synthèse qui ponctuent le clip qui sort en avril.

En 2001, « Can you feel it » est sacré parmi les 100 meilleurs clips vidéo de tous les temps, révélés à l’occasion du 20éme anniversaire d’MTV.  

Les clips de « Thriller » et « Bad » s’inscrivent plus tard dans la même veine.
 
« Thriller », avec plus de treize minutes, contribue également a écrire l’histoire du vidéo clip.
Le court-métrage, ou presque, est réalisé par John Landis (« Blues brothers 2000 »). 
Quincy Jones évoque durant le tournage du « Citizen Kane » du clip. Une référence au long métrage (1941) d’Orson Welles.

“ Bad ” est, lui,réalisé par Martin Scorsese (« Taxi driver », « George Harrison : living in the material world ») et écrit par Richard Price ( “ La couleur de l’argent »).
Dans cette vidéo de dix-huit minutes jouent la chanteuse Roberta Flack (« Killing me softly with his song ») et l’acteur Wesley Snipes (« Mo’ better blues »).


Quincy Jones… The wizz

S’il connaît la chanson, le cinéma ça le connaît également en particulier le monde de l’animation et du conte.

Fan du « Magicien d’oz » (1939) de Victor Fleming avec Judy Garland, lui-même adapté du livre éponyme de L. Frank Baum, Michael Jackson va faire ses premier pas dans le 7éme art dans « Wizz » (1978) de Sydney Lumet.
Dans ce remake disco, produit par la Motown, l’artiste s’illustre aux côtés de son égérie, Diana Ross.
Mais ce musical est surtout l’occasion d’une rencontre aussi marquante que déterminante, celle avec le directeur musical du film, un certain Quincy Jones.

Arrangeur pour les plus grands : Ray Charles, Franck Sinatra ou encore Barbra Streisand, celui qui est surnommé « Q » devient, à partir de 1980, le producteur musical de Michael Jackson, alors désireux de lancer sa carrière solo.

Leur association est une réussite planétaire. En effet, les deux hommes commettent trois des plus gros tubes de l’histoire musicale.
En 1979, c’est d’abord la sortie d’ « Off the wall ». Pour ce cinquième album solo de Michael Jackson, Quincy Jones fait notamment appel à Paul McCartney qui écrit le morceau « Girlfriend ».
L’opus s’écoule à plus 25 millions d’exemplaires.  

Trois ans plus tard, c’est un autre succès international avec « Thriller » pour lequel le même Quincy Jones refait appel à Rod Temperton, déjà présent sur « Off the wall ».
Sept des neuf chansons présentes sur l’album deviennent des singles qui se hissent en têtes des classements. Et ce, de son duo avec le même Paul McCartney, « The girl is mine », à « Beat it », en passant par « Billie Jean », « Human nature » et naturellement « Thriller ».
Le disque devient le plus écoulé dans le monde et ce, dès sa première année avec des ventes qui sont estimées jusqu’à 105 millions. L’album est gratifié de huit Grammy awards.

Enfin, en 1987 c’est la sortie du septième album solo de Michael Jackson.
A l’instar de « Thriller », tous les morceaux ou presque de « Bad » sont des hits : « The way you make me feel », « Liberian girl », « I just can’t stop loving you », « Dirty Diana » ou encore son duo avec Stevie Wonder « Just good friends » et évidemment « Bad ».
Avec près de 50 millions de copies, « Bad » est le deuxième album le plus vendu de Michael Jackson, se situant ainsi entre « Thriller » et « Dangerous ».

Quincy Jones et Michael Jackson mettent un terme à leur collaboration à l’issue de cet opus. Michael Jackson, qui entend demeurer fidèle à la pop, reproche à Quincy Jones un virage peut-être un peu trop rap.


Le cri de la « Victory »

« Victory », qui devait initialement s’appeler « Le rideau final », une allusion à l’ultime tour des frères Jackson, c’est la tournée qui rassemble les frères Jackson entre le 6 juillet et le 9 décembre 1984.
Au total, cinquante-cinq concerts sont donnés en six mois pour 2 millions de spectateurs entre les Etats-Unis et le Canada.

La tournée génère 75 millions de dollars de profits pour les frères Jackson.
Une fratrie qui se voit rejointe par Jermaine, qui avait choisi de demeurer fidèle à la Motown.
Depuis 1976, il n’avait en effet ni tourné ni chanté avec les Jacksons

Caroline Lebenbojm

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