Michel Berger : ses 3 albums incontournables

Auteur et compositeur de nombreux tubes pour Véronique Sanson, France Gall ou encore Françoise Hardy, Michel Berger a également à son actif de merveilleux albums solo. Focus sur les trois meilleurs.

Michel Berger © Thierry BOCCON-GIBOD

« Beauséjour » (1980)

Michel Berger passe sous le feu des projecteurs en tant qu'interprète à la sortie de « Beauséjour » (1980), son sixième album studio. Dès sa sortie, le disque connaît un succès phénoménal, porté par le tube « La Groupie du pianiste », qui passe en boucle à l'été 80. Avec 468 000 exemplaires du single écoulés, l'artiste réalise l'un des plus beaux coups de sa carrière. Les morceaux « Celui qui chante » et « Quelques mots d'amour », sortis la même année, remportent également les suffrages du public. Cette dernière chanson, composée quelques années plus tôt, s'adresse à Véronique Sanson, son amour qui l'a quitté pour aller rejoindre un autre homme aux États-Unis. A titre d'anecdote, c'est Daniel Balavoine qui fait les chœurs de la moins connue « Y’a vraiment qu’l’amour qui vaille la peine ».

« Différences » (1985)

Michel Berger sort « Différences », son huitième opus studio, en 1985. L'album entier est porté par le succès de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux », l’un des plus grands succès de l’artiste. Le chanteur, très investi dans l'humanitaire aux côtés de Daniel Balavoine, y interprète la souffrance des populations qui ont tout perdu. En 1987, « Différences » reçoit un disque d'or pour s'être vendu à plus de 100 000 unités. Le tube sera repris par Lââm avec succès en 1998, permettant à cette dernière de lancer sa carrière.

« Ça ne tient pas debout » (1990)

Michel Berger revient, en 1990, avec « Ça ne tient pas debout ». Après les décès tragiques en 1986, à cinq mois d'intervalle, de ses amis proches Coluche et Daniel Balavoine, l'artiste avait préféré se consacrer à la carrière de sa muse et femme, France Gall. Il signe ici un album plus sombre de neuf chansons, parmi lesquelles son immense tube « Le Paradis blanc ». Le morceau débute par le chant d'une orque, conférant une ambiance presque mystique à la composition. Elle évoque le renoncement ‒ ou la mort prochaine, selon les interprétations ‒ d'un homme, face aux souffrances et à la complexité du monde qui l'entoure.

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