Mike Brant

Moshé Michaël Brand Né(e) le 1 février 1947 (69 ans)

Sa biographie

Fils de Bronia Rosenberg, une survivante du camp de concentration d'Auschwitz, et de Fichel Brand, un maquisard polonais, Mike Brant débarque en Israel à sa création, en mai 1948.

Le jeune garçon, qui reste muet jusqu'à ses 5 ans, intègre rapidement une chorale mais quitte le lycée dès ses 13 ans.

Travailleur dans un kibboutz, il multiplie également les petits boulots : réparateur de frigos ou encore guide au musée océanographique de Haïfa.

Deux ans plus tard, Zvi, son frère accordéoniste, l'intègre dans son groupe. Avec Les Chocolates, le jeune homme, doté d'une voix de stentor, arpente les hauts lieux de Haifa durant près de deux ans.
Face au succès rencontré par Mike Brant auprès des jeunes, la formation, qui reprend les standards américains des Platters, d'Elvis Presley, ou encore deTom Jones , devient Mickaël et les Chocolates.


Les prémices


C'est à cette période que Jonathan Karmon, grand nom du music-hall israélien, séduit par la voix et le charisme du chanteur lui offre de partir en tournée aux Etats-Unis mais également en Afrique du Sud. Une expérience qui le conforte dans sa volonté d'entreprendre une carrière solo.

L'opportunité arrive en 1968. Mike Brand, qui se produit alors à Téhéran, est repéré parSylvie Vartan , venue se produire dans le même club, et Carlos, son secrétAIRe.

Tous deux s'enflamment pour le chanteur à qui ils proposent de se rendre à Paris.

C'est chose faite en 1969. Carlos, qui l'héberge, le présente notamment à Eddy Barclay. Pour autant, confronté qui plus est à l'obstacle de la langue, l'artiste ne parvient pas à s'intégrer.
C'est finalement Jean Renard, directeur artistique de Sylvie Vartan et de Johnny Hallyday , qui le prend en charge.


L'ascension

Après plusieurs mois c'est un premier 45 tours. "Laisse-moi t'aimer" sorti en 1970, est également le premier succès de celui qui est devenu Mike Brant .
La réussite est telle, que le titre s'exporte en Allemagne et en Italie, où l'artiste enregistre dans les deux langues.

Auréolé du look du parfait latin lover, chemise entrouverte, pattes d'eph', la popularité de Mike Brant , qui est reçu dans toutes les émissions radiophoniques et télévisées, va croissante. Sa voix chaude et son charme n'en finissent pas de charmer.

Victime d'un accident de la route, le chanteur revient toutefois sur les devants de la scène avec "Nous irons à Sligo", "A corps perdu" ou encore "Felicita" en 1971.

Parallèlement, le cinéma le sollicite, notamment Luchino Visconti. Il est également pressenti pour une adaptation italienne de "HAIR". L'artiste, qui préfère arpenter les scènes de province, résiste à l'appel du 7éme art.


Fin d'une ère

Se heurtant au refus de Jean Renard, Mike Brant accepte finalement de se produire en première partie de Dalida à l'Olympia en 1971.

En conséquence, la rupture est consommée avec son directeur artistique, remplacé par Gérard Tournier. Charles Talar, lui, devient son producteur.

Après un bémol dans sa carrière musicale, l'artiste doit attendre 1972 pour renouer avec le succès à la faveur du titre "Qui saura", une reprise de "Que sera" de José Feliciano.

La même année, il compose, lui-même, "C'est ma prière", tout en enchaînant avec plus de 250 galas en un an.

L'épuisement est proche, la dépression guette. Pour autant, les enregistrements se poursuivent : "Que tu es belle", "Toutes les couleurs" "Rien qu'une larme" et " Tout repris" ainsi que les tournées : Europe, Japon ou encore Australie.


Entourage obscur

En 1974, c'est le sulfureux Simon Waintrob qui le prend sous sa coupe. Il commence alors à fréquenter un milieu qui semble l'éloigner des siens. Sa créativité n'en est néanmoins en rien affectée. Toujours en 1974, il sort : "C'est comme ça que je t'aime", "Viens ce soir" ainsi que "Toi, mon enfant".

C'est cette même année que Mike Brant montre de premiers signes de dépression. Alors qu'il se produit devant quatre mille personnes à Boissy-Saint-Léger, il quitte prématurément la scène. A Cambrai, c'est un miroir de sa loge qu'il brise rageusement.

Le 21 novembre 1974, c'est sa première tentative de suicide en Suisse. Il saute de la fenêtre de son hôtel. Il en réchappe avec de multiples fractures.


Le suicide

La maladie semble passée, c'est de nouveau le succès, "Qui pourra lui dire" et "Elle a gardé ses yeux d'enfants" en 1975. Mais c'est avec l'adaptation de "Feelings" de Loulou Gasté et de Morris Albert, "Dis-lui", que le chanteur renaît.

Une illusion, le 25 avril 1975, l'impensable se produit. C'est la mort Mike Brant . Il se jette de la terrasse de l'appartement parisien d'une amie.
Deux semaines après son décès, il est finalement enterré à Haïfa. Ses fans sont inconsolables.

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