Sa biographie

Elevée par sa grand-mère suite au décès de ses parents, la jeune Nicole devient rapidement une adolescente rebelle qui fréquente les centres de redressement.
Si la jeune fille a envie de devenir styliste ou peintre, la chanson (jazz, blues, gospel) occupe une grande place dans sa vie.
A 20 ans, elle quitte la Haute-Savoie pour Paris où elle fait plusieurs petits boulots dans des clubs à Saint-Germain-des-Prés.


Sa voix intense séduit Barclay

Sa première scène, elle l'a fait à la Locomotive à MoNTMartre. Ce soir là, elle décide de s'appeler Nicoletta . Certains soirs, elle chante des standards de jazz.
Eddie Barclay, séduit par sa voix intense, la remarque. Le contrat qu'il lui propose ne pourra être honoré que plusieurs mois plus tard. Pendant ce temps, elle répond au courrier des fans de Guy Marchand et Frank Alamo , alors les coqueluches de l'écurie Barclay.Son premier 45 tours sera un hommage à Edith Piaf : "L'homme à la moto". Succès d'estime.

Nicoletta ne sera vraiment lancée qu'avec son premier tube : "La musique" en 1967 suivi d'un autre titre phare : "Il est mort le soleil".

Lors d'une tournée à Montréal, Ray Charles tombe amoureux de la chanson et l'adapte. Il considère par ailleurs que Nicoletta est la seule artiste blanche à chanter comme une Noire.
Star incontestée des années 70 avec des chansons comme "Les volets clos" ou "Mamy Blue", ou d'autres qui puisent dans les rythmes brésiliens "Fio Maravilla", "Aïe, aïe Caramba", l'énergie ne manque pas à cette grande professionnelle qui se laissera dépasser par la vague du disco.


La foi dans le Gospel

Nicoletta est toutefois une artiste internationale qui donne le meilleur d'elle-même lors de ses nombreux concerts. Il lui faut attendre 1975 pour passer en vedette à l'Olympia. Intransigeante (le play-back est sa bête noire), elle se refuse à fAIRe n'importe quoi ; mais les années 80 restent une période sombre. Seul son duo avec Bernard Lavilliers : "Idées noires" lui offre un réel succès.

En 1987, elle est Esmeralda dans la comédie musicale "Quasimodo" écrite par William Sheller .

En 1996, le public la redécouvre dans un répertoire gospel où elle se montre particulièrement convaincante, se produisant dans de nombreuses églises de France.


"Oh ! Happy days"


Témoignage du succès de sa tournée, près de deux cent dates, l'album live, "Nicoletta and the gospel voices" qui regroupe des classiques gospel évidemment, tel que "Oh ! happy days", des chants classiques comme "Ave Maria" de Charles Gounod mais également des reprises, "Quand on a que l'amour" de Jacques Brel.

En 1998, Nicoletta retrouve son ami William Sheller qui lui compose quelques unes des musiques de son album "Connivences".
L'année suivante, grand moment pour Nicoletta qui fête avec son public ses trente ans de carrière au Casino de Paris.
L'occasion pour l'artiste d'interpréter ses propres titres mais également des standards de jazz, de blues ou encore de variété.
Après la réédition de la compilation, "30 ans de Passion", (d'abord sortie en 1998), la chanteuse revient en 2006 avec un nouveau disque, " Le rendez vous " sur lequel on retrouve notamment "Summertime" et "Georgia in my mind".


Les plus grands à ses côtés


Certains de ces titres seront repris lors de son spectacle sur la scène parisienne du Théâtre des Variétés en février 2007. En décembre, elle chante Noel à Lyon.
Quelques semaines plus tard, Nicoletta présente son livre "La maison d'en face" dans lequel elle revient sur les grands épisodes de sa vie et de sa carrière, ses émotions, ses éclats de rire et ses coups de gueule ainsi que ses amitiés avec les plus grands :Charles Aznavour, Barbara, Johnny Hallyday, Yves Montand, Ray Charles ou encore Jimi Hendrix.

Pour autant, l'artiste n'en oublie pas "La musique" et part en tournée en mars 2008 avec les choeurs Gospel. En novembre 2009, elle est sur la scène de l'Alhambra.

L'énergie et le talent semblent donner à la chanteuse une indicible aura, dont le public ne saurait se lasser.

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