Nina Hagen

Catharina Hagen Né(e) le 11 mars 1955 (61 ans)

Sa biographie

Des reprises de Tina Turner et Janis Joplin à l'« African reggae »

Fille du scénariste allemand Hans Hagen et de l'actrice et cantatrice Eva Maria Hagen, Nina Hagen grandit dans un univers artistique. À l'âge de quatre ans, juste deux ans après le divorce de ses parents, elle commence avec des cours de ballet. Cinq ans plus tard, elle s'illustre déjà comme une petite étoile de l'opéra.

Portée à une carrière artistique, elle quitte les bancs de l'école en 1972, à l'ombre de ses seize ans et intègre un groupe de reprises au sein duquel elle interprète Tina Turner et Janis Joplin.

Par la suite, elle fréquente un atelier de musique populaire à Berlin-Est avant de former le groupe Automobil qui devient au fil des années l'un des groupes de jeunes talents les plus connus du pays. Parmi leurs succès, on trouve le single retentissant « Du hast den Farbfilm vergessen » publié en 1974.

Après une brève interruption de sa carrière en 1976, la jeune Nina Hagen monte un autre groupe simplement baptisé Nina Hagen Band au milieu de 1977. L'année suivante, leur premier album éponyme incluant quelques reprises, est dans les bacs.

Mini-succès international, l'opus de hard rock dévoile une fois de plus le talent hors norme de la chanteuse.

En 1979, elle réalise le LP « Unbehagen » incluant le brillant single « African reggae » avec le collectif avant de plier bagage et s'installer à Los Angeles, Californie.


L'aventure internationale, de « NunSexMonkRock » à « Beehappy »

En 1980, Nina Hagen publie un EP incluant quatre de ses chansons avec les Nina Hagen Band aux Etats-Unis. L'année d'après, elle donne naissance à sa fille Cosma Shiva Hagen à Santa Monica et prépare la sortie de son premier opus solo anglais « NunSexMonkRock ».

Ce dernier est un mélange dissonant de funk, reggae, punk et opéra. Pour sa promotion, elle entame une tournée mondiale avec les No Problem Orchestra.

1983 voit la réalisation de son album « Angstlos » suivie d'une tournée européenne au cours de laquelle la chanteuse expose ses convictions sociales, religieuses et politiques. L'opus génère deux hits majeurs sur le sol américain, l'inoubliable « Zarah » et le disco-punk-opera « New York New York ».

Deux ans plus tard, la vedette propose le recueil « Nina Hagen in Ekstasy » avec les hits « Universal radio » et « Spirit in the sky ».

En 1989, l'année de son idylle avec le Français Frank Chevallier, père de son fils Otis Chevallier-Hagen, elle offre un autre opus éponyme et entame une autre tournée allemande. En 1990, elle s'installe à Paris avec ses deux enfants avant de parcourir l'Europe avec son album de dance « Street » de 1991.

Deux ans après « Street », son brillant recueil « Revolution ballroom » est dans les bacs. Il est suivi par l'opus allemand « Freud Euch » en 1995 et par l'anglais « Beehappy » en 1996.


Différentes réalisations et collaborations

En 1998, Nina Hagen enregistre l'hymne officiel du FC Union Berlin. Quatre versions de l'hymne ont été ainsi publiées par GIB Music et Distribution GmbH.

L'année d'après, la vedette, riche de ses différents voyages à travers le monde, propose l'opus de chants indiens « Om Namah Shivay » destiné à la mise en oeuvre de projets sociaux en Inde. Elle enregistre également « L'opéra de quat'sous » de Berthold Brecht et Kurt Weill avec Max Raabe et compagnie.

En 2000, sa chanson « Schön ist die Welt » devient l'hymne de l'Expo 2000 et la reprise de sa « Zarah Leander » continue à faire un tabac. L'année d'après paraît son opus « The return of the mother ».

Parallèlement, elle multiplie ses collaborations et réalise le single du hit parade-parade allemand « Total eclipse / Die schwarze Witwe » avec Rosenstolz et Marc Almond.

En 2003, elle effectue une reprise de « Seemann » de Rammstein avec la formation Apocalyptica. Elle publie également son recueil de standards de jazz « Big band explosion » incluant « Fever », « Let me entertain you » et « Over the rainbow ».

Deux ans plus tard, elle est à la tête d'affiche du Drop Dead Festival de New York. En 2006, son opus de jazz « Irgendwo auf der Welt » est dans les bacs. La même année, la vedette intègre l'équipe du jury de « Popstars », une émission de télé-réalité à forte audience en Allemagne.