Perez Prado

Dámaso Perez Prado Né(e) le 11 décembre 1916 (99 ans)

Sa biographie

Débuts dans la musique

Bien qu'il soit connu mondialement, Perez Prado n'était pas de ces célébrités qui aimaient parler de leur vie. Les informations racontant son enfance ou les études qu'il a effectuées sont ainsi restreintes.

L'on sait toutefois que petit, il a effectué des études musicales, notamment des cours de piano classique avec Rafael Somavilla. Il débute sa carrière dans la musique en jouant dans la charanga de Senén Suarez .

Conscient du talent qu'il a, il s'installe à 26 ans à La Havane, une vil le de la musique latine par excellence, pour jouer tout d'abord dans les salles de cabaret en tant que pianiste. Il intègre par la suite quelques orchestres cubains connus à l'instar de l'Orquesta de Paulina Alvarez et de l'Orquesta Cubaney pour finir avec l'Orquesta Casin o de la Playa.

C'est avec ce dernier qu'il connaît surtout un grand succès, l'emmenant voyager sur toute la planète et à développer ses propres rythmes.


La carrière en solo

En rentrant d'une tournée avec l'équipe de Casin o de la Playa en 1946, Perez Prado décide de monter son propre orchestre afin d'approfondir une innovation qu'il a obtenue en mélangeant le jazz avec la musique cubaine.

Le premier titre issu de cette initiative est « Qué rico el mambo » sorti en 1947. Avec le succès rencontré par celui-ci, il part la même année en tournée au Venezuela et en Argentine accompagné de son orchestre.

En 1948, il engage Benny Moré en tant qu'interprète. De nombreuses œuvres découlent de cette association telles que « Mangolete », « Ana María », « María Cristina », « Mamboletas » ou encore « Dolor Carabalí ».

Mais la collaboration n'a pas duré longtemps et la plupart de ses chansons à l'époque étaient mal reçues par le public cubain et par les maisons d'enregistrement. C'est ce qui a entraîné son départ pour le Mexique en 1948.


Le grand succès

Arrivé au Mexique, Perez Prado forme un autre orchestre et continuait de composer des rythmes mambo. Contrairement à ce qui se passait à Cuba, ses titres connaissent un meilleur accueil au Mexique.

Ce succès lui permet de développer librement ses innovations. Il compose tellement de chansons qu'au final il ne leur attribue plus que des numéros au lieu des titres. C'est le cas de « Mambo No. 5 » et de « Mambo No. 8 ».

Perez Prado sort un 78 tours en 1949 avec « Mambo No.5 » sur une face et « Qué rico el mambo » sur l'autre. C'est ce disque qui déclenchera son grand succès aux États-Unis avec le phénomène mambomania.

En 1955, il sort « Cherry pink and apple blossom white » qui est resté pendant dix semaines au numéro un du Billboard. Un autre morceau à succès viendra trois ans plus tard avec « Patricia ».

Les années 50 marquent pour Perez Prado le succès international qui l'emmène voyager aux États-Unis, en Europe et en Amérique latine. Par contre, il a été relativement oublié par le public dans les années 60.

Cependant jusqu'à sa mort en 1989, il ne s'arrêtera pas de composer.