Peter Tosh

Winston Hubert McIntosh Né(e) le 19 octobre 1944 (71 ans)

Sa biographie

Jeune talent d'un ghetto de Kingston

Winston Hubert McIntosh de son vrai patronyme, Peter Tosh naît à Church Lincoln, Jamaïque le 19 octobre 1944. Enfant, il vit chez une tante dans une ville côtière de son île natale où il apprend le piano et la guitare auprès des fermiers.

Jeune rude boy assoiffé d'aventures, il quitte la campagne vers l'âge de quinze ans pour s'établir dans un ghetto de Kingston où il côtoie la misère et la violence. Partageant son temps entre l'école, les petits business de la rue et les séances de guitare à la chapelle du quartier, il trouve son moyen d'expression favori dans la musique.

Pour se lancer dans cette voie, Peter Tosh fréquente la chorale de sa paroisse avant de se retrouver dans la rue et échanger ses prestations contre quelques shillings. Au moment où le ska a fit son entrée dans le ghetto, le jeune surdoué s'est inspiré de ce style de musique pour créer des fusions de genres non moins étonnantes et se faire remarquer un peu plus.

Joe Higgs, un artiste fort connu dans son fameux ghetto le repère et le présente en 1962 à Bob Marley et Bunny Livingstone alias Bunny Wailer qui cherchaient eux aussi leur voie.

Il va alors rejoindre ces deux musiciens et former avec eux le groupe The Wailing Rudeboys qui devient The Wailing Wailers avant de finir The Wailers en 1963.


Avec les Wailers

Après la formation de leur groupe et sous la direction de Joe Higgs, Peter Tosh et ses amis rencontrent le premier succès en 1964 avec leur morceau de ska à la Bob Marley « Simmer down ».

Suite à cette révélation, le chanteur commence à partager le micro avec le roi du reggae et assure la voix principale de quelques chansons dont quelques tracks de rocksteady. Toutefois, leur premier opus « The Wailin' Wailers » de 1966 ne comportera que des interprétations de Bob Marley.

En tout cas, à l'émergence du reggae en 1968, Peter Tosh offrira ses prestations vocales à la réalisation de « Give me a ticket » et « The world is changing » des Wailers. Une performance qu'il renouvelle deux ans plus tard à travers quatre titres de leur album « The best of the Wailers » de 1971, dont « Soon come ».

Après la signature de leur contrat de production avec la firme britannique Island vers la fin de 1972, l'auteur-compositeur co-écrit le fameux titre « Get up stand up » qu'il chante en duo avec Bob Marley.

Il interprète également les morceaux « Stop the train », « 400 years » et « One foundation » des albums « Burnin' » et « Catch a fire » sortis au Royaume-Uni. Mais après le départ de Bunny Wailers en 1973 et à la suite d'un conflit financier avec Island et Bob Marley, il fait ses adieux aux Wailers.


L'aventure en solo d'un artiste engagé

Après les Wailers, Peter Tosh crée sa marque Intel-Diplo HIM et offre quelques 45 tours protestataires du genre « Babylon queendom ».

En 1976, son premier opus solo « Legalize it » est dans les bacs. Pour la pochette de cet album à la glorification du chanvre, l'artiste n'hésite pas à poser dans un champ de ganja.

Toujours aussi rebelle mais profondément engagé, l'enfant terrible des droits de l'homme enchaîne avec l'album au message fort « Equal rights » en 1977. Des paroles débordantes de colère qu'il redira avec insolence aux politiciens de son pays lors du grand concert de la réconciliation et de la paix d'avril 1978 à Kingston.

La même année, après une mésaventure avec la police jamaïcaine qui lui a presque coûté la vie, le chanteur lance son troisième opus solo « Bush doctor ». Réalisé avec Sly & Robbie et Mick Jagger, l'opus comporte entre autres le gros carton mondial « (You gotta walk and) don't look back ».

D'autres recueils moins bruyants mais toujours aussi engagés comme « Mystic man » et « Mama Africa » viennent compléter ses précédentes réalisations.

Un dernier cri intitulé « No nuclear war » vient couronner son parcours plein de révoltes avant son décès en 1987.