Biographie Quincy Jones

Quincy Delight Jones Jr Né(e) le 14 mars 1933 (83 ans)

Sa biographie

Les débuts d'un trompettiste de Seattle avec l'orchestre de Lionel Hampton

Fils aîné d'une employée de banque et d'un joueur de baseball, Quincy Jones vit les premières années de sa vie à Chicago où il passe une enfance non moins difficile marquée par la pauvreté et la maladie menta le de sa mère.

Suite à de nombreux déménagements, son père finit par s'établir à Seattle où le petit garçon fait la découverte de la musique. Il s’adonne alors au piano qu'il apprend en autodidacte avant de s'essayer à la trompette.

Vers le milieu des années 1940, l'adolescent alors âgé de 13 ans fait la connaissance du jazzman Clark Terry qui lui donne quelques leçons de trompette. Comme son maître, Quincy Jones intégrera des orchestres de sa ville plus tard. Puis avec Ray Charles qui devient son ami grâce à leur passion commune pour la musique, il finit par former un duo et commence à donner quelques concerts dans les clubs de Seattle.

Jeune espoir du jazz mais également élève brillant, le trompettiste obtient une bourse d'études pour le Schillinger House de Boston , l'actuel Berklee College of Music, à l'ombre de ses 18 ans. N'étant pas trop porté par le parcours académique, il se laisse tenter par une offre de Lionel Hampton et quitte l'établissement pour entamer sa carrière de trompettiste et arrangeur.

Il tournera avec l'orchestre de Lionel Hampton pendant quatre ans au cours desquels il fera son premier déplacement en Europe . Après ces premières expériences, Quincy Jones s'établit à New York où il travaille en tant qu'arrangeur free lance pour des artistes comme Ray Charles , Dinah Washington , Sarah Vaughan et Tommy Dorsey.


Une multitude de collaborations

En 1956, Quincy Jones devient le trompettiste et directeur musical de l'orchestre de Dizzy Gillespie. Il effectue alors son premier voyage en Amérique Latine et au Moyen-Orient en compagnie de son band.

De retour aux Etats-Unis, le musicien passe à l'enregistrement d'un premier disque sous la houlette des producteurs du label ABC Paramount. L'année d'après, il s'envole pour Paris où il reçoit les leçons de Nadia Boulanger. Accédant au poste de directeur musical de Barclay Disques, il collabore avec de nombreux artistes dont les Double -Six.

Profitant de son séjour en France, il effectue de nombreuses tournées européennes au sein de différents orchestres. Il finit même par monter son propre band baptisé The Jones Boys avec lequel il part en tournée en Amérique du Nord et en Europe . Malgré le succès critique de cette tournée, l'expérience aboutit à un fiasco financier obligeant l'artiste à retourner dans son pays.

Arrivé aux Etats-Unis, Quincy Jones se fait embaucher par Irving Green, le patron de Mercury, en tant qu'arrangeur et directeur musical de son label. Il travaillera alors avec Tony Bennett, Frank Sinatra et bien d'autres.

En 1964, le trompettiste alors promu vice-président de Mercury prête sa plume à Sidney Lumet pour la bande son du film « The Pawnbrocker ». Plus tard, il continuera à écrire pour la télévision et le septième art.

Entre temps, à côté de sa carrière artistique, le musicien se range du côté de grands activistes du genre Révérend Jesse Jackson ou Martin Luther King. Grand militant des luttes anti-racistes, il fonde le Black Arts Festival et soutient avec beaucoup d'ardeur l'Institute for Black American Music.


Les travaux avec Michael Jackson

A côté de tous ces engagements, Quincy Jones va de l'avant dans ses démarches musicales et enregistre plusieurs disques sous son nom. Aussi, après une pause de six mois en raison d'importantes opérations pour une rupture d'anévrisme l'été 1974, le musicien se lance tout de suite dans ses nombreux projets.

Ce sera sur le tournage de la production cinématographique « The wiz » qu'il fera la connaissance de Michael Jackson alors en pleine recherche d'un producteur. Cette rencontre aboutira alors à la production du cinquième opus du chanteur « Off the wall » en 1979.

Triomphe commercial, ce premier essai sera suivi d'une nouvelle expérience, « Thriller » en 1982. Ecoulé à plus de 100 millions d'exemplaires à travers le monde, cet énorme succès conduit les deux hommes vers un troisième recueil « Bad » qui marque la fin de leur collaboration.

Devenu un producteur de renommée mondiale, Quincy Jones s'associe avec Steven Spielberg en 1985 pour la production du film « The color purple ». Mu par la solidarité entre artistes, le jazzman co-organise l'enregistrement de la célèbre chanson « We are the world » la même année.

Trois ans plus tard, il remixe la chanson de New Order « Blue monday ». A côté de ses différentes activités, Quincy Jones donne toujours une place primordiale au jazz et 1991 assure la direction du Festival de Montreux.

Deux ans plus tard, il organise le concert d'investiture de Bill Clinton avec David Salzman. Avec ce dernier, il montera la compagnie QDE, spécialisée dans la musique de films, d'émissions télé, de pièces de théâtre et d'autres produits multimédias.