Sa biographie

Roger McGuinn, David Crosby et Gene Clark... c'est le trio qui fait déjà recettes dans les cafés new-yorkais du très avant-gardiste Greenwich village, en 1964. Il reprend des succès des Beatles, dont les compositions commencent à fAIRe sensation. D'abord sous le nom des Jet set, puis des Beefheaters, avec les arrivées de Chris Hillman et de Michael Clarke, le quintette enregistre ses premiers disques dont "Please let me love you". Il faut quelques mois pour que le groupe choisisse son nom définitif, The Byrds.
Outre les Beatles, les Byrds, sont attachés à l'œuvre de Bob Dylan, dont ils interprètent le célébrissime "Mr Tambourine man".

Bob Dylan, qui deviendra un proche, s'émerveille de la manière dont les Byrds s'approprient la chanson qui devient un succès des deux côtés de l'Atlantique.

S'appuyant sur la musique folk de l'artiste, sur des textes reCherchés et un son électrique, puisé notamment chez les Beatles, les Byrds donnent naissance au folk rock et à l'album "Mr Tambourine man". Le disque, qui se caractérise par un son jusqu'ici jamais produit, et le groupe, qui emprunte également au look des Beatles, sont sollicités de tous côtés.
Une notoriété qui ne fait que s'accroître avec "Turn ! turn ! turn !", un texte biblique adapté par Pete Seeger. En 1965 toujours, c'est la sortie de l'album éponyme qui puise toujours dans le folk rock.

L'envol des Byrds

L'année suivante, les Byrds amorcent un virage psychédélique avec "Fith dimension". L'album, peut être trop novateur, ne séduit pas franchement le public. L'un des titres, "Eight miles high", qui fait référence aux drogues hallucinogènes, est même privé de passages radio. Gene Clark, l'auteur de la chanson, quitte les Byrds quelques semaines plus tard. Le groupe perd alors son principal auteur et chanteur avec Roger McGuinn.

Pour autant, les Byrds rebondissent en 1967 en signant "Younger than yesterday" dans lequel se trouve notamment "So I wanna be a rock n' roll star", aux intonations jazzy, et "My back pages", une autre reprise de Bob Dylan.

La même année, alors que les Byrds participent au tout premier grand festival de rock, le Monterey pop festival (près de 300.000 personnes), David Crosby joue avec le Buffalo Springfield de Neil Young et Stephen Stills. Une association qui déplaît aux autres membres du groupe qui décide de se séparer de celui qui est pourtant une icône de la jeunesse hippie. Les Byrds lui doivent notamment la bande originale réalisée pour "Easy Rider" de Dennis Hopper.

En 1968, c'est Michael Clarke qui quitte, à son tour, le groupe qui enregistre à ce moment là son cinquième album : "The notorious byrd brother". Un disque que Roger McGuinn et Chris Hillman terminent seuls. Ils s'entourent finalement du pianiste, Gram Parsons, qui insuffle de nouvelles sonorités. Elles donnent lieu au country rock et au disque "Sweetheart of the rodeo".

Néanmoins, Gram Parsons quitte les Byrds, rapidement suivi par Chris Hillman. Ensemble, ils fondent The Flying Burrito Brothers, qui s'inspirent de la musique country.

En 1969, s'il n'en reste qu'un, c'est Roger McGuinn, qui se retrouve être l'unique survivant de la formation originale. Il est rejoint par le guitariste Clarence White, le bassiste Skip Battin et le batteur Gene Parsons (sans lien avec Gram).
L'association ne parvient plus à innover, ni même à surprendre. "Dr Byrds and Mr Hyde" en (1969), "The ballad of easy rider" en (1970), "Byrdmaniax" (1971) et "Farther along" (1972), n'assurent pas au groupe l'impulsion attendue.
Les Byrds se séparent finalement en 1973. Quelques mois plus tard, les membres du groupe original se retrouvent pour l'album "The Byrds" ; sans succès.