Sa biographie

Ils sont quatre, quatre frères. Il y a Art Neville, qui dès ses seize ans obtient son premier succès avec "Mardi gras mambo", qui deviendra par la suite l'hymne officiel des fêtes du mardi gras à la Nouvelle-Orléans. Il compte également à son acti f de nombreux enregistrements avec son groupe, les Hawketts, et les titres : "Cha dooky doo" et "All these things" qui lui apporteront la notoriété à la Nouvelle-Orléans.
Il y a Charles également. D'abord attiré par le jazz, il ne tarde pas à accompagner Art, notamment au saxophone. Ensemble, ils jouent avec B.B. King ou encore Ray Charles .
Et puis il y a Aaron naturellement. D'abord, présent dans les choeurs de la formation d'Art et membre d'un groupe de doo-wop, les Avalons, il finit par remplacer son frère (appelé sous les drapeaux en 1958) au sein des Hawketts. Mais c'est avec "Over you", en 1960 qu' Aaron connaît son premier véritable succès.
Quand à Cyril, il ne rej Indra ses frère que plus tardivement.

Des Neville Sounds aux Neville Brothers

L'émergence des groupes anglo saxons va favoriser les retrouvailles de la fratrie. Art, Aaron et Charles vont jouer ensemble au sein des Neville Sounds au moment même ou Aaron se fait fait connaître du monde entier avec sa ballade soul "Tell it like it is" (reprise par Otis Redding, UB40 bien plus tard, et les Neville Brothers pour le film "The big easy" de Jim Mc Bride en 1987)... nous sommes alors en fin 1966. Ce titre va retenir toute l'attention de Franck Sinatra qui lui promet une destiné bien plus grande encore... Une condition toutefois à ce mécénat ; Aaron doit se fAIRe enlever la tâche de naissance qui entoure son sourcil... Réponse immédiate de l'intéressé : "C'est la marque de dieu, pas question"... Là s'achève la très sommAIRe participation du crooner à la carrière du chanteur.
Aaron , rentré à la Nouvelle-Orléans, sa carrière a du mal à redémarrer. Après qu'Art et Cyril fondent en 1968 le groupe de funk les Meters, il les rejoint mais au sein des Neville Brothers en 1977. Supportés par les Rolling Stones, la formation enregistre un album, sans titre, l'année suivante. Il associe le funk-rock des Meters et les ballades d' Aaron Neville.

Peter Gabriel , Keith Richards et Bob Dylan pour admirateurs

En 1981, le groupe se tourne vers le reggae, poussé par leur frère rasta, Cyril, et enregistre "Fiyo on the bAyou". Si les Neville Brothers sont encensés par la critique, le public reste dubitatif. Ils ont du mal à se produire sur scène, ailleurs qu'à la Nouvelle-Orléans. Néanmoins, ils sont invités par Peter Gabriel sur sa tournée "A conspiracy of hope" en 1986 après avoir sorti deux ans plus tôt "Neville-ization", un enregistrement de l'un de leurs concerts sur lequel figure les reprises pour le moins impressionnantes de "Fever" et de "Tell it like it is".
En 1987, Keith Richards, qui n'hésite pas a dire que : "Dieu lui même joue à travers les Neville Brothers", ou encore Carlos Santana participent à leur album "Uptown" en 1987.
Deux ans plus tard, sur la recommandation de Bob Dylan , les Neville Brothers enregistrent avec le producteur, Daniel Lanois, "Yellow moon", un mélange des genres. On y retrouve le mysticis me de la Nouvelle-Orléans avec "Wake up", le vaudou avec "My blood" ou encore la country avec "With the circle be unbroken". Aaron Neville y reprend également deux titres de Bob Dylan , "The ballad of Hollis Brown" et "With Good on our side". Autant de titres qui vont lancer la carrière internationale du groupe qui se lance dans une série de tournées. Une notoriété qui profite également à la carrière solo d' Aaron Neville qui multiplie les succès notamment en duo avec Linda Ronstadt ("Don't know much") ainsi qu'avec la chanson "Everybody plays the fool" et l'album "Warm your heart". Conséquence, les Neville Brothers occupent moins les devants de la scène. Ils sortent toutefois un album live "Live en planet earth", en 1994.
Par la suite, Art remonte les Meters, Charles revient au jazz et Cyril poursuit à la tête des Uptown All Stars.
En 1996, les retrouvailles des Neville Brothers sont scellées avec "Mitakuye Oyasin Oyasin - all my relations", un disque qui ne rencontre pas le succès escompté.
Neuf ans plus tard, ils reviennent avec "Walkin'in the shadow of life".