Sa biographie

Adepte de Ray Charles (dont il reprendra d'ailleurs " Georgia on my mind " ou encore " This little girl on my mind "), Bill Medley membre des Paramours, débute avec " That's the way we love" en 1961 et " That's I want tonight", l'année suivante.
De son côté, Bobby Hatfield, compte à son actif " I need a girl ", sorti en 1963.
Les deux chanteurs vont finalement se retrouver à la faveur de prestations dans des clubs. Les clients, noirs pour la plupart, les baptisent les Righteous Brothers (frères authentiques à la coule) ; référence à leur manière de chanter semblable à cel le de s interprètes noirs.
Dès lors, leur carrière est en marche, ils enchaînent coup sur coup deux succès : " Little latin lupe lu " et " My Babe " en 1963.
Leur popularité, qui monte en flèche, leur permet de se produire en première partie des Beatles. Une tournée que les Righteous Brothers ne tardent pas a quitter ; prenant ombrage de la trop grande place accordée aux Fab Four.

La patte de Phil Spector

Qu'importe, le producteur qui commence déjà à révolutionner la musique populAIRe, Phil Spector, s'intéresse de prêt au duo. Il ne tarde pas a leur offrir le long et tout aussi dramatique, " You've lost that lovin' feelin ", extrait de l'album éponyme. Le génie de Phil Spector s'est exprimé, du moins par l'intermédiAIRe des compositeurs Barry Mann et Cynthia Weil. Le titre est propulsé numéro en 1964. Elvis Presley , Dionne Warwick , Richard Anthony et Eddy Mitchell , sous le nom " J'ai perdu mon amour ", le reprendront.
Bobby Hatfield et Bill Medley s'exercent musicalement au cinéma. Ils chantent " Baby what you want me to do " en 1965 dans le film de Lennie Weinried, " Beach ball ". La même année, accompagnés par Ary Lewis & The Playboys, les Righteous Brothers interprètent également " Justine " dans le long métrage de Robert Sparr, " A swingin' summer ".
1965, une année défintivement très riche pour le duo qui va de succès en succès, " Just once in my life ", " Hung on you " et une reprise d' " Unchained melody ".

L'appel de carrières solos

Face à cette réussite, qui va croissante, et à un Bill Medley qui se veut trop directif, l'ambiance n'est plus au beau fixe entre les deux chanteurs qui parviennent toutefois, sous l'impulsion de Phil Spector, à enregistrer " Back to back ", dont est extrait " Ebb tide ", qui se classe cinquième en 1966.
Le succès n'y fait rien, en 1967, Bill Medley entreprend une carrière solo avec " 100% " en 1968 et " Soft and soulful " l'année suivante.
Pour sa part, Bobby Hatfield se lance avec Billy Walker des Knickerbockers. Le nouveau duo, qui obtient le droit de se nommer les Righteous Brothers, enregistre " Re-birth " en 1969.
Deux ans plus tard, Bill Medley sort " A song for you ", avant de renouer avec Bobby Hatfield. Après avoir emprunté des chemins solitAIRes, ils se retrouvent dans le but de réaliser un album en hommage aux interprètes de rock and roll disparus. L'album " Rock and roll heaven " en 1974 précède un nouveau disque de Bill Medley " Sweet thunder " (1981), qui comprend notamment " Don't know much ", qui sera repris par le duo constitué par Linda Ronstadt et Aaron Neville.
Bill Medley réitère, avec Jennnifer Warnes, avec " (I've had) the time of my life " (qui sera reprise en 1987 dans le film "Dirty dancing" d'Emile Ardolino.
Le cinema, décidément très attaché aux Righteous Brothers qui seront repris notamment dans " Ghost " de Jerry Zucker en 1990 avec leur " Unchained melody ".
Dans les années 90, le duo, définitivement réconcilié, se produit régulièrement sur scène, mais le 5 novembre 2003 Bobby Hatfield meurt d'une overdose de cocaïne.