Warren Zevon

Warren William Zevon Né(e) le 24 janvier 1947 (69 ans)

Sa biographie

New York, Madrid et Los Angeles

Fils de William "Stumpy" Zevon et Beverly Cope Simmons, Warren Zevon découvre la musique classique alors qu'il est âgé de 13 ans. Après le divorce de ses parents à l'âge de 16 ans, l'adolescent décide de quitter sa maison de Los Angeles pour s'installer à New York.

Très vite, il sait qu'il veut faire de la musique et débute en tant que musicien de session pour divers artistes tout en composant des jingles. Il compose également pour le compte du label White Whale Records plus connu à travers le groupe The Turtles.

En 1969, il sort son premier album « Wanted dead or alive » qui comprend une dizaine de titres. L'album ne connaît pas beaucoup de succès mais Warren Zevon ne délaisse pas la musique pour autant. Aussi, il part en tournée auprès de Everly Brothers, une formation de rock and roll où il joue aux claviers.

En 1975, il part pour un séjour à Madrid et fait la rencontre de David Lindell, un ancien mercenaire. Le courant passe vite entre les deux hommes et c'est tout naturellement qu'ils composent la Chanson « Roland the headless thompson gunner ».

Par la suite, Warren Zevon décide de retourner à Los Angeles et remet sa carrière sur les rails. En 1976 le chanteur sort son deuxième album éponyme qui contient 11 titres dont « Poor poor pitiful me » ou encore « Desperados under the eaves ».

Produit par Jackson Browne , « Warren Zevon » a reçu la collaboration d'une multitude de grands musiciens, tels Lindsey Buckingham, Don Henley, David Lindley et bien d'autres. Contrairement au premier album, ce deuxième opus reçoit un bel accueil de la part du public et la carrière de Warren Zevon est bel est bien lancée.

On reconnaît d'ailleurs, la touche particulière de l'artiste notamment dans ses textes tantôt sarcastiques, tantôt humoristiques. Warren Zevon a trouvé sa place au milieu des artistes.


De « Excitable boy » à « Hindu Love Gods »

Deux ans plus tard, Warren Zevon sort « Excitable boy », l'album de la consécration. C'est d'ailleurs, dans cet album que figure la Chanson « Roland the headless thompson gunner » composée quelques années plus tôt, en Espagne.

Deux autres singles sont extraits de l'album à savoir « Werewolves of London » ainsi que « Lawyers, guns and money ». Par ailleurs, « Werewolves of London » est le seul titre de l'artiste à se classer au top char, soit à la 21e place.

Toujours fidèle à sa verve habituelle, Warren Zevon revient avec un nouvel en 1980 « Bad luck streak in dancing school ». Cet album est dédié à l'écrivain Ross Macdonald que le chanteur apprécie particulièrement.

D'autre part, « Bad luck streak in dancing school » contient une collaboration avec Bruce Springsteen sur le titre « Jeannie needs a shooter ».

Le nouvel album studio de l'artiste arrive en 1982. « The envoy » est peut-être le moins connu des oeuvres de l'artiste qui comporte pourtant d'excellents titres. Après sa sortie, Warren Zevon se retire un moment du show business pour poursuivre une cure de désintoxication.

En 1984, Warren Zevon revient sur le devant de la scène avec un nouveau projet nommé Hindu Love Gods. Ce dernier est un groupe de blues composé par les membres du groupe R.E.M. à savoir Bill Berry, Peter Buck, Mike Mills ainsi que Warren Zevon lui-même. Le fruit de cette collaboration ne tarde pas à voir le jour avec le single « Narrator ».

Trois ans plus tard, la formation de Hindu Love Gods retourne en studio pour les besoins de l'album de Warren Zevon « Sentimental hygiene ». Il s'est, une fois de plus, entouré de prestigieux artistes pour mettre en boite son album tels que Bob Dylan, Neil Young, Rick Richards ou encore Flea.

Ce n'est qu'en 1990, après la sortie de « Transverse city » que l'album éponyme de Hindu Love Gods est enfin édité. Celui-ci contient une dizaine de titres dont « Raspberry beret » une reprise de la Chanson de Prince .


L'artiste face à la maladie

S'ensuit alors une ribambelle d'autres albums qui obtiennent plus ou mois du succès. En 1996, Warren Zevon sort un album de best of intitulé « I'll sleep when I'm dead (An anthology) ». Quatre ans plus tard, « Life'll kill ya » redonne un coup de fouet à la carrière du chanteur.

Vient ensuite en 2002 « My ride's here » qui contient une reprise d'une Chanson de Serge Gainsbourg , « Laissez-moi tranquille ». On peut également y entendre la performance vocale de David Letterman, grand présentateur de télévision aux États-Unis, également ami de Warren Zevon.

La même année, le chanteur est diagnostiqué comme malade du Mésothéliome, une maladie qui affecte le coeur, les poumons ainsi que la cavité abdominale. A l'annonce de sa maladie, Warren Zevon décide d'enregistrer un ultime album en compagnie de tous ses amis. C'est ainsi qu'en août 2003, « The wind » arrive dans les bacs soit deux semaines avant sa mort.

L'album contient 11 titres et reçoit la participation de plus d'une vingtaine de personnalités et amis de l'artiste, comme Billy Bob Thornton, David Lindley, Emmylou Harris, Jackson Browne ou encore de son fils Jordan Zevon.

Auparavant en 2002, Warren Zevon fait sa dernière apparition publique sur l'émission « Late show with David Letterman ». Dans cette émission, il s'exprime sur sa maladie, notamment sur sa phobie des médecins.

Le 7 septembre 2003, Warren Zevon rend son dernier souffle et est incinéré avant que ses cendres ne soient versées le long du pacifique.