Un rebelle au grand cœur qui erre depuis l'âge de dix-neuf ans à travers le monde (Brésil, New York, Jamaïque, Sénégal, Congo),
Bernard Lavilliers s’imprègne des lieux et du peuple.
Dans ses textes, il dénonce, il accuse avec poésie et acidité.
Son père spirituel,
Jacques Pr évert. Depuis son premier album « Les poètes » en 1972, Bernard Lavilliers ne cesse d'écrire des succès.
« Le Stéphanois » , « Les Barbares », « 15e Round », « On the road again », « Can't stand the ghetto » ou encore « La salsa » rencontrent toujours leurs publics
Son album « Causes perdues et musiques tropicales », sorti en 2010, est un beau mélange du personnage : un solitaire marginal et utopiste qui défile avec le peuple.
Fidèle à ses idéaux, il annule en septembre 2012 un concert prévu pour l'anniversaire du groupe PSA Peugeot Citroën
pour être du côté des ouvriers.
L'enfance de
Bernard Lavilliers n'est pas des plus paisibles :
problèmes de santé à 7 ans, maison de redressement à 14, ouvrier à
16... Il décide de quitter la France et part pour le Brésil à 19 ans où
il s'imprègne de musique et d'expériences mouvementées.
De retour en
France, il est embarqué pour faire son service militaire. Toutes ces
épreuves auront de quoi faire de lui un rebelle.
Bernad Lavilliers arrive à Paris fin 67 et commence à se produire sur des petites
scènes, ce qui lui permet d'enregistrer quelques 45 tours discrets.
En
mai 68, il préfère aller chanter dans les usines de province que de
fairee la révolution à Paris.
Sa carrière démarre vraiment dans les
années 70. Il enregistre " Les poètes ", son premier album, en 1972.
Bernard Lavilliers
commence à se faire remarquer et sort plusieurs albums au
cours de cette décennie : "Le Stéphanois" (1974), "Les Barbares"
(1976), "15e Round" (1977), "T'es vivant... ?" (1978) et "Pouvoirs" (1979).
Les premiers succès Après un séjour à la Jamaïque,
Bernard Lavilliers démarre les années 80 avec
l'album "O Grino" qui est un véritable succès, avec notamment les
titres "Can't stand the ghetto" ou "La salsa".
Sa notoriété
commence enfin à gagner un public plus large.
"Idées noires", son duo
avec
Nicoletta qu'on retrouve sur l'album "Etat d'urgence" (83) est
également un grand succès public.
Un autre voyage, en Afrique cette
fois, lui inspire l'album "Voleur de feu" (86) dont sera extrait "Noir et blanc".
L'album "If..." en 88 continue à évoquer le voyage,
notamment avec "On the road again" tout comme "Solo" en 91 avec des
titres évocateurs tels que "Saïgon", "Outremer" ou "Manila Hotel".
On the road again
Voyageur devant l'éternel,
Bernard Lavilliers continue à puiser son inspiration
dans les rythmes ensoleillés et propose en 95 un duo avec
Jimmy Cliff ,
"Melody Tempo Harmony", un grand tube.
En 97, son album "Clair
Obscur" est même préfacé par
Léo Ferré qui est un de ses modèles
absolus.
En 2001,
Bernard Lavilliers sort un nouvel album intitulé "Arrêt sur image".
Fidèle à lui-même, il évoque la condition ouvrière sans pour autant
oublier les sonorités exotiques qui lui sont Chers sur des titres tels
que "Saudade" ou "Iracema".
En 2004,
Bernard Lavilliers revient sur scène et interprète des
chansons de son nouvel album "Carnet de bord", écrit entre la France,
New-York et la Jamaique ; autant de titres qui invitent au voyage.
Cesaria Evora vient même apporter sa couleur avec le titre "Elle
chante".
Un hommage est également rendu à Ernesto Guevera avec "La
mort du Che".
Hommage à Léo Ferré
2005 s'ouvre par une nouvelle série de concerts,
notamment au Zénith et Grand Rex à Paris. Le DVD "Escale au Grand Rex".
Trois ans après son dernier opus, "Carnets de Bord", vendu à plus de
450.000 exemplAIRes,
Bernard Lavilliers sort son nouvel album studio,
"Samedi Soir à Beyrouth", en janvier 2008.
Fidèle à ses habitudes, l'artiste convie ses auditeurs à un voyage
musical qui puise ses sources dans la soul du Tenessee pour revenir en
France, en passant par les rivages africains.
En février, il entame une tournée qui le mène notamment au Zénith de Paris du 13 au 15 mars.
En mai 2009 c'est la sortie du DVD "Lavilliers chante Ferré". Ce nouvel opus reprend les meilleurs moments de la tournée effectuée par la chanteur trois ans plus tôt. Des représentations au cours desquelles
Bernard Lavilliers avait repris quelques uns des classiques de
Léo Ferré .
Durant l'été, le chanteur se produit aux festivalx Fiesta de Pamiers et Voix du Gaou.
Un engagement sans concession Deux ans après "Samedi soir à Beyrouth",
Bernard Lavilliers sort "Causes perdues et musiques tropicales ", en novembre 2010.
Le premier extrait de cet album, "L'exilé", évoque l'immigration sur des rythmes de musiques latines.
Un titre que Bernard Lavilliers entonne lors de la grande tournée qu'il entreprend dès février 2011. Il se produit notamment à l'Olympia de Paris du 5 au 13 mars.
Un rebelle au grand cœur En 2011 toujours, fidèle à ses idéaux, Bernard Lavilliers signe pour soutenir le chef Raoni et les amérindiens dans leur combat contre le projet du barrage géant de Belo Monte en Amazonie.
D'autres personnalités françaises sont au rendez-vous comme
Cali ,
Marion Cotillard ,
Vincent Cassel ,
Pierre Richard ou encore Danielle Mitterrand.
En septembre 2012, Bernard Lavilliers donne un concert à l'Institut français de Madagascar.
Devant trente mille personne, Bernard Lavilliers embarque son public à bord de son monde musical imprégné de jazz, de salsa, de tango, et d'un rock world-music.
Avec sa plume et sa guitare
Bernard Lavilliers n'a de cesse d'emmener
son public dans ses périples et de le convertir à l'humanisme.