Les débuts Dès son plus jeune âge,
Beck baigne dans l'univers de la musique et de l'art en général. Ses parents,
David Campbell et
Bibbe Hansen sont tous les deux des artistes accomplis. Son père est chef d'orchestre tandis que sa mère est danseuse de métier et amie du célèbre
Andy Warhol.
À quelques années seulement de son baccalauréat,
Bek David Campbell décide d'arrêter ses études et part à la découverte du monde. Il passera notamment en Allemagne où il partagera des instants précieux avec son grand-père maternel
Al Hansen.
En 1988, alors qu'il est âgé de dix-huit ans, il enregistre une cassette « fait-maison » qu'il baptise «
The banjo story ». Il tirera des bonnes leçons de cette première immersion dans le monde de la musique.
Une année plus tard, il participe au mouvement anti-folk organisé dans la ville de New York aux côtés de
John S. Hall,
Roger Manning ou encore
King Missile. Après ce passage qui a fait du bruit dans le tourbillon new-yorkais,
Beck revient dans sa ville natale.
Les années 1990 marquent le début de sa présence sur la scène musicale.
Beck Hansen offre en effet, des représentations informelles dans différents clubs, proposant des spectacles amusants qui ne manquent pas d'originalité.
Très rapidement, il se fait remarquer par des producteurs et est notamment approché par
Karl Stevenson avec qui il collabore en 1993 pour la production d'un vinyle intitulé «
Loser » et qui est diffusé à cinq cent exemplaires.
Beck opte alors pour le label Geffen Records qui lui donne la possibilité de faire appel à des réseaux de distributions indépendants.
Sur la route du succès L'année 1994 est marquante pour la carrière musicale de
Beck. Cette année, son album intitulé «
Mellow gold » paraît sous le label Geffen Records. Cet opus rencontre un franc succès. Il diffuse alors un premier single intitulé «
MTV makes me wanna smoke crack ».
L'accueil du public est plutôt mitigé mais quelques mois plus tard, les fans sont littéralement charmés par «
Loser ». C'est le premier succès commercial de
Beck Hansen.
Janvier 1995, le chanteur dévoile un disque indépendant intitulé «
A western, harvest field by moonlight ». Parallèlement, il prépare la sortie de «
Stereopathic Soulmanure » sous le label indépendant Flipside et «
One foot in the grave » avec le label indépendant K Records.
Toujours en 1995,
Beck Hansen réalise ses toutes premières tournées promotionnelles. Il participera notamment, dans ce cadre, au festival Lollapalooza. Malgré tout, la reconnaissance du public ne lui est pas acquise et nombreux sont ceux qui l'associent volontiers à son précédent tube «
Loser » et à la Génération X.
Pour la petite histoire,
Beck dénie fortement le moindre point commun avec les membres de cette génération.
En 1996, l'opus «
Odelay » débarque dans les bacs sous le label Geffen Records. Le single «
Where it's at » rencontre un succès retentissant. L'album caracole en tête des charts pendant plusieurs semaines, accède au rang de double platine et remporte deux titres aux Grammy Awards.
«
Odelay » se vendra à deux millions d'exemplaires et quatre de ses chansons obtiennent le statut de tube.
Évolution A partir de 1997,
Beck prend une nouvelle voie dans sa carrière musicale et offre des nouvelles perspectives mélodiques à ses fans. Cette année, il est sollicité pour la réalisation de la bande originale de «
Une vie moins ordinaire ».
Une année plus tard, il collabore pour la première fois avec
Nigel Godrich sur l'album «
Mutations ». Le succès est au rendez-vous.
En 2001, après avoir collaboré avec le groupe français
Air,
Beck Hansen contribue à l'élaboration de la bande originale du film – événement «
Moulin Rouge » et offre une reprise originale de «
Diamond dogs », un tube de
David Bowie.
Dans le registre des BO, il sera également présent quelques années plus tard sur celle de «
Eternal sunshine of a spotless mind ».
En 2002,
Beck collabore une nouvelle fois avec
Nigel Godrich pour «
Midnite Vultures » qui accède directement à la huitième place des ventes d'albums aux États-Unis.
Deux ans plus tard, en 2004, il convole en justes noces avec
Marissa Ribisi. C'est cette même année qu'il devient le père comblé de
Cosimo Henri Hansen.
En 2006,
Beck Hansen dévoile l'album «
The information » après trois ans de préparation. Cet opus réalisé une fois de plus en collaboration avec
Nigel Godrich accède à la septième place au classement américain Billboard 100.