Un musicien autodidacte Ronny Jordan est né de
parents d'ascendance jamaïcaine. A quatre ans, il commence à
s'intéresser à la guitare. Il apprendra cet instrument tout seul et
deviendra rapidement un véritable virtuose.
Se produisant pour
la première fois à seulement quinze ans, il donne ses premiers
spectacles en public dans le cadre de représentations gospel. Dès lors,
le jeune homme sait déjà quelle carrière il va embrasser.
Malgré les désapprobations de son père,
Ronny Jordan
continue à s'investir dans la musique. Pour toutefois faire plaisir à
ce dernier, il poursuit ses études universitaires et obtient un diplôme
en administration.
Pendant les années 1980,
Ronny Jordan
découvre des nouveaux horizons musicaux autres que le gospel. Il est
dès lors littéralement fasciné par le jazz et est largement marqué par
la vague funk de cette décennie.
Lorsque le courant musical hip hop pren d de l'ampleur, il s'en laisse imprégner. C'est à cette époque qu'il enregistre «
After hours
» qui propose un savant mélange de funk, de jazz et de hip hop. Cette
chanson compte par ailleurs parmi les tous premiers titres qui seront
bientôt reconnus comme proposant de l'acid jazz.
Le courant musical acid jazz La
musique acid jazz initiée par des DJs londoniens propose des reprises
très spéciales de morceaux datant des années 1970, auxquels ils
ajoutent une touche de guitare « wah wah » et des sons d'orgue Hammond.
À
ses débuts, l'acid jazz n'intéressait pas particulièrement les maisons
de disques surtout si l'on considère le fait que les puristes
n'appréciaient pas particulièrement l'appellation « acid jazz ».
Concernant le morceau «
After hours » de
Ronny Jordan en
particulier, celui-ci a été boudé par les maisons de disques. Il faudra
attendre que le musicien enregistre une reprise très origina le de «
So what », une célèbre chanson de
Miles Davis pour susciter l'attention des producteurs.
Très vite, cette chanson s'élève au rang de tube sur la scène musicale « underground » de Londres. Elle vaut à
Ronny Jordan de décrocher un contrat auprès du label Island Records qui produira son tout premier album «
The antidote » qui est sorti en 1992.
Reconnaissance «
The antidote
» joua un rôle important dans la propagation de l'acid jazz qui gagne
de plus en plus en popularité en Angleterre comme ailleurs.
En 1993,
Ronny Jordan collabore avec
Guru, le musicien hip hop et participe à la réalisation de «
Jazzmatazz, volume 1 » qui rencontre un énorme succès commercial. Deux ans plus tard, il sera présent sur «
Jazzmatazz, volume 2 ».
Cette même année, il propose l'album «
Bad brothers » qui propose des remix de ses réalisations antérieures. Malgré l'accueil mitigé reçu par cet opus,
Ronny Jordan part en tournée à travers le monde et va à la rencontre d'un public très enthousiaste.
En 1999, le musicien rejoint la prestigieuse maison de disques
Blue Note. S'ensuit la sortie de «
A brighter day », un disque enregistré à New York, en 2000.
Cet
album propose un savant mélange de différents styles dont le
bossa-nova, le trip-hop, les sons indiens et brésiliens sans oublier
l'acid jazz. Ce ne sera pas le de rnier opus de
Ronny Jordan, «
After 8 » faisant sa sortie en 2004 après «
Off the record » et «
At last ».