Les débuts Keith Richards naît en pleine Deuxième guerre mondia le de parents ouvriers, à Dartford qui est également la ville où
Mick Jagger
voit le jour. Les deux futurs collaborateurs sont d'ailleurs allés à
l'école maternelle ensemble. Leurs chemins se sépareront très vite pour
se croiser de nouveau au dé but de s années 1960.
Pendant son enfance, il est très proche de
Gus – de son vrai nom
Augustus Theodore Dupree –, son grand-père qui est non seulement un féru de jazz mais également un musicien de talent.
Adolescent, ses parents décident de se séparer et
Keith Richards
suit des cours au sein de la Sidcup Art College. C'est à cette époque
qu'il décide de couper définitivement les ponts avec son père. À l'âge
de dix-sept ans, il renoue avec son ami d'enfance
Mick Jagger. Leur rencontre se fera d'une manière fortuite sur le quai de la gare de leur ville natale.
Si
Keith Richards décide d'aborder
Mick Jagger, c'est parce que celui-ci avait en sa possession des disques et plus particulièrement ceux de
Muddy Waters dont il est un fan inconditionnel.
Mick Jagger l'invite à rejoindre le groupe qu'il vient juste de fonder et qui porte le nom de
Little Boy Blue & The
Blue s Boys. Celui-ci accepte et amène avec lui son ami
Dick Taylor.
En 1961,
Keith Richards donne son tout premier concert en public aux côtés de
Mick Jagger. Ensemble, ils ont repris des titres originellement interprétés par les
Everly Brothers. Peu après,
Keith Richards découvre le Ealing Club grâce à
Mick Jagger.
C'est au sein de ce club qu'ils font connaissance avec
Brian Jones , un adepte de blues qui projette de fonder un groupe avec
Ian Stewart, un pianiste de métier.
Keith Richards, Mick Jagger, Dick Taylor,
Brian Jones et
Ian Stewart ont été, en 1962, les tous premiers membres du groupe
The Rolling Stones.
Les Rolling Stones Au sein du groupe
The Rolling Stones,
Keith Richards
aura l'occasion d'approfondir son art et de perfectionner ses talents
de musicien et également ceux d'auteur-compositeur. En 1965, il est à
l'origine de «
Satisfaction » qui a été le premier succès du groupe.
Fort de cette première réussite, il est convaincu qu'il est capab le de composer des tubes, aux côtés de son ami
Mick Jagger.
Dès lors, les deux collaborateurs deviennent les auteurs-compositeurs
attitrés du groupe et leurs albums sont composés majoritairement de
leurs créations.
Grand fan de
Chuck Berry , on sent l'influence de ce dernier dans les compositions de
Keith Richards. Avec
Brian Jones qui est également guitariste au sein de la formation, il développe « le » sty le de s
Rolling Stones.
Vers la fin des années 1960,
Keith Richards décide de faire un break et de s'éloigner un peu des
Rolling Stones. C'est à cette époque qu'il développe un nouveau style pour jouer à la guitare. Il se laisse influencer par le jeu de
Ry Cooder.
C'est ce type de jeu qu'il a utilisé en créant les chansons «
Honky tonk women », «
Jumpin' Jack Flash », «
Brown sugar » et «
Start me up ».
Toujours avide d'apprendre lorsqu'il s'agit de musique,
Keith Richards fait connaissance avec le piano grâce à
Ian Stewart. Il y fera appel pour la première fois en 1967 sur la chanson «
Let's spend the night together ».
Consécration Le dé but de s années 1970 marque le commencement d'une nouvelle ère pour
Keith Richards
dont le talent est désormais reconnu par ses pairs. Sa musique a mûri
et il possède maintenant un style qui lui est propre, une signature
qu'on associe inévitablement à son nom.
Parallèlement à sa
carrière musicale qui se porte très bien, il se laisse séduire par la
drogue et devient un consommateur d'héroïne. Il en restera dépendant
pendant près de vingt ans et cette addiction lui vaudra même
d'effectuer quelques séjours en prison.
Pendant cette période, les
Rolling Stones connaissent la période la plus faste de leur parcours. Ils enregistrent leurs plus grands succès en l'occurrence l'album «
Exile on main street », «
Beggars banquet », «
Sticky fingers » ou encore «
Let it breed ».
Concernant ce dernier opus, il se distingue des précédentes productions du groupe du fait que
Keith Richards
est le seul guitariste. S'ensuit une période sombre pour l'artiste qui
rencontre des difficultés dans tous les domaines de sa vie.
Le
groupe auquel il appartient connaît lui aussi quelques troubles et les
rumeurs de séparation vont bon train au milieu des années 1980.
Il faut attendre 1989 et la sortie de l'opus «
Steel wheels » pour retrouver les
Rolling Stones d'antan.
Seize ans passeront avant la production du dernier album en date des
Rolling Stones dans lequel
Keith Richards a apposé sa fameuse signature « guitaristique ».
Fin 2010, c'est la sortie de l'autobiographie de
Keith Richards, "
Life", dans laquelle le guitariste revient sur ses amours ou encore sur les drogues sans épargner le groupe et en particulier
Mick Jagger.