Le point de départ de
The Clash se situe en 1976 à Ladbroke Grove, dans la banlieue de Londres. Les membres du groupe
London SS viennent de subir un cinglant échec et souhaitent rebondir au plus vite.
Emmené par un certain
Mick Jones (chant et guitare), ils décident notamment de recruter
Joe Strummer (également au chant et à la guitare), alors leader de
The 1010’ers.
Paul Simonon (basse),
Keith Levene (guitare) et
Terry Chimes (batterie) complètent la formation.
Dès l’été 1976, on retrouve les
Clash en première partie des
Sex Pistols à Sheffield avant de signer avec le label CBS Records. A cette occasion, le guitariste
Levene est éconduit pour manque de travail.
" The Clash " Il ne compose donc pas le premier album du groupe, sobrement intitulé «
The Clash ». Le Royaume-Uni découvre cette bande de potes avec notamment le titre «
White riot ». Pas suffisant pour conserver le batteur
Chimes, lequel décide de quitter la formation.
Il est remplacé par
Nicholas Bowen « Topper » Headon, lui qui n’avait l’intention que de rester quelques mois pour se faire une réputation.
Les membres rencontrent quelques déboires avec les forces de l’ordre. Il faut dire qu’ils endossent volontiers le costu me de s contestataires de service.
The Clash sort son deuxième opus, «
Give ‘em enough rope », lequel atteint la deuxième place des charts britanniques.
C’est le premier album qui franchit l’Atlantique, et les
Clash en profitent pour faire une tournée sur le sol américain nommée le «
Pearl Harbour tour ».
"London calling" Pas de répit pour le groupe britannique. Dès 1979 sort le troisième album, le double CD «
London calling ». Ce dernier s’ouvre sur divers horizons parmi lesquels le reggae.
Les titres qui le composent, tels que «
Train in vain », «
Clampdown », «
London calling » et surtout "
Should I stay or should I go" sont encore aujourd'hui régulièrement diffusés sur les ondes.
Après ce double CD, voici le triple !
The Clash propose «
Sandinista! ». Explorant divers styles musicaux, «
Sandinista! » divise les fans. Ils élargissent leur spectre musical avec le jazz dans «
Look Here », le hip-hop avec «
The magnificent seven », la musique de chambre pour «
Rebel waltz » et même le gospel dans «
Hitsville UK & the sound of the sinners ». S’en suit la première tournée mondiale avec des dates en Asie et en Océanie.
Tensions Malgré les premières tensions,
The Clash se lance dans l’enregistrement d’un nouveau disque, «
Combat rock », marqué par le single «
Rock the cabash ». Mais
« Topper » Headon, toxicomane, est invité à quitter le groupe. Du coup,
Terry Chimes réapparaît quelques mois.
La tournée «
Combat rock » est un énorme succès. Ils participent à la tournée d'adieu de
The Who et jouent dans les plus grands stades américains. Le leader
Joe Strummer teste alors une crête iroquoise.
Les querelles sont plus fréquentes. Les deux leaders,
Jones et
Strummer, ont du mal à collaborer. Peu avant une tournée aux USA,
Joe Strummer disparaît et oblige le groupe à annuler les premières dates. Face à ce conflit,
Terry Chimes claque de nouveau la porte (remplacé par
Pete Howard).
L'après clash Paradoxalement, ils effectuent ce qui est sans doute leur plus gros concert lors du festival de San Bernardino, en Californie en 1983. Ils jouent devant 500.000 personnes, dernière apparition de
Mick Jones. Il est renvoyé par
Strummer et
Simonon pour divergences d’opinion.
Pour remplacer l’une des idoles des fans, les
Clash optent pour deux guitaristes,
Nick Sheppard et
Vince White, et un changement de nom pour
The Clash Mark Two.
L’échec est retentissant. «
Cut the crap », leur album, ne rencontre pas le même succès que les précédents. La bande de
Strummer se donne en tournée pour jouer les tubes des
Clash.
Cette aventure prend fin assez rapidement.
Joe Strummer dissout le groupe en 1985, peu après la sortie du premier single «
This is England ».
La mort de Strummer Joe Strummer tente une carrière solo en 1989 avec l’album «
Earthquake weather », un échec, avant de rejoindre le groupe irlandais
The Pogues pour remplacer l’emblématique
Shane MacGowan en 1991. Finalement, il organise un concert avec les
Mescaleros, ensemb le de grands musiciens, en 2002. C’est l’année où il décède d’une crise cardiaque à 50 ans.
De son côté,
Mick Jones est devenu producteur et travaille notamment avec
Libertines. Quant à
Paul Simonon, il participe à quelques groupes, notamment «
The good, the bad and the Queen » autour de
Damon Albarn de
Blur ou encore de
Simon Tong de
The Verve .
A noter qu'en 2003, la formation entre au Rock and Roll Hall of Fame, le panthéon du rock'n'roll, situé à Cleveland, aux Etats-Unis.