Une étoile est née Ginette Raynault voit le jour
sous le ciel montréalais le 28 avril 1946. Nourrissant une véritable
passion pour la musique, elle ne rate aucune occasion de l'afficher.
Les clients des magasins de son quartier seront ses premiers auditeurs.
Sûre
de ce qu'elle entend faire, elle se donne tous les moyens pour donner
des ailes à son rêve et ne rate aucun concours pour jeunes talents,
entre 1959 et 1960. Elle décroche sans mal le premier prix des
Découvertes de
Jean Simon, qui deviendra assez vite son mentor.
Après avoir essayé les scènes de quelques cafés locaux, il est clair que le destin de
Ginette Reno
est tracé dans la musique. Son manager se charge de la propulser sur
des scènes plus importantes, en lui fabriquant une étoffe de star.
Relooking, cours de maintien et de diction, rien n'est laissé au hasard
par un
Jean Simon déterminé à faire de la jeune fille une
chanteuse reconnue. C'est d'ailleurs à lui que revient l'idée de
changer le patronyme de la jeune Canadienne.
Tout ce remue-ménage se révélera porteur. Sa première compilation recueille un accueil très favorable, en 1963, le morceau «
J'aime Guy » déchaîne des passions. L'étoile
Ginette Reno est née et elle entend bien briller de toutes ses forces.
L'envol de la chrysalide L'adolescente réussit une véritable prouesse avec le titre «
Tu vivras toujours dans mon coeur », en 1964. Lors du
Gala des artistes, la chanson est sacrée Titre de Découverte de l'année. À partir de 1965,
Ginette Reno
se produit dans des concerts qui drainent à chaque fois une belle
foule. Elle joue désormais dans la cour des grands et se produit aux
côtés d'artistes comme
Gilbert Bécaud.
Se libérant de la
collaboration de son guide artistique, elle continue son école sur les
scènes de l'Olympia en 1967 et 1968. La période apparaît faste à la
jeune chanteuse, qui gagne en confiance et en notoriété.
Les
distinctions pleuvent : meilleur album au Festival du disque, meilleur
record de vente, chanteuse populaire de l'année et on en passe. La
consécration élit domicile et persiste dans le ciel astral de
Ginette Reno durant toute la fin des années 60.
Les
tournées se multiplient et la jeune femme ne se produit que sur les
scènes les plus illuminées : le Savoy de Londres, la Place des Arts à
Montréal. Sa présence est partout réclamée, si bien que le Yamaha World
Popular Song Festival la retrouve au Japon en 1972.
Avec son titre «
I can't let you walk out of my life », elle y défend les couleurs britanniques. Autant d'applaudissements.
Ginette Reno : une artiste des plus accomplies De fait, les ovations continueront de peupler chaque minute de la carrière de
Ginette Reno.
Cela n'empêche toutefois pas la diva de pousser ses limites. Mettant
une brève parenthèse à sa carrière musicale entre 1972 et 1974, sans
réussir à déloger le succès, elle s'initie à l'art dramatique à Los
Angeles.
Au retour de ce périple, elle se lance dans la
production et crée son propre label Melon-Miel. La musique coule de
plus belle dans ses veines et la remet sur les rails en plusieurs
endroits courus. De salles de spectacles en shows télévisés,
Ginette Reno
subjugue et étonne, fait fondre les coeurs et larmoyer les plus
sensibles. Elle semble avoir un don avéré pour toucher les cordes
sensibles, avec sa voix à faire vibrer les rocs les plus solides.
Si
elle confesse « Je ne suis qu'une chanson » en 1980, la magie de son
art opère de manière indicible, au travers des années. C'est sans
surprise que cette femme énergique et vive force l'admiration et
décroche les titres à tout va.
Le Salon de la femme l'encense
Femme la plus populaire de l'année 1981. Pourtant, l'artiste n'en perd
pas une once de générosité. Découverte en France en 1983, elle y a
acquis une aussi grande popularité parmi les adultes et les plus jeunes.
Entre «
L'essentiel », qu'elle promeut en 1991 et «
Fais-moi la tendresse » en 2009,
Ginette Reno, également actrice, aura réussi un beau pari. Donner au public un personnage d'une rare intensité.