Des débuts dans le punk Juan José Gonzales Perez connu sous son nom de scène
José Perez et son frère
Carlos Perez débutent leur carrière artistique en 1977 avec du punk. Ils se retrouvent au sein du groupe parisien les
Guilty Razors avec le graffitti-painter
Tristan de
Tristan Nada et
Jano Levy ou
Jano Homicid des
Musulmans Fumants.
Les
Guilty Razors splittent en 1978. Une année plus tard, les frères
Perez décident de voler de leurs propres ailes et montent le groupe
Bandolero en créant leur propre style.
De sa traduction littérale de l'espagnol, «
Bandolero » signifie « hors-la-loi » aussi pour
Carlos Perez et
José Perez, leur musique ne sera plus gouvernée par le punk comme au temps des
Guilty Razors. Il adopteront alors un style musical mélangeant le funk, le disco, le latino et le rap. Pour les y aider, ils font appel à leur ami
Djill et fusionnent ces styles.
L'épreuve Malgré leur expérience dans le monde de la musique, le groupe nouvellement créé est encore à ses débuts. Encore peu connus, les trois piliers du groupe travaillent à fond leur musique pour aboutir à un morceau qui pourrait attirer l'attention et plaire au public.
Alexis Quinlin, leur manager les soutient mais il leur faudra du temps pour atteindre cet objectif.
Le grand succès avec « Paris latino » C'est en 1983 que
Bandolero commence à faire parler d'eux avec leur tube «
Paris latino » réalisé avec
MC Doctor B. le rappeur et
Gold Funk aux cuivres. Leur tube se retrouve en effet à la tête du hit-parade d'
Europe 1 et de RTL.
Présenté en trois langues, «
Paris latino » est très apprécié dans beaucoup de pays du continent européen et au-delà. Il est sacré numéro 1 en Espagne, numéro 2 au hit-parade suisse et numéro 3 en Italie. En France, il occupe la sixième place du Top 50 et est seizième au Billboard dance américain, en 1984.
Partout, le public est fasciné par la chanson. Beaucoup d'artistes sont également impressionnés comme la chanteuse
Madonna qui propose alors à son petit ami de l'époque
John « Jellybean » Benitez de promouvoir «
Paris latino ». Grâce à son soutien, le groupe signe chez
Sire Records juste une année après la sortie de leur fameux tube.
A part cette chanson qui a fait des ravages, le one-hit wonder chante également «
Tango tango »,
El bandido caballero », «
Cocoloco » et «
Conquistador » morceaux produits en 1984. Malheureusement pour le groupe, aucune de ses chansons ne connaîtra le même succès que «
Paris latino ».
Pour les concerts, les
Bandolero se retrouvent de temps en temps avec le groupe de rock français
Taxi girl dont le manager est également
Alexis Quinlin.
Adieu Bandolero Malgré le grand succès de «
Paris latino » et l'existence d'un certain nombre de compositions, le groupe a tendance à disparaître. Petit à petit, le mythe de «
Paris latino » s'effondre.
Carlos Perez sort la chanson «
Poco a poco » en 1983 et «
Las manos quietas » en 1985.
José Perez devient
José Lucas et entame une carrière solo en 1985 avant de laisser le genre de musique créé avec son frère. Il se fera connaître avec sa chanson «
Electric rumba » en 1987.
De leur côté
Djill et
Carlos Perez semblent silencieux. C'est en 1987 que ce dernier tente de sauver les
Bandolero en faisant appel à la chanteuse
Manuelita, alors sa compagne. Leur single «
Bagatelle » sort en 1988. Mais la tentative de
Carlos Perez fut vaine, ses efforts tombent à l'eau.
Les
Bandolero ne connaîtront jamais plus le succès connu auparavant et font ainsi leurs adieux à la scène en 1989 en laissant leur dernier single «
Rêves noirs ».
Carlos Perez et
Djill se lancent dans d'autres activités tandis que
José Lucas reste encore dans la création musicale.
Dans les années 1990,
José Lucas, prenant le nom de
JoanJo, se tourne vers d'autres horizons musicaux et se prête à l'ambient-house-funk ainsi qu'à la musique électronique.
Carlos Perez meurt en 1998.
En décembre 2002, «
Paris latino » est repris par
Star Academy 2 et en 2003, il accède à la première place du Top 50 pendant cinq semaines.