Canned Heat ou l'alcool qui fait des ravages La formation originelle de
Canned Heat est composée de
Mike Perlowin et
Al Wilson à la guitare,
Stu Brotman à la basse,
Keith Sawyer à la batterie et
Bob Hite au micro.
Le groupe décide de s'appeler
Canned Heat en référence à la chanson de
Tommy Johnson intitulée «
Canned heat blues ».
Canned Heat, par ailleurs désigne une canette d'alcool très pure qui peut être fatale lorsqu'on la consomme.
En 1967, le groupe participe au festival de musique pop de Monterey et dans la foulée, sort son premier album intitulé «
Canned Heat ».
Ce dernier se positionne à la 76e place du Billboard chart. Mais le groupe fait preuve d'une grande inconstance dans la composition de ses membres et peu après la sortie de leur premier album, certains membres seront remplacés.
C'est ainsi que la composition suivante est considérée comme la composition classique de
Canned Heat, Bob « The Bear » Hite, Henry « Sunflower » Vestine, Adolfo « Fito » de la Parra, Larry The Mole » Taylor et
Alan « Blind Owl » Wilson.
Henry Sunflower sera par la suite remplacé par
Harvey « The Snake » Mandel à la guitare.
Le deuxième album de
Canned Heat, intitulé «
Boogie with Canned Heat » sort en janvier 1968 et contient le titre «
On the road again ».
Ce dernier est classé dans le top ten du top 40 popular music chart, et se classe numéro un dans les charts européens et devient un des plus grands morceaux du groupe.
Chanson culte de Woodstock En octobre 1968, l'album «
Living the blues » sort dans les bacs qui comprend 9 titres dont un medley de 19 minutes intitulé «
Parthenogenesis », «
Pony blues » composé par
Charlie Patton et le fameux «
Going up the country ».
Ce dernier se classe à la 11e place du Billboard hot 100 et rafle la première place des charts dans 25 pays européens.
La musique de «
Going up the country » est inspirée de la mélodie de «
Bull doze blues » de
Henry Thomas dans les années 20 et les paroles livrent un message de « retour à la nature ».
En juillet 1969,
Canned Heat sort son quatrième album avec 11 nouveaux titres. Un mois plus tard, le groupe est invité à jouer au festival de Woodstock.
Leur chanson «
Going up the country » est comprise dans le film du festival ainsi que dans l'album de Woodstock et l'album du 25e anniversaire du festival.
Entre temps, le guitariste
Henry Vestine décide de quitter le groupe et cède la place à
Harvey « The snake » Mandel.
En 1970, la formation sort son nouvel album «
Future blues » dont la pochette est portée a controverse.
En effet, cette dernière représente une photo issue de la bataille d'Iwo Jima, la lune ainsi que le drapeau américain renversé.
En réalité, cette pochette a un sens écologique qui exprime qu'après avoir pollué la terre, les hommes ne tarderont pas à en faire de même avec la lune.
Par la suite,
Canned Heat s'envole pour une longue tournée européenne et revient avec un album live «
Canned Heat '70 concert live in Europe ».
Le double album «
Hooker 'n heat » sort en janvier 1971 et marque la dernière participation de
Alan Wilson. En effet, celui-ci décède aux suites d'une overdose de somnifères à l'âge de 27 ans quelques semaines après la mort de
Jimi Hendrix et
Janis Joplin .
Rock attitude Après la mort de
Alan Wilson, les membres de
Canned Heat changent constamment. Entres autres musiciens, le retour de
Henri Vestine sur l'album «
Historical figures and ancient heads » qui sort en 1972, est le plus marquant.
Par ailleurs, l'album «
The new age » sorti en 1973 marque la fin de la collaboration du groupe avec le label Liberty/United Artists Records. La suite n'est qu'une succession de va-et-vient dans la composition du groupe.
De plus,
Canned Heat s'embrouille avec son manager,
Skip Taylor et ne cesse de changer de maison de disques.
Après avoir enregistré «
One more river to cross » et quelques tournées, le groupe se retrouve réduit à deux membres,
Bob Hite et
Adolfo de la Parra. Ce dernier décide alors de recruter de nouveaux musiciens et
Canned Heat continue de se produire sur scène.
L'année 1977 marque le retour de
Larry « The mole » Taylor à la basse. L'année suivante, l'album «
Human condition » sort du label Takoma Records.
Peu de temps après
Canned Heat enregistre un énième album «
King of the boogie », mais entre temps,
Bob Hite succombe aux suites d'une overdose d'héroïne. Après la mort de ce dernier, la continuité du groupe pèse entièrement sur les épaules de
Fito de la Parra.
Celui-ci relève le défi, tel que
Canned Heat continue à tourner en
Europe jusqu'en Australie et de nouveaux albums sont enregistrés.
Par ailleurs, l'enfant terrible de
Canned Heat, Henri Vestine qui bat le record d'allées et venues dans le groupe décède en 1997 à Paris.
Dernièrement, en 2003,
Canned Heat revient avec l'album «
Friends in the can » qui comporte des collaborations avec plusieurs artistes.
L'année 2007 marque la sortie du documentaire «
Boogie with Canned Heat: The Canned Heat story » qui retrace la vie du groupe et sera suivi de l'album intitulé «
Christmas album ».
Dernièrement, le bassiste du groupe au début des années 70,
Antonio De La Barreda meurt d'un arrêt cardiaque. Par ailleurs, quelques anciens membres de
Canned Heat se rejoignent à
Fito de la Parra pour célébrer les 40 ans de Woodstock à travers une série de concerts.