Le jeune Lou Reed C'est à New-York, sa ville natale que
Lou Reed passe son enfance auprès d'un père comptable.
Il
apprendra le piano dès l'âge de cinq ans mais se passionnera plus tard
pour la guitare. Ses styles musicaux se dessinent déjà avec son
penchant pour le rock and roll, le free jazz et le doo wop.
Pour apprendre la guitare, il se servira de son assortiment de disques. En 1958, alors intégré dans les
Jades, Lou Reed enregistre «
So blue » aux rythmes doo wop.
Pensant
le dévier de son inclination homosexuelle, ses parents consentent à le
faire subir des séances d'électrochocs alors qu'il n'a que 17 ans. Plus
tard, il évoquera cette douloureuse expérience dans le titre «
Kill your sons » sorti en 1975.
Les
textes radicaux, crus et même choquants de ses chansons témoignent
encore du traumatisme subi. Par ailleurs, la noirceur des textes de
Lou Reed sera l'empreinte musicale et artistique du chanteur.
Passionné très tôt de littérature, il apprendra l'art de l'écriture inventive avec un poète et professeur de littérature,
Delmore Schwartz à l'université de Syracuse.
Les études finies,
Lou Reed commence à travailler pour Pickwick en tant que parolier, interprète et compositeur.
The Velvet Underground John Cale forme avec
Lou Reed et
Sterling Morrison le groupe
Les Warlocks, ainsi que la chanteuse
Daryl.
Ajoutant
Angus MacLise à la formation, les
Warlocks prennent le nom de
The Velvet Underground, en 1965. A la fin de l'année,
Angus MacLise sera remplacé par
Maureen Tucker.
Effectuant quelques concerts, ils se font remarqués par la cinéaste
Brigid Polk qui en parle à son ami
Andy Warhol. Celui-ci en parle à son tour à son associé
Paul Morrissey, le futur manager du groupe.
Les répétitions commencent dès décembre avec comme chanteuse,
Nico et
Lou Reed et sa bande passent en studio pour enregistrer quelques chansons.
The Velvet Underground
se produisent également dans des spectacles. Toutefois, les sujets
sulfureux mentionnés par le groupe entraîne la fermeture des boîtes
dans lesquelles il se produit.
Poursuivant leur carrière,
Lou Reed et
The Velvet Underground continue les enregistrements avec
Bob Dylan comme réalisateur artistique.
En 1967, «
The Velvet Underground and Nico » paraît dans les bacs. L'album contient entre autres les tubes remarquables comme «
I'm waiting for the man », «
Sunday morning » et «
Heroin » écrit par
Lou Reed.
Choquant, l'album ne sera pas une réussite. Cependant, sa mauvaise réalisation inspirera le mouvement punk encore naissant.
Le second opus paraît dès la fin de l'année 1967 qui recevra le même accueil que le précédent. «
White Light/White Heat » sera ainsi quasiment ignoré sauf d'une poignée d'admirateurs.
Bientôt,
John Cale s'en va et
Doug Yule intègre
The Velvet Underground.
Lou Reed, quant à lui n'attendra pas la sortie du quatrième album du groupe «
Loaded », sorti en 1970 pour s'en aller retourner chez ses parents.
Une carrière solo auprès des Anglais En quittant les
Velvet Underground,
Lou Reed quitte également l'industrie de la musique.
Richard Robinson et
Lisa Says tentent pourtant de persuader l'artiste de se remettre à la musique.
Le producteur et son épouse lui propose alors l'enregistrement d'un album au Royaume-Uni avec deux membres des
Yes .
En 1972, l'album
Lou Reed est dans les bacs. Si ce dernier contient de bons titres tels «
I can't stand it » ou «
Ocean », l'album n'est pas un succès.
Il n'en sera pas de même avec le second opus «
Transformer » qui voit la collaboration de
David Bowie ainsi que de
Mick Ronson.
Sorti toujours en 1972, l'album est enfin accepté du public et est une réussite. Le titre «
Walk on the wild side » est particulièrement prisé.
Le succès accompagnera
Lou Reed jusqu'en 1976. Ainsi, l'on peut citer «
Berlin » produit en 1973 ou «
Coney Island Baby ».
«
Metal machine music »
sorti en 1975 sera par contre un fiasco. Viennent ensuite des oeuvres,
certes importantes mais qui s'avère déroutantes comme «
The Blue mask », sorti en 1982.
Lou Reed renoue avec le succès en 1989 grâce à l'opus «
New York ». L'année d'après, il publie un bel opus «
Songs for Drella » en hommage à son associé d'antan,
Andy Warhol et avec la collaboration de
John Cale.
Les
Velvet Underground se retrouvera d'ailleurs pour une série de spectacles, en 1993.
Entre temps,
Lou Reed aura sorti deux albums plutôt réussis artistiquement avec «
Magic and loss » paru en 1992 et «
Set the twilight reeling », dans les bacs en 1996. «
The Raven » est le titre de son dernier album.
Autrement, la discographie de
Lou Reed foisonne d'albums live dont le «
Live in London » en date de 1998. L'artiste a aussi fait paraître deux volumes photographiques sous les titres de
Lou Reed's New York et
Emotion in action.