Artiste talentueux et élève brillant
Son père
Isaac Oliver Simms faisait partie du
groupe de gospel
The Spirituals Chords dans les
années 1930 et 1940. Encore très jeune,
Arthur Simms
émerveillait par sa voix extraordinaire sûrement héritée de son père.
A 14 ans, comme il savait jouer du piano et de la guitare, il donnait
des leçons de guitare à son petit frère
John Simms.
Suivant les pas de son père, il adhère à une chora le de gospel d'une
église catholique dans son adolescence.
Il monte également sur scène avec son frère et un de ses neveux en
jouant au piano. Plus tard, il forme avec son neveu et certains de ses
compagnons dont
Marvin Brown le groupe
The
Softones où son frère le rejoint.
The Softones deviendra très populaire à Baltimore,
notamment dans le style R'n'B et sera connu dans tous les États-Unis,
au
Canada et même au Japon. Par la suite, pour mieux approfondir la
musique,
Arthur Simms fréquente le Peabody
Conservatory of Music de sa ville natale où il obtient une bourse
d'études grâce à ses compétences musicales.
Elève brillant, il reçoit également en 1970 une médaille attribuée aux
meilleurs étudiants en mathématiques et sciences avant de recevoir son
diplô me de la haute école Valedictorian avec les meilleures notes de
l'année.
Vedette de Paris
Excellant dans tous les domaines, il reçoit en 1971 l'Abex Achievement
Scholarship pour ses études de langues modernes. Plus tard, en 1977, il
obtient une bourse d'études pour poursuivre des études
doctorales en littérature franco-africaine.
Il vient alors s'installer à Paris et mêle les études aux sessions
d'enregistrements en studio pour des stars françaises. En 1979, le
chanteur invite son frère
John Simms à le rejoindre
à Paris. Tous les deux rejouent ensemble et se présentent à de nombreux
concerts.
Ils se produisent dans le quartier des Halles tous les soirs et jouent
régulièrement dans la boîte Memphis Mélodie du bluesman
Memphis
Slim. Mais ils ne tardent pas à regagner les États-Unis pour
cause de maladie de leur père.
Reprenant contact avec eux, le producteur
Alec R. Constandinos
leur suggère d'enregistrer un album dans les studios Dawnbreaker, au
su d de Californie. Leur album, chaleureusement accueilli par le
magazine américain Billboard, atteint la 36ème place au top 100.
A la suite du décès de leur père,
Arthur Simms
choisit de retourner à Paris tandis que son frère reste aux Etats-Unis.
1982 voit l'enregistrement de la
Chanson «
Le Misunderstanding
» qui sortira sous le titre «
Idris Cheba ». La
Chanson cartonne dans les boîtes parisiennes et l'album des frères
Simms
remporte le tout 1er Paris Disco D'or.
Chanteur de « It's only mistery », star du cinéma
Après l'exploit de «
Idris Cheba »,
John
Simms revient sur Paris et les deux frères retrouvent le
Memphis Mélodie où ils sont remarqués par leur talent. Ils deviendront
alors les choristes de nombreux artistes français tels que
Dalida,
Michel Jonasz , Chagrin d’Amour,
Mireille Mathieu ,
Nana Mouskouri ,
Françoise Hardy et bien d'autres.
L'année 1983, on retrouve
Arthur Simms au cinéma,
il participera avec son frère à la réalisation du film «
Le
grand carnaval » du Français
Alexandre Arcady.
Deux ans après, en 1985, le chanteur devient acteur, il décroche le
rôle d'un chanteur aux côtés de
Jean Reno et
Eric
Serra dans le film de polar dramatique intitulé «
Subway
» réalisé par
Luc Besson .
Sa
Chanson «
It's only mistery » figurant sur la
bande son du film est un succès phénoménal. La même année, il apparaît
avec son frère dans le film policier de
Gilles Béhat
«
Urgence ».
Il figurera également dans le film «
Honeymoon »
aux côtés de
Nathalie Baye, Robert Charlebois , Paul Ives
et
Boris Bergman.
Arthur Simms devient alors très célèbre dans
l'Hexagone mais atteint du sida, il trouve la mort en 1987.
Son frère et complice
John Simms gardera toujours
une pensée pour lui et lui dédiera la
Chanson «
Keep the good
» de son album «
My acoustic soul ».