Tout commence aux sons d'une guitare électrique
Donald Fagen et son compagnon
Walter
Becker se rencontrent à New York en 1967. Le premier passa
devant un café quand il fut capté par les sons de la guitare électrique
de
Walter Becker.
Les deux musiciens font connaissance et comme ils partagent le même
goût musical commencent tout de suite à composer ensemble. Par la
suite, ils rejoignent des groupes locaux comme
The Leather
Canary et font des reprises des
Rolling Stones,
Moby Grape et
Willie Dixon.
En 1969, les deux emménagent à Brooklyn et essaient de promouvoir leurs
premières productions. Repérés par le producteur
Kenny Vance,
ils décrochent un petit contrat pour la musique de film de
Richard
Pryor en 1971.
Puis ils vont se produire avec le groupe
Jay and the America ns
pour une année et demie avant de s'envoler pour la Californie. Sur les
conseils du producteur
Gary Katz, ils forment enfin
leur propre groupe avec les guitaristes
Jeff Baxter
et
Denny Dias, le batteur
Jim Hodder
et le chanteur
David Palmer.
Passionnés de littérature, ils vont opter pour le nom de
Steely
Dan pour désigner leur groupe. Leur premier album «
Can't
buy a thrill » dans les bacs en 1972 impressionne tout de
suite le public américain.
Le hit single «
Do it again » grimpe à la 6ème
place du Billboard singles chart tandis que «
Reelin' in the
years » aboutit à la 11ème position du classement.
Toujours à la recherche de la perfection
Après une courte période de déclin commercial,
Steely Dan
revient en force en 1974 avec leur LP «
Pretzel logic
». Leur single «
Rikki don't lose that number »
classé dans le US Top Ten cartonne dans les stations de rock.
Pour la promotion de l'album, le batteur
Jeff Porcaro,
le chanteur et percussionniste
Royce Jones ainsi
que le claviériste
Michael McDonald se joignent à
eux. Malgré leur succès, des problèmes surgissent au sein du groupe si
bien que certains membres ont préféré s'en aller.
Les deux membres fondateurs sont alors obligés de recruter d'autres
musiciens pour la réalisation de leur album «
Katy lied
» de 1975. Mieux réussi que les précédents, le LP est couronné d'un
disque d'or grâce aux pièces retentissantes «
Black friday
» et «
Bad sneakers ».
L'album à guitare «
The royal scam » dans les bacs
en mai 1976 est également très apprécié. Les fans vont succomber au
char me de «
Kid Charlemagne » et «
The fez
». Toujours aussi passionnés de jazz et à la recherche de la
perfection, les
Steely Dan vont jouer aux côtés de
grands noms du jazz-rock américain tels que
Lee Ritenour
et
Larry Carlton pour l'enregistrement de leur
fameux «
Aja ».
Trois semaines après sa sortie, le LP entre dans le Top 5 de l'album
chart américain et remporte quelques awards. D'une rare qualité
musicale, il sera parmi les premiers LP américains à écouler en peu de
temps plus de un million d'exemplaires et à obtenir un disque de
platine.
L'after « Aja »
Le brillant «
Aja » sera suivi par la compilation
de platine «
Greatest hits ». En 1980,
Walter
Becker et
Donald Fagen retournent à New
York pour la réalisation de «
Gaucho », leur nouvel
album. De nombreux problèmes surviennent lors de son enregistrement
mais il fut quand même publié en novembre 1980.
Son premier single «
Hey nineteen » est un succès
au pop chart de 1981 et la pièce «
Time out of mind
» jouée avec le guitariste
Mark Knopfler devient un
hit du printemps. Sacré disque de platine, l'album reçoit également une
Grammy nomination.
Après «
Gaucho », les deux musiciens principaux
annoncent la fin de leur partenariat en juin 1981.
Walter
Becker part pour les îles Hawaï et
Donald Fagen
s'essaie à une carrière solo.
Les deux musiciens tentent une réconciliation en 1986 mais ils ne
seront de nouveau ensemble qu'en 1993. Cette année là, ils entament une
tournée à travers les États-Unis et reprennent les meilleurs titres de
Steely
Dan.
Leur CD live «
Alive in America » sortira en 1995
suivi par les albums «
Two against nature » en 2000
et «
Everything must go » en 2003. A partir de là,
ils seront présents dans de nombreux concerts jusqu'en 2009.