« Hocus Pocus »
Focus débute en 1970 avec la sortie de son premier
album «
In and out of Focus » qui reçoit un petit
succès aux Pays-Bas, mais ne fait pas d'écho dans les autres pays. «
In
and out of Focus » contient huit titres dont une version
chantée et une version instrumentale du titre «
Focus
».
Après la sortie de ce premier opus, le line-up de
Focus
se modifie tel que par la suite, il sera composé du bassiste
Cyril
Havermans, du batteur
Pierre van der Linden
ainsi que de
Thijs van Leer et
Jan
Akkerman.
Un an plus tard, le groupe revient sur le devant de la scène avec «
Moving
waves » qui leur vaut d'être apprécié au rang de stars du
rock. «
Moving waves » comprend en tout 6 titres
dont «
Eruption » qui dure 23 minutes et se
décompose en 12 parties.
«
Eruption » est en fait une réadapation de l'opéra
de
Jacopo Peri qui relate l'histoire d'Orphée et
Euridice. Ce dernier est d'ailleurs considéré comme étant l'un des
meilleurs titres instrumentaux de l'histoire du rock progressif.
Également extrait de cet album, «
Hocus Pocus » est
un des plus grand morceaux de
Focus qui est un
morceau instrumental. «
Hocus Pocus » arrive à la
9e place du classement du Billboard Hot 100 et à la 20e place au Uk
singles chart.
Le titre est considéré comme un grand classique tel que par la suite il
sera repris par un bon nombre d'artistes comme
Iron Maiden,
Foo Fighters, Vanessa-Mae ou encore
Gary Hoey.
«
Hocus Pocus » est également repris dans la
comédie «
The stoned age » de
James
Melkonian, parue en 1994.
D'une approche musicale, l'album est très riche grâce à la présence de
nombreux instruments tels la flûte ou l'accordéon. Après la sortie de «
Morning waves »,
Cyril Havermans
décide de quitter le groupe en vue de poursuivre une carrière solo avec
l'appui de ses compagnons de
Focus.
« Sylvia »
Bert Ruiter vient en renfort de
Focus
qui, après une grande tournée retourne en studio pour enregistrer «
Focus
III », un
Double album. «
Focus III »
contient une dizaine de titres dont le plus long est intitulé «
Anonymus
II (Part 1) » durant 19 minutes suivi du 14 minutes «
Answers?
Questions! Questions? Answers! ».
Par ailleurs,
Focus signe un nouveau succès avec ce
nouvel album notamment grâce au titre «
Sylvia ».
En effet, «
Sylvia » se classe à la 4e place au UK
Charts et à la 33e place aux États-Unis.
Un an plus tard, en 1973, la formation sort son premier album live «
At
the rainbow » en remplacement de la sortie d'un album studio
qui était prévu à la base. À l'issue de cet album,
Pierre van
der Linden décide à son tour de voler de ses propres ailes et
sera remplacé par
Colin Allen.
C'est ainsi que
Focus sort l'album «
Hamburger
concerto » en 1974. En tout, l'album contient 5 titres dont «
Delitiae musicae », «
Hamburger concerto
», «
La Cathedrale de Strasbourg », «
Harem
scarem » et «
Birth ».
Nouvel album, nouveau batteur en 1975 pour
Focus
avec
David Kemper dans «
Mother Focus
». Ce dernier marque un mauvais tournant dans la carrière du groupe
qui, malgré la qualité de ses albums,
Focus perd
peu à peu l'intérêt du public.
Décompositions et recomposition
Ainsi, à l'issue de cet album
Jan Akkerman s'en va
au profit de
Philip Catherine. Après «
Ship
of memories » paru en 1976, le groupe sort «
Focus
con Proby » qui reçoit la participation du guitariste
Eef
Albers ainsi que du chanteur américain
P. J. Proby.
Malgré la participation de ces artistes, l'album a du mal à trouver sa
place auprès du public tel que le groupe décide de se séparer. Il faut
attendre l'année 1985 pour ré-entendre parler du groupe avec la sortie
de l'album «
Focus » sous la houlette de
Thijs
van Leer ainsi que de
Jan Akkerman.
Durant les années 90,
Thijs van Leer décide de
reformer
Focus à de multiples reprises mais en vain.
En 2001, le groupe retrouve enfin un nouveau souffle et sort un nouvel
album intitulé «
Focus 8 ». L'album comprend onze
titres, fidèles au rock progressif de ses débuts.
Actuellement, le groupe est toujours sur les routes avec
Thijs
van Leer, Pierre van der Linden, Niels van der Steenhoven,
ainsi que de
Bobby Jacobs.