Après des débuts avec les
Tri Angels en 1966,
Deborah Harry rejoint
The Wind in the Willows, un groupe de folk rock psychédélique qui
enregistre un premier disque en 1968.
Pour autant, la chanteuse, qui ne
parvient à vivre de son art, est successivement esthéticienne, serveuse
dans un club Playboy, où elle exerce son sex appeal, qui va longtemps
la caractériser.
Il faut attendre 1973 pour qu'elle rencontre son futur époux, le
guitariste
Chris Stein, et le bassiste, F
red Smith, qui jouent au sein
des
Stilettoes, qu'elle ne tarde pas à rejoindre.
Un an plus tard, la
formation se sépare tandis que naît
Blondie , un nom inspiré de la bande
dessinée de
Chic Young. Le groupe réunit
Deborah Harry, Chris Stein,
Fred Smith et le guitariste,
Ivan Kral.
En 1975, après le départ de
Fred Smith, qui rejoint
Television, et
l'arrivée du batteur
Clem Burke, du bassiste et compositeur GAry
Valentine et du claviériste
Jimmy Destri,
Blondie emprunte au
répertoire des girls groups des années 60, notamment à Shangri Las.
C'est finalement en 1976, que le groupe parvient enfin a lancer,
d'abord, un 45 tours "
X offender " sur une face et "
In the flesh "
sur l'autre, puis, un album.
La voix de
Deborah Harry pique au vif, la guitare qui s'accorde au
rythme de la musique surf et l'énergie débordante du punk font mouche.
Un succès qui vaut a
Blondie d'assurer la première partie du concert d'
Iggy Pop.
En 1977,
Frank Infante a remplacé
GAry Valentine, parti former
The
Know, lorsque sort leur deuxième album "
Plastic Letters ".
Parmi les
titres qui figurent sur le disque, " Denis ", une reprise de 1963 par
Randy and the Rainbows.
Une voix de velours cristallin
La notoriété du groupe, qui s'appuie également sur la plastie de
Deborah Harry, s'étend à l'ensemble de l'
Europe début 1978.
La même
année sort "
Parallel lines " qui mélange heavy metal et disco. Le
titre disco "
Heart of Glass " porte
Blondie aux sommets des charts.
Frank Infante est alors passé à la guitare et
Nigel Harrison a rejoint
la formation en qualité de bassiste.
L'album "
Eat to the Beat" suit en 1979.
"Autoamerican " lui succède
l'année suivante. Une nouvelle fois
Blondie est à son apogée notamment
en Angleterre et aux Etats-Unis grâce au single reggae " The Tide Is
High ".
Les membres de
Blondie , qui poursuivent chacun une carrière solo, se
réunissent toutefois pour "
The Hunter " qui ne marche pas aussi bien
que les précédents en 1982.
Une année décidemment noire pour la formation. Frank Infante, qui s'est
estimé écarté, attaque
Blondie en
Justice.
Une période de creux Parallèlement,
Chris Stein,
tombe gravement malade en pleine tournée. La séparation est inévitable.
Deborah Harry, qui passe l'essentiel de son temps auprès du guitariste,
parvient néanmoins a enregistrer "
Rush, rush " en 1984. Le titre
électro disco sert de bande originale au film "
Scarface " de
Brian de
Palma.
Sa trop longue absence du devant de la scène, lui est fatale.
En 1986,
lorsque la chanteuse revient avec "
French kissin' ", le succès n'est
plus au rendez-vous. Deux ans plus tard néanmoins, sa chanson "
Liar,
Liar " est au générique du long métrage de
Jonathan Demme, "
Married to
the mob ".
Après l'enregistrement de "
Def, Dumb and Blonde " (1989),
Deborah Harry connaît un ultime succès avec "
I want that man ".
Le retour avec les années 2000
Emporté par une vague de nostalgie,
Blondie (Deborah Harry, Chris
Stein, Jimmy Destri et
Clement Burke) ressurgît fin 1998 pour une
tournée internationale.
Face à l'engouement suscité par cette série de
concerts, le groupe enregistre un nouvel album "
No exit " en 1999.
Quatre ans plus tard,
Blondie signe "
The Curse of Blondie ".
Blondie revient fin 2010 avec un nouvel album,
"Panic Of The Girls" qui sort d'abord en Australie, dans le cadre de sa tournée.
Ce neuvième album studio de
Blondie comprend 14 chansons enregistrées par le groupe en studio. L'un des titres,
Bleu, est chanté en français, et rend hommage à
Serge Gainsbourg et
Jacques Brel.