Issu d'un milieu modeste, le jeune
Claude rêve de devenir dessinateur
de bandes dessinées, amour qui ne le quittera pas à en juger par ses
récents concerts et albums, directement inspirés de cet univers. Autre
grande influence : le cinéma qu'il fréquente assidûment. Il écoute du
rock et du blues, à tel point qu'il monte un groupe qui se produit dans
l'endroit le plus
Chic du moment :
le golf Drouot.
Repéré par
Barclay, le groupe doit abandonner son nom de "
Cinq Rocks"
pour "
Les Chaussettes Noires " en raison d'un accord commercial passé
entre la maison de disque et... le PDG des chaussettes
Stemm.
Notons
que le jeune homme qui règle leurs chorégraphies s'appelle...
Claude
François! "
Daniela", l'un des nombreux titres du groupe, résonne dans
nombre de surprise party.
En 1963, après le service militAIRe qui
restera pour lui un souvenir douloureux ("60-62" en 1987 évoque la
guerre d'Algérie),
Eddy Mitchell entreprend une carrière solo et
enregistre à Londres les albums : "Eddy in London" puis "Panorama"
composés de reprises américaines qu'il adapte en français.
Entre country et rock'n'roll
En 1965, la musique se teinte de rythm'and blues. Agacé par la variété
gnan gnan des yéyés,
Eddy Mitchell se crée son propre style.
Il
rencontre en 1966
Pierre PapadIAMandis qui composera nombre de ses
musiques, "
Schmoll" se charge des textes. Jusqu'en 1974, le public se
désintéresse un peu de ce rocker suave.
Il faut que
Eddy Mitchell
enregistre à
Nas hville l'album "
Rocking Nas hville" pour qu'il revienne
sur le devant de la scène.
D'autres albums, enregistrés dans cette
ville au rythme de un par an, seront couronnés de succès avec des
titres comme :
"Pas de Boogie Woogie", "
A crédit et en stéréo", "
Sur la
route de Memphis"... Ce qui frappe c'est la parfaite cohérence entre un
son américain et des textes bien français.
La dernière séance
"
La dernière séance" est un autre temps fort dans la carrière du
chanteur. Si ce tube est un hommage ému au cinéma, il sert ironiquement
de générique à une émission télévisée animée par
Eddy Mitchell himself et qui
marquera les années 80.
"
Il ne rentre pas ce soir", "
Tu peux préparer
le café noir", "
Le cimetière des éléphants" et surtout "
Couleur menthe
à l'eau", constituent autant de succès pour celui dont la force
tranquille convainc un public fidèle. 1984, l'auteur parle de ses
"Racines" doubles avec un titre emblématique : "
Nas hville ou
Belleville". Le ton se fait alors plus nostalgique et annonce les
années 90, le crooner prenant le pas sur le rocker.
L'album "
Rio
Grande" en est un brillant exemple.
Eddy Mitchell est aussi un homme de
scène qui donne à chacune de ses apparitions une couleur inédite.
Que
Jérôme SavAry le mette en scène, qu'il décline trois types de
spectacles pour une même tournée, il ne manque jamais d'idées
nouvelles. L'acteur est également impressionnant. Si "
Coup de torchon"
marque son entrée fracassante au cinéma, c'est "Le bonheur est dans le
pré" qui lui vaudra un César en 1996.
Les nouvelles aventures d' Eddy Mitchell
L'album "
Les nouvelles aventures d' Eddy Mitchell " ("
DécroCher les
étoiles"), sorti fin 1999, offre une teinte de nouveau très américaine
et sert de base à une série de concerts mémorables.
L'année suivante, il entame une tournée à travers la France qui le
conduit à Paris Bercy où il se produit avec un imposant orchestre et un
décor de bande dessinée, dont il féru. Bien qu'interrompue pour des
problèmes de santé de l'artiste, la tournée fait l'objet d'un DVD en
2001, "L
es nouvelles aventures live".
Deux ans plus tard,
Eddy
Mitchell revient avec son disque "
Frenchy" sur lequel il interprète la
Chanson "
Au bar Lutétia" en hommage à son ami,
Serge Gainsbourg .
Entre 2003 et 2004, le chanteur part en tournée et son "French tour"
qui devient un live enregistré à l'Oympia.
En 2006, l'album "
Jambalaya" (du nom d'un plat cajun) est l'occasion
de retrouvailles avec
Johnny Hallyday avec qui il chante un duo "
On
veut des légendes" et une adaptation de "
Somethin'else / Elle est
terrible" sur laquelle il est également accompagné par
Little Richard .
Enregistré à Los Angeles, le disque contient également des compositions
et des textes d'
Henri Salvador ou encore d'
Art Mengo .
Eddy Mitchell offre sa tournée
L'année suivante,
Eddy Mitchell se lance dans une nouvelle tournée, qui le conduit
notamment sur la scène parisienne du Palais des Sports.
Fin 2007, la tournée est immortalisée sur un CD "
Jambalay tour". On le voit la même année à l'écran dans le film "
Big City" de
Djamel Bensalah.
"
Monsieur Eddy" a désormais remplacé "
Schmoll".
Il a toujours de
nombreux projets concernant la radio et le cinéma. Le voilà figure
emblématique de la variété haut de gamme, avec son sens de l'humour
sans faille lié à une élégance discrète.
Fin 2009,
Eddy Mitchell est de retour à la faveur de « Grand écran », un album dans lequel le chanteur reprend et réadapte quinze grands classiques issus de musiques de films américains.
Le premier extrait de ce disque est "
Comme un étranger dans la ville", l'adaptation française de "
Everybody's talking" popularisée par
Harry Nilsson dans "
Macadam Cowboy".
En 2010,
Eddy Mitchell effectue son "
Come back", un opus riche de quatorze titres dont : "Je suis vintage", "
L'esprit grande prairie" ou encore "
Avoir 16 ans aujourd'hui".
Autant de morceaux que le chanteur reprend lors de sa tournée, dont il indique qu'elle sera la dernière.
Eddy Mitchell se produit notamment à Paris sur la scène de l'Olympia, en octobre en novembre 2010, ainsi qu'au Palais des sports, en avril 2011.