La musique, la batterie et le rythm and blues d'
Otis Redding bercent
l'adolescence de
Jean-Marc Cerrone qui décide à ses seize ans d'en
fAIRe son métier. Une détermination contrariée par son père qui
l'inscrit dans une éco le de coiffure.
Qu'importe, son diplôme en main, il "coiffe" tout le monde au poteau
en s'enfuyant de chez ses parents alors qu'il est âgé de dix-huit ans.
Après avoir connu quelques difficultés, il décroche en 1969 un poste de
directeur artistique auprès du Club Méditerranée et fonde son groupe,
Les Kongas, trois ans plus tard.
La rencontre déterminante arrive un peu plus tard, à Saint-Tropez où il
rencontre
Eddy Barclay qui produit son premier disque, "
Boom".
Dès
lors, il quitte son groupe, au sein duquel il privilégiait la batterie,
pour écrire ses textes.
"Love in C-Minor"
Nous sommes en 1976 lorsque
Cerrone enregistre un titre d'une quinzaine
de minutes. Le verdict tombe inécoutable selon les producteurs.
Echaudé, il crée son propre label, Malligator, avec lequel il
autoproduit "
Love in C-Minor". Le disque n'a pas grand succès en
France, en revanche aux Etats-Unis, le président d'une des grandes
maisons de disques est convaincu du potentiel du titre et de son
auteur.
Neil Bogart, qui produit entre autres
Donna Summer , lui fait
enregistrer en 1976 une nouvelle version de "
Love in C-Minor" qui ne
tarde pas occuper les premières places dans les classements.
Le producteur ne veut pas en rester là et propose à
Cerrone de produire
son album qui se vend à près de huit milLions d'exemplAIRes.
Période disco
Son deuxième disque, "
Cerrone 's Paradise", réalisé en 1977, n'a, en revanche, pas le succès escompté.
Il faut attendre l'année suivante et "
Supernature" pour que l'artiste renoue avec la notoriété.
Les titres "
Supermature" et "
Give me love" hantent les discothèques new-yorkaises.
Il sort en 1978, "
Cerrone IV", qui comprend en autre "
Rocket in the
pocket" et "
Look for love" qui sont repris lors de son passage à
l'Olympia.
L'année suivante, l'album "
Angelina", qui s'éloigne du disco pour le
courant new wave et rock, est enregistré dans le studi o de
Quincy
Jones. Là encore nouveau triomphe...
En 1980,
Cerrone enchaîne avec "
Cerrone VII you are the one", plutôt funk, puis avec "
Cerrone VI ", un album expérimental.
Cerrone, qui est devenu l'un des artistes le plus en vue de la période
disco, glisse progressivement dans le luxe et la volupté avant de
s'ouvrir au Bouddhisme qui l'éloigne du strass et du stress.
C'est en 1986 qu'il tente un retour avec un titre avec
Latoya Jackson, "Oops oh no", au succès plutôt modeste.
A partir de 1988,
Cerrone s'oriente vers la réalisation et la
production de grands spectacles. Il commence à Paris avec l'opéra rock,
"
The collector", que lui commande le ministre de la culture d'alors,
Jack Lang. Un savant mélange des groupes
Yes , Earth wind and fire et
Art of noise.
Un an plus tard, à l'occasion du bicentenAIRe de la révolution
française, il crée "
Evolution" qui met en avant les droits de l'homme.
De Cerrone à Bob Sinclar
Il se tourne vers l'écriture en 1990 avec "Dancing machine", un roman
qui donnera lieu à un film éponyme avec Patrick Dupond et Alain Delon .
Retour aux sources avec une comédie musicale "Dreamtime" à Broadway
en 1992. Il met également en scène la nuit du Millenium pour le passage
à l'an 2000 à Los Angeles.
Après la sortie de l'album hommage du DJ français " Cerrone by Bob
Sinclar" en 2001,Cerrone sort son propre disque "Hysteria". Malgré
le succès mitigé de l'album, il se produit à l'Olympia en 2003.
L'année suivante, sort sa biographie "Et pourquoi pas la lune", un
livre ouvert sur les années 70. Enfin en 2005,Cerrone, le monarque
disco électrise le château de Versailles avec un concert.
En janvier 2008, c'est la sortie de "Celebrate" qui contient quelques
perles très disco comme "Laissez to Cher /strong>", "Lover boy" ou encore
"Misunderstanding".
En février 2010, c'est la sortie de « Variations of Supernature », un opus pour lequel Cerrone s'entoure des Dax Riders.
Marc Cerrone effectue son retour en septembre 2012 à la faveur de son double album, toujours au rythme très disco, " Addict ", qui contient deux inédits : " Good Times (I’m in Love) " et « Whatch
gonna do » ainsi que douze de ses hits, notamment remixés
des plus grands DJ’s internationaux : David Morales, , Francky
Knuckles, Armand Van Helden ou encore Joey Negro.
C’est avec un single, toujours très disco, que Marc Cerrone effectue son retour dans l’attente d’un double album à la rentrée.
"Good Times (I’m in Love)" c’est le nom du nouveau single de Cerrone, disponible depuis jeudi dernier.
Pour ce nouveau disque, l’icône de la disco s’est entourée d’une ses protégées puisqu’il a fait appel à la jeune chanteuse Adjäna, une artiste qu’il produit.
"Good Times (I’m in Love)" est le premier extrait de son prochain opus, « Addict » qui sortira à la fin du mois de septembre 2012.
Il s’agira en fait d’un double album qui rassemblera deux inédits : " Good Times (I’m in Love) ", que nostalgie.fr vous propose d’ores et déjà de découvrir, et « Whatch gonna do », et douze de ses hits. Le second CD contiendra des remixes des plus grands DJ’s internationaux : David Morales, , Francky Knuckles, Armand Van Helden ou encore Joey Negro.
Rappelons que Cerrone, qui s’est illustré avec « Give Me Love » ou encore « Supernature » dans les années 70-80, compte à son actif plus de 30 millions d’albums vendus.