Les débuts de Nicole Croisille Sa vocation de petit rat à l'Opéra contrariée par son père,
Nicole
Croisille se tourne vers la pantomime. Durant plus de dix ans, elle
suit les cours du mime
Marceau avec qui elle part en tournée en
Amérique du Sud puis aux Etats-Unis.
Lors de son passage elle découvre
le club de jazz de
Chicago, "Play boy club", où elle se produit avec
des chanteurs noirs.
Sister soul
Les artistes ne s'y trompent pas et la surnomment
"Soul sister".
Happée par l'ambiance jazzy, elle revient en France et
fait durant un mois la première partie de
Jacques Brel à l'Olympia en
1961.
Deux ans plus tard, après avoir enregistré plusieurs 45 tours et
un album, elle interprète notamment "
Halleluyah, I love her so" de
Ray Charles ; sa religion est définitivement faite.
Après une première
expérience comme danseuse dans la revue de
Joséphine Baker en 1957,
Nicole Croisille retourne aux Etats-Unis en 1964 pour y être meneuse de
revue dans un spectacle des Folies-Bergères à Broadway.
Sa rencontre avec Claude Lelouch .
Après un an, elle rentre en France et fait une rencontre qui marquera
le reste de sa carrière. Son destin est désormais lié à celui de Claude
Lelouch qui lui propose d'interpréter la bande originale d'
"Un homme
et une femme" en 1966. "
Chabadabada", sur une musique de Francis
Lai, connaît un succès mondial.
Les bandes originales de "
Vivre pour
vivre" (1967) et d'"
ItinérAIRe d'un enfant gâté" (1988) seront
également chantées par
Nicole Croisille qui joue également dans "
Les
uns et les autres" (1980), dont elle interprète un titre, et "
Les
Misérables" (1994).
Croisille fait son cinéma
Décidément très sollicitée par les cinéastes, la chanteuse interprète
en 1968 la chanson du film "
Les jeunes loups" de
Marcel Carné qui lui
fait prendre un pseudonyme pour l'occasion.
"I will never leave you"
de
Tuesday Jackson, une inconnue déjà célèbre, est un nouveau succès.
En 1976 et 1978, ses représentations à l'Olympia sont un triomphe.
Après avoir repris son nom, elle enchaîne avec "
Croisille 80", dont
est extraite la chanson "
Léo" écrite par
Didier Barbelivien en
hommage à
Léo Ferré , et "
Cinéma", un album où elle reprend quelques
unes des musiques de films composées par
Francis Lai.
Black and white
Après une tournée mondiale en 1986, fascinée par le jazz elle revient
avec son album "Jazzville" avec la collaboration de
Manu Dibango,
Didier Lockwood, Toots Thielemans ou encore de
Steve Grossman.
Deux ans
plus tard,
Nicole Croisille se produit sur scène à Paris au Bataclan et
donne près de 200 concerts en régions.
En 1991, son album "
Black and
blanche" est l'objet d'un spectacle qui rassemble au Casino de Paris
plus de 40 choristes sénégalais.
Ce début des années 90 est marqué par ses prestations au théâtre avec
la comédie musicale, "
Hello Dolly" et "
Folle Amanda".
En 1997,
Nicole Croisille célèbre ses 40 ans de carrière à l'Espace Pierre
Cardin avant de proposer un spectacle acoustique, "
Piano et
percussions".
Hommage à Claude Nougaro Grisée par la scène, elle offre un nouveau spectacle, "De vous à moi" au cours duquel ses fans choisissent des chansons de
son répertoire. Retour sur les planches en 2004, avec la pièce "
Les
monologues du vagin" d
'Eve Ensler.
En 2006, débute son spectacle
parisien "
Nougaro, le jazz et moi" suivi d'une tournée avec un trio de
musiciens.
Une prestation sur laquelle elle revient dans son livre "
Je
n'ai pas vu le temps passer", sorti en fin d'année. L'artiste évoque
également la danse, le jazz, son amitié avec
Claude Nougaro , le cinéma,
l'Amérique et le Brésil qui ont profondément marqué son oeuvre
artistique.
En 2008, retour sur scène pour
Nicole Croisille , qui avant d'entamer
une nouvelle tournée, se produit sur la scène du Casino de Paris, en
mars, toujours avec son spectacle "
Croisille chante Nougaro, le jazz
& moi".
L'année suivante, la chanteuse revient avec un nouvel opus " Bossa d'hiver " dont sont extraits les titres : " Ma dernière ligne droite", "Déjà"," Courant d'air " ou encore " Vacances".
Caroline LEBENBOJM