C'est dans le 9ème arrondissement qu'il grandit, là
même où l'on trouve
« Les petits jardins » qu'il chantera plus tard.
Plus
attiré par la musique, une Passion héritée de son père, que par les
études, il crée le groupe
El Toro et les Cyclones.
Deux 45 tours
remarqués sortent en 1962. Le groupe se dissout rapidement et c'est
dans l'ombre des vedettes de l'époque que
Jacques Dutronc , un temps
guitariste d'
Eddy Mitchell , prépare son arrivée sur le devant de la
scène.
C'est le temps de l'amour avec Françoise Hardy
Alors qu'il est directeur artistique de la maison de disque Vogue, on
lui demande d'écrire une chanson pour un talent qui monte :
Françoise
Hardy.
« C'est le temps de l'amour » fait un tabac, et un couple se
forme...
En 1965, la rencontre avec le journaliste,
Jacques Lanzmann,
qui lui écrira pendant dix ans ses textes, précipite les choses.
L'année
suivante,
Jacques Dutronc affronte le public comme chanteur.
« Et moi, et moi,
et moi », son premier titre, est un coup de maître.
Ce beau gosse au
sourire moqueur conquiert immédiatement un large public qui se piquera
avec délice à ses "
Cactus", titre de son premier album.
« Les Play
boys »,
« J'aime les filles » et surtout
« Il est cinq heures, Paris
s'éveille » enchantent le public d'hier et d'aujourd'hui.
Trublion
Alors que le pays traverse la crise de 1968,
Jacques Dutronc , fidèle à son
image de paresseux iconoclaste, chante
« L'opportuniste » et choque le
bourgeois tout en amusant les jeunes.
« L'hôtesse de l'AIR »,
« L'aventurier » passent en boucle dans toutes les surprises party dans
le vent. Nous sommes à la fin des années 60, le chanteur décide de
prendre son temps.
Jacques Dutronc fait son cinéma
La Corse devient l'île on où il passera le plus
Clair de son temps.
En 1972,
« Le petit jardin » avec sa mélodie pleine
d'une tendresse déchirante, devient un hymne pour les premiers
écologistes.
Dès l'année suivante, l'artiste délaisse la chanson pour
le 7ème art. La télévision ? Il se contente de chanter le générique
d'Arsène Lupin :
« Gentleman cambrioleur » (un succès, bien entendu).
Le
cinéma lui permet d'affirmer une facette de sa personnalité jusqu'alors
inédite. Lui qui amusait la galerie bouleverse dans
« L'important c'est
d'aimer ». Cette même année 1975 l'album
« L'île enchanteresse » marque la
fin de sa collaboration avec
Jacques Lanzmann.
Un retour en fanfare
Il faut attendre les années 80 pour retrouver trace du chanteur avec
l'album brûlot
« Guerre et pets », co-écrit avec son grand ami
Serge Gainsbourg .
« L'hymne à l'amour (moi l'noeud)
» a toujours la faculté
d'irriter les bien-pensants, le chanteur enfonce le clou en 1982 avec
« C'est pas du bronze ».
Quant au titre
« Merde in France », en 1984, il
déchaîne une violente polémique.
« CQFDuctronc », en 1987, semble plus
mollasson. Pourtant le chanteur y fait montre d'une grande sensibilité
et parle de son port d'attache :
« Corsica » avec beaucoup de ferveur.
C'est en 1993 que
Jacques Dutronc remonte sur scène au Casino de Paris.
Très
touché par l'accueil chaleureux d'un public enthousiaste, le chanteur voit le live tiré de ses concerts se vendre à plus de 600.000 exemplaires.
Jacques Dutronc est également récompensé par la Victoire de la Musique pour ce spectacle.
Retour aux sources
Son nouvel album,
« Brèves rencontres », sort en 1995. Diverses sonorités
(rock, ballade,...) se côtoient avec bonheur.
« Tous mes goûts sont dans
la nature », avec
Etienne Daho , passe régulièrement sur les ondes.
En 2003, c'est la sortie de son disque
« Madame l'existence ».
Le duo, qu'il forme avec
Françoise Hardy, reprend le
titre créé par
Mireille :
« Puisque vous partez en voyage ». le morceau rencontre un
large succès.
En janvier 2010, après quinze ans d'absence,
Jacques Dutronc remonte sur scène.
Des représentations qui débutent à Evry (Essonne) le 8 janvier 2010 pour s'achever à Nice le 27 janvier.
Jacques Dutronc est notamment à Paris (Zénith) les 12, 13, 14, 15 et 16 janvier. De ce retour sur scène, l'artiste en tire un album live,
« Et vous, et vous, et vous
».
Il tourne également dans un long-métrage,
« Joseph et la fille
», de Xavier de Choudens.